Affichage des articles dont le libellé est Genefort. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Genefort. Afficher tous les articles

lundi 17 janvier 2022

Les Temps ultramodernes de Laurent Genefort

"N'as-tu pas la sensation que nous avons brûlé en vingt-cinq ans le carburant d'un siècle ? Pourtant, tout continue de s'accélérer, comme un rêve de futuriste, et demain se déchiffre moins que jamais, même par nous, les artistes."

Les Temps ultramodernes est un roman Steampunk (enfin de Cavoritepunk !) de Laurent Genefort paru chez Albin Michel Imaginaire

La couverture est signée Didier Graffet, et elle est OUHLALA !

En débarquant à la capitale en quête d’un emploi d’institutrice, Renée est loin de se douter qu’elle va tomber sur un Martien blessé. Mais ce Paris-là n’est pas le nôtre. Grâce à la découverte de la cavorite, un métal miraculeux, les voitures volent, des paquebots transcontinentaux appontent aux quatre tours Eiffel parisiennes, et Mars est une destination comme une autre. Quand Marie Curie découvre que la cavorite a une durée de vie limitée, elle ignore à quel point le monde va en être bouleversé. Deux ans après le « vendredi noir » de 1923, les empires occidentaux bataillent pour récupérer les dernières miettes de la si précieuse manne. 

Contre vents et marées, Renée soigne son protégé et décide de le ramener sur sa planète natale. Comme elle, Marthe, une intrépide journaliste, et Georges, un jeune artiste pris dans un mouvement politique qui le dépasse, seront les témoins, mais aussi des acteurs de premier plan, de cette époque-charnière pleine de bruit et de fureur.

👉 La route ? Dans Les Temps ultramodernes, on n'a pas besoin de route !

mardi 30 juillet 2019

Colonies de Laurent Genefort

"Les légendes sont ce qui pousse le mieux au pied des astroports."

Colonies est un recueil de nouvelles de Laurent Genefort paru chez Le Bélial. Il est composé de nouvelles inédites, et de textes déjà parus dans diverses revues ou anthologies, environ 50/50. 

Look at that couverture de Manchu !!! Elle est magnifique, je l'adore, j'aurais presque pu acheter le livre juste pour ça, si je n’avais pas aussi beaucoup aimé les nouvelles de Genefort. Combo parfait !

Dix récits. Dix histoires de colonies futures, planétaires ou spatiales. Et huit lettres pour un mot qui porte en lui l'essence du space opera. Que Laurent Genefort revisite en maître via la multipolarité de son sujet : l'imaginaire colonial, l'idéologie coloniale, l'aventure coloniale, les horreurs coloniales…

La nature humaine sous l'éclairage de soleils exotiques et lointains, en somme. Le cœur battant de la science-fiction.

Colonies est divisé en deux parties :
  • Colonies planétaires, où l'on retrouve des nouvelles de Planet-Opera, où l'action prend place sur des planètes colonisées.
  • Colonies spatiales, où l'on retrouve des nouvelles de Space-Opera qui vont plutôt se dérouler sur des astéroïdes, des stations spatiales, ou des mondes artificiels.
Je vais vous parler de mes textes préférés pour commencer !

lundi 3 juin 2019

Défi de l'été : Summer Star Wars - Solo

Le revoilà, mon challenge préféré, qui me permet de lire du space-op' et planet-op' tout l'été, j'adore !

Quel est le principe du Summer Star Wars - Solo organisé par le RSF Blog cet été ?

Il se tiendra du 21 juin au 23 septembre inclus, trois mois pour explorer deux genres phares de la SF : le Space Opera et le Planet Opera. Les romans, essais, BD, nouvelles, films, séries, jeux vidéos, compte-rendus d’expositions ou de conférences sont acceptés. 

J'ai fait une petite photo de ma PAL spéciale SSW ci-dessus !

dimanche 20 septembre 2015

Lum'en de Laurent Genefort

Lum'en est un fix-up de Laurent Genefort publié chez Le Bélial. Il regroupe plusieurs nouvelles qui forment un tout, un roman sur l'installation d'une colonie sur une planète lointaine. La plupart sont inédites, mais deux avaient déjà été publiées, et évidemment je les avais déjà lues... Du coup petite déception, heureusement contrebalancée par la qualité indéniable de ce planet-opera.

