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mardi 19 janvier 2021

Anthologie Années folles !

"Ce n'étaient pas des années parfaites, les années vingt, loin de là, et elles portaient déjà en leur sein les ténèbres. Cependant... sans doute parce que nous étions jeunes, quand je me penche sur le passé, ce n'est pas sans nostalgie que je me rappelle... Cette nuit où nous avons improvisé une fête, dans une grange au fin fond du Kansas, avec de l'alcool de maïs, des dieux nordiques et une unique trompette, il y a plus de cinquante ans." Estelle Faye

Années folles ! est une anthologie SFFF publiée en hors-série chez Rivière Blanche / I Cal Ana et dirigée par Jérôme Akkouche et Tepthida Hay. Elle réunit 15 nouvelles inspirées de la splendeur et de l'insouciance des années 1920. Un siècle déjà !

Au sommaire vous trouverez Céline Badaroux, Anthony Boulanger, Gillian Brousse, Philippe Caza, Emmanuel Chastellière, Éléa Daniels, Estelle Faye, Anne-Laure Guillaumat, Lucie Heiligenstein, Pascal Malosse, Baptiste Minjat, Sylwen Norden, Bruno Pochesci, Patrice Quélard, Fabrice Schurmans.

J'avoue que ce qui m'a décidée à lire cette anthologie est la nouvelle d'Emmanuel Chastellière dans l'univers de Célestopol !

Le début des années 20 est un retour à la vie, une explosion de joie qui déferle sur le monde. Durant toute la décennie, Paris, épicentre culturel, entraîne les grandes villes autour du globe, New-York, Berlin, Zürich… dans un bourdonnement festif. Les artistes embrasent la scène et révolutionnent les arts d'avant-guerre.

Aujourd'hui, ce besoin de liberté, d’évasion à travers les arts, la fête, nous le ressentons déjà. Encore. Plus fort. Le centenaire du début des Années folles ne sera pas aussi flamboyant qu’il le devrait, et alors ?

Cette anthologie veut rendre hommage à ces années. Munissez-vous de vos cartons d’invitation, enfilez vos habits de lumière et découvrez les Années folles à la sauce SFFF. Les auteurs vous offrent des variations parfois inattendues en fantastique, Fantasy urbaine et science-fiction.

mardi 13 octobre 2015

Sale temps de Lou Jan

Sale temps est un roman de Lou Jan publié chez Rivière Blanche. Lhisbei me l'a offert pour mon anniversaire, avec une jolie dédicace. Faisant fi de la couverture, j'ai donc lu ce sympathique conte autour du temps qui passe et des univers parallèles, et je dois avouer que j'ai été très agréablement surprise.

"Tous mes biens pour un peu de temps," disait la reine Elisabeth I à la veille de sa mort. Le temps est notre ressource la plus précieuse. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir l'arrêter ? Olgann, le champion de ski, le peut, lui. Il stoppe les chronomètres en course pour gagner. Le premier cas de dopage par le temps. Une mécanique bien huilée jusqu'à ce que d'autres se mettent à l'imiter. Si chacun arrête le temps à sa guise, le monde ne risque-t-il pas de sombrer dans le chaos ? Le temps nous instruit, nous soigne parfois, mais il finit toujours par nous tuer. Sale temps.

Qui n'a jamais rêvé d'arrêter le temps ? Effectivement c'est un vieux fantasme : stopper le temps, prendre le temps de faire ce que l'on a envie... Dans Sale temps, c'est possible. Mais le prix à payer est élevé. Pendant que dans notre univers un champion de ski gagne ses courses en grappillant des secondes, une jeune femme, dans un univers parallèle utopiste, bien plus avancé et dédié aux loisirs, perd des heures entières de sa vie, tombant régulièrement dans un sommeil profond et incontrôlable... Quelqu'un, quelque part dans un autre monde, lui vole son temps, et Céraline compte bien lui mettre la main dessus !

lundi 11 novembre 2013

☺ Sous l'ombre des étoiles de Thomas Geha

Sous l'ombre des étoiles est le tome 0 des Planètes Pirates de Thomas Geha, dont le tome 1 est La Guerre des Chiffonneurs, le tout publié chez Rivière Blanche. L'auteur propose aux blogueurs intéressés de leur envoyer le fichier epub afin de leur faire découvrir en avant-première ce planet-op'.
"Kee. Il s'appelle Kee Carson. Ses yeux pleurent du sang."

Sous l'ombre des étoiles nous raconte l'histoire de Kee Carson, recueilli par la Tribu de l'Espace sur la planète Seinbeck, après une cryoveille de 250 ans. Il était tireur d'élite dans l'armée humaine qui combattait les Salamandres. Il découvre à son réveil que les deux espèces vivent maintenant en harmonie sur cette planète, ce qui est un peu dur à avaler pour lui, surtout quand il fait la rencontre de Sirval, le Salamandre de sa Tribu ! Cependant cela se comprend, car ils affrontent maintenant un ennemi commun, qui plus est sur une planète souvent hostile, les autochtones Seinbecks.

lundi 8 juillet 2013

[JLNN] Concours des 500 chroniques !


