Affichage des articles dont le libellé est Ferric. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ferric. Afficher tous les articles

dimanche 8 juin 2014

Anthologie Lancelot chez ActuSF

Superbe couverture de Ryohei Hase pour cette anthologie officielle de Zone Franche 2014 intitulée Lancelot, parue chez ActuSF. C'est un magnifique objet qui contient 9 nouvelles autour de ce héros de la légende Arthurienne.

Lancelot est le plus grand des chevaliers de la Table ronde mais aussi celui dont le destin est le plus tragique lorsqu’il trahit Arthur, son roi, en tombant amoureux de Guenièvre. Loyal, pur et traître, il ne cesse de nous interroger depuis des siècles, se réinventant à chaque époque. Neuf auteurs confirmés de l’imaginaire se sont emparés de sa figure pour lui inventer de nouvelles aventures, donnant un éclairage nouveau à ce personnage résolument moderne.

Je vais commencer par me confesser :

mardi 9 avril 2013

Dernière semaine d'un reptile de Franck Ferric

Le pitch :
Dans son petit appartement minable, Julius vit une existence qui ne vaut pas beaucoup mieux. Sa petite amie l’a plaqué. Son job est idiot. Sa voisine est fêlée. Son unique échappatoire est l’écriture, à laquelle il se consacre tous les jours. Ses histoires parlent de plombiers de l’espace lancés à travers les intestins de l’Univers, de clochards vampires courant après le soleil, de gamins qui préfèrent la chasse au dragon aux bancs de l’école.
À travers huit nouvelles de fantastique, de fantasy et de science fiction, toutes liées à de grands thèmes mythiques ou légendaires, « Dernière semaine d’un reptile » retrace les sept derniers jours d’un écrivain looser et solitaire, sa glissade délirante dans sa folie intime, dans la folie du monde.

Mon avis :
Dernière semaine d'un reptile est un recueil de Franck Ferric publié par les Editions du Riez. C'est un poche qui réunit huit, voire neuf nouvelles fantastiques.

Je souligne tout de suite la superbe de couv' de B., auteur de Memories of Retrocity, réalisée vite fait parce qu'il est débordé. Imaginez qu'il ait pris son temps...

Mon livre préféré de Franck Ferric est La loi du désert, un bon post-apo, mais étant donné ce que j'ai lu de lui depuis ma découverte, à savoir le roman Les Tangences divines ou encore la nouvelle Révolutions (présente dans le recueil mais auparavant publiée par les éditions Le Souffle du rêve), je crois que son post-apo est peut-être le livre qui lui ressemble le moins.

samedi 12 janvier 2013

[JLNN] Un cadeau pour la 100ème chronique avec les Editions du Riez

Une fois n'est pas coutume,
le logo ne sera pas rose aujourd'hui !
Voici un mois que le challenge Je lis des nouvelles et des novellas (JLNN, mais vous le savez maintenant) est lancé. Nous sommes 51 participants (36 au départ), un chiffre que je ne pensais pas atteindre !

Entre 90 et 100 chroniques ont été publiées. Pourquoi ne suis-je pas plus précise, alors que je connais parfaitement le chiffre ? (Oui je le connais, je suis tout, je sais tout :p) Parce qu'hier sur un coup de tête, j'ai décidé d'essayer de trouver un beau cadeau pour celui ou celle qui publiera la 100ème chronique !

jeudi 21 juin 2012

Révolutions de Franck Ferric

Le pitch :
Ici Farley, et je prends ce jour mes quartiers à bord du M2P2-03  « Pan » . Nous avons décollé de la base de Paxos, Grèce, il y a quelques minutes et nous voilà partis pour un voyage qui nous amènera jusqu’à la station Olympia, dans la proche banlieue de Vénus [...] Bryukhonenko est venue me trouver dans l’atelier. C’est une gentille petite brune, Bryukhonenko. Et un bon toubib. J’aurais bien aimé qu’elle soit venue chez moi pour discuter un peu, mais en réalité...

Mon avis :
Révolutions est une nouvelle de Franck Ferric parue aux défuntes Editions Souffle du Rêve. Elle fait partie de la collection Exoterre, totalement dédiée aux short stories, dans laquelle on retrouve notamment Ursula Le Guin, Corinne Guitteaud, Sylvie Denis ou encore Lorris Murail. Malgré la disparition de la maison d'édition, certains ouvrages sont toujours disponibles. Attention, il ne faudra pas être surpris par l'aspect "fait maison" des livres. Cela n'enlève rien à la qualité des textes.

Dans le futur, la Terre est sur le déclin, Mars est devenue un repaire d'activistes. Pete Farley embarque en tant qu'électromécanicien sur le Pan, premier cargo à voiles jamais conçu, en direction de la station Olympia, proche de Vénus. Ce texte est son journal de bord personnel. Le vaisseau étant poussé par les vents solaires et alimenté par les champs magnétiques, Farley s'attend à une traversée "relax". Le vaisseau transporte des hibernants vers un trou de ver (qui ne s'ouvre que tous les 33 ans) débouchant sur une planète paradisiaque à l'autre bout de la galaxie.

Comme d'habitude, Franck Ferric nous offre un style fluide et agréable à lire

J'ai trouvé les personnages très bien campés pour un texte aussi court. Heureusement, puisque pas mal de tensions vont s'installer dans l'équipage, à cause du contexte et des forts caractères...