Imaginez une étoile avoisinant sept dixièmes de masse solaire... Si vous levez les yeux, il se peut que vous aperceviez son éclat blanc-jaune sur la face antérieure du bras spiral d’Orion, à sept mille parsecs du centre galactique. Le système de Grnc.mld1 compte six planètes : cinq telluriques et une gazeuse. De ces six planètes, Garance est la seule qui évolue dans la zone d’habitabilité. Lum’en relate la colonisation de Garance, une planète comme tant d’autres, du moins en apparence… L’histoire de ces femmes, de ces hommes rudes lancés à la conquête d’un monde, le récit des luttes de ces pionniers qui, au fil des générations, vont écrire la plus exceptionnelle des aventures, la plus terrible, aussi, celle de l’ancrage, du développement puis, inéluctable, du déclin d’une colonie dans les confins. L’essence même de la nature humaine, en somme, la quête d’horizons nouveaux. Quitte à rater l’essentiel…

Lum'en de Laurent Genefort est une sorte de condensé de la SF de colonisation, autant vous dire une bien agréable lecture, d'autant plus que c'est un fix-up. L'histoire se passe dans l'univers des Portes de Vangk créé par l'auteur et maintenant bien connu des lecteurs, sur la planète Garance, à diverses étapes de sa colonisation.

mercredi 17 octobre 2012

Les Peaux-Epaisses de Laurent Genefort

Le pitch :
Lark et Roko : deux mercenaires parmi les plus doués et les plus chers. Le premier est un ancien peau-épaisse, un humain modifié pour résister aux conditions de travail dans l'espace. Après trente ans de métier, il décide de raccrocher et de rejoindre les siens. Le second, formé par Lark, déteste les Peaux-Épaisses. Depuis une affaire qui a mal tourné, il les chasse pour revendre leurs peaux, véritables combinaisons spatiales vivantes. Quand on l'engage pour éliminer le clan de Lark, son chemin va à nouveau croiser celui de son ancien mentor. Lark parviendra-t-il à retrouver et sauver son clan ? Et Roko assouvira-t-il enfin sa vengeance ? Une seule certitude : il y a des comptes à solder... d'un côté comme de l'autre.

Mon avis :

Si tu veux mon avis, les hommes déploient le plus d'imagination dans deux domaines :
les moyens de se saouler, et la panoplie la plus adéquate pour foutre en l'air son semblable.

Paru en 1992 au FNA, puis en 1998 chez Mnémos, Les Peaux-Epaisses de Laurent Genefort est réédité en cette rentrée chez les Éditions Critic, dans une version revue et corrigée.

Roko est un mercenaire très méchant, et en colère. A cause des Peaux-Epaisses, ces post-humains génétiquement modifiés pour évoluer dans le vide, il a perdu deux ans de sa vie. Alors quand une multimondiale lui demande d'éliminer tout un clan et de ramener leurs peaux d'une grande valeur monétaire, il est ravi. Sauf que le clan en question est celui de son ancien maître Lark, récemment retraité et rappelé par son clan pour les protéger, et que donc ça ne va pas se passer comme ça mon p'tit gars.

Techniquement, l'intrigue de base de ce roman est classique. En gros, la question est : qui de l'élève ou du maître en sortira vainqueur ? On a affaire à un space-opera testostéroné dans lequel les armes en tout genre, les poursuites et les coups-bas se succèdent pour notre plus grand plaisir.

Cependant, j'ai trouvé que l'intérêt de ce récit se situait au-delà de l'intrigue, déjà sympathique en elle-même.

D'abord, les mondes visités : pfiouuuuu ! Laurent Genefort se révèle, comme souvent, un "imagineur" de mondes hors-pair. L'aventure commence sur Hyllos, une planète où planent des aérozoaires, êtres vivants de 5 km de diamètre dans lesquels vivent des humains. Roko y cache même des corps dans les murs de chair. On continue sur Tycho Deux, structure spatiale en forme de pneu de tracteur, par une belle balade en aérotrain. D'autres endroits encore nous sont formidablement décrits par l'auteur. Et l'endroit où se passe la fin est glauque comme il faut !