Et bien voilà, c'est fait, nous avons atteint les 500 chroniques !

Incrédibeule non ? Qui l'eut cru, il y a quelques mois, quand l'idée du JLNN trottait vaguement dans ma tête ?

Pour l'occasion, Rivière Blanche, ActuSF et Unseelie vous proposent de gagner un exemplaire de :

jeudi 1 novembre 2012

[Concours] Résultats du concours pour le 1er anniversaire du blog


Et voilà, le tirage au sort a été effectué sous contrôle d'huissier d'Ewen (il est bien plus innocent !)

Je ne vous ferai pas attendre mais merci pour toutes vos idées gâteaux, je crois que le moelleux/fondant au chocolat est en tête. J'ai faim.

jeudi 12 avril 2012

Les survivants de l'humanité de J-M. & Randy Lofficier

Le pitch :
Loin dans le futur, après la Guerre d'Extermination, la race humaine se terre dans de vastes abris souterrains, menacée par les tentacules de Kérébron, le super-ordinateur qui contrôle désormais la Terre.
Le jeune bioélectronicien Rob More entreprend une quête désespérée pour vaincre la Machine. Mais au cours de celle-ci, il va découvrir qu'un ennemi, plus insidieux encore que Kérébron, poursuit dans l'ombre une autre guerre. Toute l'Histoire n'est-elle qu'un mensonge ? Quel est le secret de Kérébron ? Et More arrivera-t-il, au terme de son périlleux voyage, à libérer les survivants de l'humanité.

Mon avis :
Publié chez Rivière Blanche, ce post-apo est ultra-rétro, ce à quoi je m'attendais bien sûr, sinon on ne lit pas de bouquin publié chez cet éditeur que j'aime beaucoup. Jean-Marc Lofficier est le créateur des Editions Black Coat Press, le pendant anglophone de RB.

Je vais commencer par les points négatifs, mais il y aura aussi du positif !

Le pitch du roman est prometteur. Par contre l'histoire en elle-même, j'ai malheureusement beaucoup moins accroché. C'est très classique et vraiment trop daté pour moi. On nage dans les années 70, d'ailleurs la première partie de ce roman a été écrite en 73, ceci explique cela. On ressent bien l'hommage, mais peut-être un peu trop. De même, les dialogues sont souvent sans saveur.

J'ai aussi eu du mal avec le côté très anglo-saxon du récit, avec tous ces personnages aux noms anglo-saxons, alors que tout se passe plutôt sur le Vieux Continent (enfin ce qu'il en reste), et ce héros, Rob More, qui est Ph.D. Bon alors n'importe qui regardant des séries médicales américaines sait ce qu'est un Ph.D. (prononcer pi aitch di), pour les autres, merci Wikipédia :

Le philosophiæ doctor (ou doctor philosophiæ ; abrégé PhD ou Ph.D. ; en français, docteur en philosophie) est, dans le système universitaire anglo-saxon l'intitulé le plus courant pour le diplôme de doctorat. Le terme philosophie est utilisé dans son sens antérieur au XIXe siècle et désigne ici l'étude générale des connaissances.

Ne vous inquiétez pas, ce récit a aussi de nombreuses qualités.

L'intrigue, cette lente remontée vers la surface, le voyage initiatique de ce Ph.D. un peu naïf, est intéressante. On y rencontre une belle galerie de personnages. - qui détiennent tout de même beaucoup de réponses, parfois à la limite du trop facile -

La vie souterraine, décrite au début/milieu du texte, est totalement post-apo, et ce Paris reconstitué un vrai bonheur, à tel point qu'on aurait aimé le visiter bien plus. Dans l'ensemble, les lieux traversés sont un atout dans cette lecture.
Je ne veux pas non plus en dévoiler trop, mais certaines créatures minéranimales sont impressionnantes :

Brutalement, une espèce de tentacule grisâtre s'abat contre la vitre. More, instinctivement, recule.
- Je n'ai jamais pu faire la différence entre le minéral, le végétal et l'animal. Eux non plus, ajoute-t-il, désignant à More les restes fracassés du tentacule.
- On dirait de la pierre, murmure celui-ci...

Les machines ont pris le pouvoir et les humains doivent se terrer. Le côté Terminator de la chose est assez jouissif ! Le fait que Kérébron asservisse les humains en les lobotomisant pour en faire ses soldats, oui j'aime ça. Ce roman se veut une mise en garde contre l'abus de technologie, et en cela, il touche au but.

La fin de l'histoire est quant à elle plutôt bien amenée, et reste ouverte. La postface de J-M. Lofficier nous éclaire sur ses objectifs, l'écriture du roman (quand, pourquoi, comment...).

Pour terminer, je crois que cette lecture ne me marquera pas vraiment, mais sans être révolutionnaire, elle est divertissante.


 
 
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