L'auteur mêle joyeusement mythologie et voyage spatial. Son vaisseau s'appelle Pan, ce dieu ressemblant à un bouc qui avait "la capacité de faire perdre leur humanité aux personnes paniquées". D'ailleurs le vaisseau lui-même est décrit comme ceci :

Quand elles sont totalement déployées, les voiles enroulées sur elles-mêmes font comme les deux grandes cornes d'un titanesque bouc fantôme.

Ces références m'ont rappelé la lecture de ses Tangences divines.

La narration à la première personne, que j'affectionne toujours autant, permet à l'auteur de faire preuve d'humour, et j'ai particulièrement aimé le passage du jogging dans la centrifugeuse :

J'étais donc là, à courir le long des deux cents trente mètres de piste [...] en m'imaginant être autre chose qu'un hamster sur deux pattes trottant dans sa roue...

Allez, j'ose aussi vous parler de la jolie métaphore scatologique qui court tout au long du récit. Cela commence par la panne des toilettes... A vous de découvrir le reste !

En bref, voici une nouvelle courte, agréable à lire, avec une vraie intrigue et des personnages construits (en peu de temps). Une balade dans l'espace que je vous recommande. (enfin, en lecture !)




Lecture n°1 
dans le cadre du challenge 
Summer Star Wars Épisode VI


CITRIQ

mercredi 25 avril 2012

Les Tangences divines de Franck Ferric

Le pitch :
Lorsque Théodule, égoutier à Paris, décide de lever le pied sur un job qui l'épuise et une vie de couple bancale, il espère pouvoir se la couler douce un moment. Mais c'est sans compter sur l'arrivée de deux vieilles gloires décaties persuadées que leur salut tient à la redécouverte d'un dieu antique, qui viennent frapper à sa porte pour le contraindre à leur prêter main forte.
Embringué dans une histoire qui le concerne sans doute plus qu'il ne l'imagine, l'égoutier croisera des nains ratatinés, des dieux amateurs de blues, des déchus à tête de chacal et des nymphes rapiécées. Autant de guides splendides et misérables, qui le conduiront aux confins des tangences divines.
Une chose est certaine : si les dieux de jadis ont salement perdu de leur superbe, ce sont toujours de fieffés escrocs. 

Mon avis :
Voilà un ouvrage de Franck Ferric, publié aux Editions du Riez, qui a de la gueule : une couverture à tomber signée Bastien Lecouffe-Deharme (l'auteur du splendide Memories of Retrocity), et un titre qui en jette aussi il faut bien le dire Les Tangences divines, on se dit wahou ! Surtout si, comme moi, on avait adoré  son premier roman, La Loi du désert, un post-apo à lire absolument.

Alors, a-t-on raison de se dire wahou ? J'aurais tendance à dire oui, avec une petite nuance tout de même, n'abusons pas.

Dans ce roman, Théodule, égoutier de Paris (un des détails qui m'a donné envie de lire cette histoire), homme ordinaire, prisonnier d'un mariage qui bat de l'aile, va rencontrer des dieux oubliés, qui vont lui confier une mission de la plus haute importance : retrouver l'un d'entre eux qui a disparu et que d'ailleurs la plupart croit mort. Il va vite se retrouver pris dans une spirale incontrôlable. Mais notre égoutier est-il vraiment si ordinaire que ça ?

Comme je le disais, le côté souterrain du récit m'a plu tout de suite, au sens propre, dans les égouts (enfin propre haha !) comme au figuré avec cette quête dans les tangences. Les dieux, nymphes et oracles dont Théodule va faire la connaissance sont déchus, oubliés, voire même carrément clochards. Franck Ferric puise ses références dans les diverses mythologies, qu'elles soient grecque, nordique, vaudou... J'ai parfois eu la tentation d'aller consulter mon ami wikipédia pendant la lecture pour trouver des indices ! (Mais dans mon lit, la nuit, ce n'était pas évident). Heureusement, vous trouverez en fin d'ouvrage une annexe des plus intéressantes, mais mieux vaut n'en prendre connaissance qu'après avoir terminé le livre.

Parallèlement, notre héros va aussi rencontrer les nouveau dieux, créés par notre société de consommation, que l'auteur égratigne joyeusement au passage : Écho est devenue Publicité, et le puissant dieu Dollar règne en maître. On retrouve aussi une critique clairement affichée et humoristique du christianisme, et du dieu unique que les autres dieux nomment ironiquement "Les Uniques", parce que quand même il se l'est un peu pété le temps qu'il était là avec son histoire de Trinité (oui car il n est plus là, mais en doutiez-vous ?)

L'auteur nous brosse aussi le portrait de personnages savoureux, tel Silène, le dieu clochard ou encore Montaigu, ce grand égoutier noir, fan de blues, qui en cache plus qu'on ne le pense...

Seul petit bémol, le parcours initiatique de Théodule m'a parfois ennuyée. Je m'explique : pour trouver les tangences divines, il faut être ivre et se perdre. En résultent pas mal de déambulations dans Paris, d'abord plaisantes, mais que j'ai parfois fini par trouver longuettes.

Finalement, ce roman se révèle accrocheur et de qualité, inventif et ironique, bien servi par le style fluide de l'auteur. Il ne lui manque qu'un petit quelque chose de plus palpitant pour faire l'unanimité de moi-même (appelez-moi les Uniques). 

Rappelons qu'il est nommé pour le prix révélation adulte des Futuriales 2012, et ça c'est la classe.

Alors, M'sieur Ferric, quand pourra-t-on de nouveau lire un de vos romans ? Il rejoindra sans nul doute ma bibliothèque !

Ce qui me fait penser que j'ai encore Révolutions de cet auteur, aux Editions Souffle du Rêve, à lire. Chouette !

Pages vues