Ensuite les personnages : fouillés, profonds, torturés par un passé difficile, ils ont une épaisseur (ha ha !) indéniable. On y croit, on est dedans, même avec les personnages secondaires. Je vous ai dit qu'on était dans un roman musclé, mais pas que. Il y a de la sensibilité à l'intérieur de cette histoire, incarnée d'un part par Lark, qui à l'aube de sa retraite entreprend un retour à ses racines, et de l'autre Anson, un jeune universitaire bègue qui étudie les peuples post-humains et notamment les Peaux-Epaisses. Ceux-ci ne sont pas considérés comme de vrais êtres humains, mais plutôt comme des bêtes de somme. Pourtant Anson va découvrir en les côtoyant des choses étonnantes.

Finalement ce space-opéra est une réflexion sur le droit à la différence : les post-humains devraient avoir leur place dans l'humanité qui les a créés pour son profit puis remplacés par des drones, mais ils sont rejetés et haïs. Peu de gens tentent de les connaître et de les comprendre. Par les yeux de l'universitaire, le lecteur expérimente la découverte d'un peuple en souffrance...

J'ai appris que l'univers nous prend beaucoup et nous offre peu.
Chaque parcelle de joie, il faut la saisir pendant qu'elle est à portée.

Petite parenthèse sur la couverture de Ronan Toulhoat : je la trouvais sympa déjà au départ, mais quand j'ai lu le passage auquel elle se rapporte, surtout le lieu et ce qu'il représente, je l'ai trouvé encore plus belle. Voilà, pour comprendre, il faudra lire !

Pour résumer, Les Peaux-Epaisses est un space-opéra musclé avec de la sensibilité et de la réflexion dans le dedans, assez noir, avec une intrigue classique mais qui permettra à tous de passer un bon moment de lecture en compagnie de Laurent Genefort (J'ai envie de dire : comme d'hab !)


Si cette chronique vous met en appétit, je vous réserve une petite surprise pour samedi ;-)

Vous pouvez aussi lire celle de Guillaume.

De Laurent Genefort sur le blog :


samedi 15 septembre 2012

La mécanique du talion de Laurent Genefort

Le pitch :
Il s'appelait Kovall. Ils l'ont torturé au-delà de toute douleur. Or il a survécu. Il s'est reconstruit. Mais Kovall est mort ; à présent voici Valrin, et la traque commence. Pour comprendre et surtout pour se venger. Qu'importe le pouvoir de l'ennemi ? Valrin ne lâchera pas prise. De planète en astéroïde, de vaisseau en arcologie, il avance peu à peu sur les traces d'un complot d'envergure cosmique dont l'enjeu n'est rien moins que la domination de la Galaxie.

Mon avis :
La mécanique du talion est un roman de Laurent Genefort paru chez l'Atalante. Il se situe dans l'univers des Portes de Vangk, et c'est ce qui m'a attirée vers cette lecture.

Kovall, chef de la sécurité de la ville de Larsande, est enlevé et torturé par des hommes sans pitié, car il a participé à cacher une mystérieuse femme sans ongle. Pour cela, il sera totalement démembré et connaîtra la douleur extrême. Malgré tout, il survit et sa nouvelle raison de vivre est son désir de vengeance. Il part donc à la recherche de ses bourreaux et de leur commanditaire.

Encore une fois, voici un roman dans l'action pour Laurent Genefort. Il y a peu de temps morts. Les voyages spatiaux sont intéressants, et nous permettent d'en apprendre plus sur les Portes de Vangk. On rencontre notamment une secte qui leur voue une adoration sans limite. On continue aussi à découvrir les multimondiales qui contrôlent toutes les planètes de l'univers.

Cependant, et ce pour la première fois avec l'auteur, je n'ai pas été embarquée dans l'histoire. Le héros ne m'a pas enthousiasmée, tout comme son désir de vengeance d'ailleurs. Sa survie est tellement improbable que j'ai eu du mal à me projeter dans la suite de l'histoire. Certes il se pose de nombreuses questions existentielles très intéressantes grâce à son atroce expérience, mais finalement ce moteur a fini par apporter des redondances dans le texte.

Voici un livre qui se lit facilement mais qui ne m'a pas accrochée plus que cela, il reste cependant un bon space-opera doublé d'un polar qui s'apprécie sans pour autant être indispensable. 

Ce billet clôture ma participation au Summer Star Wars. Ou pas, car Lanmeur 2 de Christian Léourier c'est vachement bien et ça se lit super vite :D (Lanmeur 1 c'est ici, et aussi )



Lecture n°9
dans le cadre du challenge
Summer Star Wars épisode VI







CITRIQ

mardi 24 juillet 2012

Destination Univers : anthologie Zone Franche 2012, dirigée par Jeanne-A Debats et Jean-Claude Dunyach

Le pitch :
Qui n’a pas rêvé des étoiles ?
Franchir le seuil de la lumière, foncer dans l’hyperespace par des chemins secrets, filer au cœur des astres mourants, plonger dans la chevelure des nébuleuses et s’aveugler à la lumière des supernovæ ; rêver parce que le ciel au-dessus de nous est à la fois fascinant et irrésistible. Mais la navette Atlantis a atterri et ne repartira plus, le ciel nous est désormais fermé . 
Huit auteurs ne se sont pas résignés, ils ont pris leur envol dans cette anthologie. Ils nous ont chanté les planètes lointaines et les océans spatiaux, les stations orbitales et les vaisseaux rutilants sous des étoiles inconnues. Ils ont peuplé l’univers immense de dangers incommensurables, d’aventuriers exceptionnels, d’intelligences artificielles, de civilisations oubliées et de trésors fabuleux.
Parce que, même si le ciel nous est fermé, il nous reste le rêve.
Et qu’on ne rêve jamais assez.

Mon avis : 

Les vrais grands space-operas parlent avant tout de nous, les humains, qui emportons dans les étoiles et jusqu'au bout de nos rêves nos limitations, nos frustrations et nos envies de transcendance.
J-C Dunyach et J-A Debats (Postface)

Destination Univers est l'anthologie 2012 du festival Zone Franche de Bagneux, éditée chez Griffe d'Encre. Elle est dirigée par Jeanne-A Debats et Jean-Claude Dunyach et réunit huit nouvelles de huit auteurs différents. Je l'ai reçue dédicacée grâce aux filles de Griffe d'Encre, un grand merci à elles !

La couverture d'Alexandre Dainche est superbe et donne le ton : Space-op' en avant toute. C'est aussi lui qui avait commis la couverture renversante de Loar de Loïc Henry. Et cerise sur le mac do, un chouette marque-ta-page accompagne le livre.

----------------------------------------------

*Les Tiges - Thomas Geha
Superbe nouvelle dans l'univers des chiffonneurs pour commencer ce recueil ! Mélange de space-op', post-apo, rencontre du 3ème type et sentiments humains, c'est une belle réussite. 
Et surtout, quel univers reste à explorer ! Thomas nous donne des éléments qui nous font encore plus nous questionner : qu'est-il arrivé sur la Terre, qui sont les Ailaidarlis... Cela mérite un développement d'importance.
Du même auteur sur Un papillon dans la Lune : La Guerre des chiffonneurs (roman space-op'), Les Créateurs (nouvelles fantastiques), Nouvelles chez Astéroïde (nouvelles SF). 

*Évaporation et sublimation - Anthony Boulanger
Comme son titre l'indique, voici une nouvelle très poétique. Il y est question d'oiseaux de feu immenses, de batailles galactiques perdues d'avance et d'humains, qui comme à leur habitude ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Très beau texte, émouvant !

*Le bal des méduses - Célia Deiana
Cette nouvelle est un voyage spatial sur l'enfance, les illusions perdues ou encore les peurs enfantines. La Mer de Chair est très effrayante, rien que son nom est d'ailleurs... Berk ! L'auteure a construit une atmosphère bien anxiogène !

*Sleeping Beauty - Anne Fakhouri
L'auteure m'a fait une dédicace du tonnerre. En une phrase elle a vendu sa nouvelle : Une aventure de cowboy dans l'espace. Et c'est exactement ce que c'est  ! Ce récit est une guerre de saloon à l'échelle de l'univers, mais aussi l'histoire d'une relation très forte entre un père et son fils.
De la même auteure sur Un papillon dans la Lune : Narcogenèse (Thriller fantastique)

*Le gambit de Hunger - Olivier Gechter 
Voici une partie d'échec à l'échelle humaine dans l'espace, entre Amy, chasseuse de primes et Hunger le pirate le plus recherché des galaxies, doté de dons psychiques impressionnants. Et tout cela sans compter Hya l'IA (j'adore !) qui elle aussi avance ses pions... Un récit psychologique efficace !

*Le marathon des trois lunes - Aurélie Ligier
Cette jeune auteure a écrit ma nouvelle préférée du recueil ! C'est un texte comme je les aime, dur et sans espoir. Le ton est donné dès le début. Le marathon est un genre de "Marche ou crève" dans lequel les participants sont des personnes qui suite à un fléau mortel ont été cryogénisées pour stopper l'avancée de la maladie. Maladie extrêmement contagieuse, déclenchée sur un vaisseau de colons et qui rend les gens ultra-violents, limite zombie. A leur réveil, on ne leur demande pas leur avis, ils sont lancés dans la course. Le gagnant aura bien sûr tout ce qu'il veut, les perdants survivants seront envoyés combattre dans un conflit mystérieux. Ceux qui atteindront la ligne d'arrivée seront aussi... guéris ! Un récit sanglant que j'ai adoré !
Aurélie Ligier prépare actuellement son premier roman, et j'avoue avoir hâte de le lire s'il est de cette trempe.

*Les Dieux Bruyants - Laurent Genefort
Les pilas, minuscules créatures tentaculaires, vivent dans la forêt, en symbiose avec la nature, depuis des milliers d'années. Ils communiquent en changeant de couleur, et tressent leur Histoire dans les arbres. Une rumeur affirme que plus loin sur la planète, dans une grande clairière, vivent des Dieux Bruyants venus du ciel. Deux amis pilas décident d'aller les rencontrer malgré les réticences, voire les avertissements de leurs compatriotes... C'est un texte original et coloré, mais aussi un peu triste, que nous livre Laurent Genefort, dans le monde des portes de Vangk.
Du même auteur sur Un papillon dans la Lune : Points chauds (SF), Mémoria (Space-op'), Le sang des immortels (Planet-opera)

*Le Khan Mergen - Olivier Paquet
Seconde révélation pour moi dans ce recueil : Olivier Paquet et son Melkine. Sur la planète Aral, les cités se déplacent sur des pattes géantes. Oulan-Bator en fait partie. Kushi, parti de la ville il y a 8 ans pour étudier sur le fabuleux vaisseau Le Melkine, y revient pour chercher une jeune fille qui a réussi les tests et doit à son tour rejoindre les étoiles. Seulement les choses ont changé dans la cité, le conditionnement s'est durci et les étoiles ont disparu...
C'est un superbe récit sur fond de culture mongol que nous offre l'auteur, qui m'a conquise !

Le Melkine est d'ailleurs le titre du premier tome de sa future trilogie space-opera chez L'Atalante, que je compte bien me procurer à sa sortie.

--------------------------------------------------

Que de découvertes dans ce recueil, j'ai pris un grand plaisir à lire toutes ces nouvelles d'une excellente qualité, qu'elles soient humanistes, violentes, tristes ou poétiques. Cette anthologie est une réussite ! J'attends maintenant les futurs romans d'Aurélie Ligier, d'Olivier Paquet et bien sûr de Thomas Geha. Et puis de Laurent Genefort. Et puis d'Anne Fakhouri... Enfin allez-y, écrivez tous, je lirai !


Vous pouvez lire en ligne le début de chaque nouvelle. 

Les auteurs sont en interview sur le blog de Jeanne-A Debats !



Lecture n° 6
Dans le cadre du challenge 
Summer Star Wars épisode VI

CITRIQ

jeudi 28 juin 2012

Mémoria de Laurent Genefort

Le pitch :
Le prix de l’immortalité…
Il travaille pour le compte des grandes Compagnies qui se partagent l’univers. Il erre de planète en planète au gré de ses contrats. Il est le tueur à gages le plus redouté des mondes humains. Le plus cher, aussi. Nul ne sait qui il est véritablement. Pas même lui. Tel est le prix de son immortalité. Immortalité qu’il doit à un artefact extraterrestre unique et qui ne le quitte jamais. Tout comme les « crises de souvenirs » qui le terrassent de plus en plus souvent. Au point d’en menacer ses missions. Des souvenirs dont il ne sait même pas s’ils sont les siens. Des crises qui masquent une terreur secrète, tapie au fond de lui sous la forme d’un cauchemar qui, inexorablement, se rapproche et menace de l’engloutir. Le compte à rebours est engagé…

Mon avis :
Mémoria est un roman de Laurent Genefort paru en 2008 au Bélial et réédité en septembre 2011 chez Folio SF dans une version augmentée. Je le définirais comme un thriller space-op' !

Le narrateur est un tueur à gages. Il voyage de système en système au gré de ses contrats. Il est en effet payé par des multimondiales (Entreprises qui possèdent carrément des planètes, voire des systèmes entiers) pour éliminer des personnes gênantes.

Je n'assassinais que des assassins. Mais même si c'étaient tous des criminels qui avaient du sang sur les mains, je supprimais des individus. Des êtres pensants, capables de sentiments. Je rayais de l'univers ce qu'ils étaient, leur mémoire, leur devenir. Leur éventuelle rédemption. [...]
Mais je le faisais. Parce que c'était une obligation pour moi. Ma survie passait avant celle des autres.

Pour approcher ces personnes, notre ami utilise une technologie unique au monde, qui se trouve dans sa mallette. D'origine inconnue, elle lui permet de transférer son esprit dans le corps d'un hôte, en s'appropriant ses souvenirs grâce à des capsules nommées "mémorias".

Cinq grammes. Le poids d'un souvenir.

Vieux de plusieurs siècles, il a oublié jusqu'à son nom. Il est sujet à des crises qu'il appelle le cauchemar noir. Elles sont violentes et de plus en plus rapprochées. Elles sont l'occasion de la remontée de nombreux souvenirs : certains lui appartiennent-ils ?

Le cauchemar nous offre un aperçu des personnes que le narrateur a habité. La plupart du temps ce sont des hommes violents. Il a même emprunté le corps et les souvenirs d'un péd*phile... Assez dérangeant. (je précise que j'ai mis un * dans le mot ci-dessus pour éviter que des personnes aux recherches moisies et révoltantes arrivent sur ce blog. Oui c'est arrivé.)

Ce roman, divisé en 3 parties, 3 "missions", nous raconte l'évolution du héros, de ses réflexions et de ses motivations. Laurent Genefort explore les vices des hommes, souvent au travers de l'obsession du pouvoir, ou encore de la lâcheté. Le lecteur est toujours entre action et réflexion, ce qui nous donne un récit accrocheur. Entre les missions, j'ai eu le plaisir d'accompagner le tueur dans ses voyages spatiaux et de découvrir les Portes de Vangk.

L'édition Folio SF est augmentée d'une courte nouvelle intitulée La nuit des pétales. C'est une aventure du tueur. Elle est assez particulière car il est poussé à une extrémité spéciale pour essayer de survivre.

De plus, on retrouve un lexique de la Panstructure. Quoi qu'est-ce ? Si j'ai bien compris, les humains ont découvert dans l'espace des Portes de Vangk, artefacts construits par une espèce inconnue, qui ont lancé l'expansion de l'humanité dans l'espace, en leur permettant de voyager beaucoup plus rapidement. La Panstructure est l'ensemble des systèmes reliés par ces passages. Les Portes de Vangk et les multimondiales sont des éléments récurrents dans la bibliographie de Laurent Genefort. On les retrouve notamment dans la Mécanique du Talion chez l'Atalante, que j'ai bien envie de lire maintenant !

Pour résumer, j'ai lu ce roman très rapidement, j'ai bien accroché au personnage tourmenté du tueur à gages, je n'ai pas vu venir la fin et j'ai encore passé un agréable moment de lecture avec Laurent Genefort.

 

Lecture n°3 
dans le cadre du challenge 
Summer Star Wars Episode VI





CITRIQ

lundi 18 juin 2012

☺ Points chauds de Laurent Genefort

Le pitch :
Septembre 2019.
Deux Bouches s’ouvrent.
L’une, au-dessus du Pacifique. L’autre, au large du Golfe du Bengale. Ce qui en tombe se noie dans l’océan... Reste la réalité imposée par l’événement : nous ne sommes plus seuls ! D’autant que bientôt une troisième Bouche se matérialise sur la terre ferme, et les aliens débarquent sur Terre. C’est l’effervescence, la mobilisation mondiale, l’exultation... les vagues de suicides, aussi. Et bientôt une quatrième Bouche, puis une cinquième, puis dix, cent, mille Bouches qui partout apparaissent, livrant passage à des kyrielles d’extraterrestres de races, de mœurs et d’aptitudes diverses...
À la sidération initiale succèdent le chaos et la terreur. Pourtant il faut faire face, s’adapter, mais comment vivre dans un monde qui ne vous appartient plus ?

Mon avis :

Au fond, pour le cerveau, l'autre n'existe pas : ce sont des parties de nous-même ou de notre tribu, que l'on réassemble comme on peut.

Publié au Bélial en mai 2012, Points chauds est un roman de Laurent Genefort, tiré de la nouvelle Rempart. Laquelle est parue dans Bifrost n°58 et a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire de la nouvelle francophone en 2011. Je regrette d'ailleurs son absence dans l'ouvrage, j'aurais aimé enchainer sa lecture !

D'abord, je dois dire que j'aime beaucoup la couverture de Philippe Gady, sobre mais évocatrice. Le vert "fluo" et le noir se marient particulièrement bien et sont les couleurs classiques associées à l'extraterrestre.

Voici donc le tout dernier livre en date de l'auteur. J'ai pris en photo la bibliographie en début d'ouvrage, parce qu'elle m'impressionne, et je vous laisse admirer ci-dessous (il faut cliquer !) :


Dans ce roman choral, qui m'a fait penser à World War Z (sans que ce soit une redite, du moins c'est mon avis), chaque chapitre correspond à un événement se déroulant entre 2019, date d'apparition des premières "Bouches" et 2036. Nous suivons donc plusieurs narrateurs, ce qui nous offre des points de vue variés. Variés tout comme les réactions de chacun devant cette arrivée massive d'aliens sur la Terre.

Peut-être que Mamadou avait raison quand il disait que la Terre était devenue un nœud d'autoroute galactique. Un nœud d'autoroute avec des clochards en dessous.

Les narrateurs sont tous, à leur manière, des accompagnateurs. Il y a Léo, le personnage d'origine de la nouvelle, qui fait partie de la force Rempart, chargée de convoyer les aliens et de protéger les "humanos" au long de la route. A moins que ce ne soit l'inverse... Nous faisons aussi la connaissance de Camila, médecin appartenant à une ONG en Afrique, de Raji, scientifique indien qui va se lier d'amitié avec un couple d'extraterrestres, ou encore de Prokopyé qui nous livre certainement le récit le plus émouvant de tous, en Sibérie. Ils sont les témoins de scènes tantôt belles voire transcendantes, tantôt insupportables.

C'est à mon sens tout l'enjeu du roman : montrer les différentes facettes de l'humanité, le bon comme le mauvais. Vous vous doutez bien que certaines personnes tenteront de profiter voire d'exterminer les créatures (Après tout, l'homme est déjà un loup pour l'homme, alors pour l'alien...). Laurent Genefort nous prouve par-là que le danger ne vient pas toujours d'où on le croit. Heureusement de nombreux humains montreront de l'empathie envers ces "autres" et essaieront de les comprendre, ou quand cela n'est pas possible, de les aider.

Se lisant très vite, c'est un récit humaniste, sur l'éthique et la différence (ou la ressemblance) que l'on trouve (ou que l'on cherche !) chez l'autre sans s'y attendre. Je dois dire que dans sa thématique, ce roman m'a fait penser à District 9, un film que j'ai particulièrement apprécié. Il est aussi très divertissant !

A la fin de l'ouvrage, un glossaire vient compléter l'histoire et surtout un superbe portfolio de Manchu nous présente les principaux aliens. Je l'ai consulté plusieurs fois pendant ma lecture pour me représenter clairement les descriptions.
Un Héhé-ty
Enfin, vous pouvez compléter votre lecture avec le guide Aliens mode d'emploi, manuel de survie en situation de contact extraterrestre, du même auteur. Ce ne sera pas mon cas, car je n'ai que peu d'affinités avec les guides en tout genre !


Du même auteur, retrouvez ma chronique du Sang des immortels, un Planet-op' aventureux !

CITRIQ

vendredi 9 décembre 2011

Le sang des immortels de Laurent Genefort

Le pitch :
Ils sont quatre : Affer le mercenaire, Nemrod le chasseur fortuné, Joker l’ancien prêtre et Liaren l’anthropologue. Quatre aventuriers venus sur ma planète pour traquer le Drac, cet être légendaire dont le sang offrirait l’immortalité. Quatre chasseurs… et moi, leur guide, qui prendrais bien la poudre d’escampette si la prime n’était pas aussi alléchante ! Chacun a ses motivations, chacun a ses secrets.
Pour réussir notre expédition, il nous faudra affronter la Maréselva, la forêt qui ne fait qu’un avec l’océan, et ses mystères : des rebelles autonomistes, une flore hostile, une faune sauvage et peut-être, au bout de l’enfer, le Drac. 

Mon avis :
Les Éditions Critic nous proposent ici une édition augmentée du roman de Laurent Genefort paru en 1997.

Sur la planète Verfébro, quatre acolytes venus de l'espace et leur guide partent en quête du Drac, créature immortelle de légende qui, dit-on, rendra tout aussi immortel celui qui boira son sang. Si le Drac ne le tue pas d'abord.

Avant, raconta-t-il, les Dracs peuplaient Verfébro par myriades. Quelque chose s'est passé, bien avant l'arrivée des premiers colons.
Quelque chose de terrible qui les a décimés.
Les Dracs immortels se sont tous éteints. Sauf un, puisqu'il était immortel.
Bel exemple de paradoxe.

Mais pour trouver le Drac, il faut auparavant réussir à traverser la forêt qui recouvre la quasi-totalité de la planète, et échapper aux autonomistes qui veulent à tout prix faire d'eux un exemple. 

Ce court roman se lit vite et bien. Le dépaysement et l'action sont au rendez-vous, et l'on est tout de suite pris dans ce récit à la première personne.

Selon moi, le personnage le plus important de cette histoire n'est ni l'un des chasseurs, ni le guide, ni même le Drac lui-même, mais bien la forêt.

La forêt fonctionnait comme un unique organisme complexe, et en tant que tel, l'espace était un luxe. Nous, corps étrangers, devions trancher dedans pour y progresser.

Laurent Genefort nous offre de riches et parlantes descriptions de cette jungle inextricable, peuplée d'animaux improbables (des tract-papillons, des tigre-écureuils ou encore les rézames, animaux ressemblant à la pieuvre et pouvant décapiter un humain), de plantes géantes souvent carnivores ou empoisonnées et de rares groupes d'humains malintentionnés. Rien n'arrête la forêt, pas même la mer...

Pour terminer, parlons de l'objet-livre en lui-même. La couverture orange et noire est superbe avec son toucher peau de pêche très agréable. Cyrielle Alaphilippe et Laurent Miny ont fait un beau travail. Les Éditions Critic nous ont gâtés ! 

En résumé, voici une lecture dépaysante et divertissante comme je les aime !


Pages vues