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mardi 9 avril 2013

Dernière semaine d'un reptile de Franck Ferric

Le pitch :
Dans son petit appartement minable, Julius vit une existence qui ne vaut pas beaucoup mieux. Sa petite amie l’a plaqué. Son job est idiot. Sa voisine est fêlée. Son unique échappatoire est l’écriture, à laquelle il se consacre tous les jours. Ses histoires parlent de plombiers de l’espace lancés à travers les intestins de l’Univers, de clochards vampires courant après le soleil, de gamins qui préfèrent la chasse au dragon aux bancs de l’école.
À travers huit nouvelles de fantastique, de fantasy et de science fiction, toutes liées à de grands thèmes mythiques ou légendaires, « Dernière semaine d’un reptile » retrace les sept derniers jours d’un écrivain looser et solitaire, sa glissade délirante dans sa folie intime, dans la folie du monde.

Mon avis :
Dernière semaine d'un reptile est un recueil de Franck Ferric publié par les Editions du Riez. C'est un poche qui réunit huit, voire neuf nouvelles fantastiques.

Je souligne tout de suite la superbe de couv' de B., auteur de Memories of Retrocity, réalisée vite fait parce qu'il est débordé. Imaginez qu'il ait pris son temps...

Mon livre préféré de Franck Ferric est La loi du désert, un bon post-apo, mais étant donné ce que j'ai lu de lui depuis ma découverte, à savoir le roman Les Tangences divines ou encore la nouvelle Révolutions (présente dans le recueil mais auparavant publiée par les éditions Le Souffle du rêve), je crois que son post-apo est peut-être le livre qui lui ressemble le moins.

samedi 12 janvier 2013

[JLNN] Un cadeau pour la 100ème chronique avec les Editions du Riez

Une fois n'est pas coutume,
le logo ne sera pas rose aujourd'hui !
Voici un mois que le challenge Je lis des nouvelles et des novellas (JLNN, mais vous le savez maintenant) est lancé. Nous sommes 51 participants (36 au départ), un chiffre que je ne pensais pas atteindre !

Entre 90 et 100 chroniques ont été publiées. Pourquoi ne suis-je pas plus précise, alors que je connais parfaitement le chiffre ? (Oui je le connais, je suis tout, je sais tout :p) Parce qu'hier sur un coup de tête, j'ai décidé d'essayer de trouver un beau cadeau pour celui ou celle qui publiera la 100ème chronique !

mercredi 25 avril 2012

Les Tangences divines de Franck Ferric

Le pitch :
Lorsque Théodule, égoutier à Paris, décide de lever le pied sur un job qui l'épuise et une vie de couple bancale, il espère pouvoir se la couler douce un moment. Mais c'est sans compter sur l'arrivée de deux vieilles gloires décaties persuadées que leur salut tient à la redécouverte d'un dieu antique, qui viennent frapper à sa porte pour le contraindre à leur prêter main forte.
Embringué dans une histoire qui le concerne sans doute plus qu'il ne l'imagine, l'égoutier croisera des nains ratatinés, des dieux amateurs de blues, des déchus à tête de chacal et des nymphes rapiécées. Autant de guides splendides et misérables, qui le conduiront aux confins des tangences divines.
Une chose est certaine : si les dieux de jadis ont salement perdu de leur superbe, ce sont toujours de fieffés escrocs. 

Mon avis :
Voilà un ouvrage de Franck Ferric, publié aux Editions du Riez, qui a de la gueule : une couverture à tomber signée Bastien Lecouffe-Deharme (l'auteur du splendide Memories of Retrocity), et un titre qui en jette aussi il faut bien le dire Les Tangences divines, on se dit wahou ! Surtout si, comme moi, on avait adoré  son premier roman, La Loi du désert, un post-apo à lire absolument.

Alors, a-t-on raison de se dire wahou ? J'aurais tendance à dire oui, avec une petite nuance tout de même, n'abusons pas.

Dans ce roman, Théodule, égoutier de Paris (un des détails qui m'a donné envie de lire cette histoire), homme ordinaire, prisonnier d'un mariage qui bat de l'aile, va rencontrer des dieux oubliés, qui vont lui confier une mission de la plus haute importance : retrouver l'un d'entre eux qui a disparu et que d'ailleurs la plupart croit mort. Il va vite se retrouver pris dans une spirale incontrôlable. Mais notre égoutier est-il vraiment si ordinaire que ça ?

Comme je le disais, le côté souterrain du récit m'a plu tout de suite, au sens propre, dans les égouts (enfin propre haha !) comme au figuré avec cette quête dans les tangences. Les dieux, nymphes et oracles dont Théodule va faire la connaissance sont déchus, oubliés, voire même carrément clochards. Franck Ferric puise ses références dans les diverses mythologies, qu'elles soient grecque, nordique, vaudou... J'ai parfois eu la tentation d'aller consulter mon ami wikipédia pendant la lecture pour trouver des indices ! (Mais dans mon lit, la nuit, ce n'était pas évident). Heureusement, vous trouverez en fin d'ouvrage une annexe des plus intéressantes, mais mieux vaut n'en prendre connaissance qu'après avoir terminé le livre.

Parallèlement, notre héros va aussi rencontrer les nouveau dieux, créés par notre société de consommation, que l'auteur égratigne joyeusement au passage : Écho est devenue Publicité, et le puissant dieu Dollar règne en maître. On retrouve aussi une critique clairement affichée et humoristique du christianisme, et du dieu unique que les autres dieux nomment ironiquement "Les Uniques", parce que quand même il se l'est un peu pété le temps qu'il était là avec son histoire de Trinité (oui car il n est plus là, mais en doutiez-vous ?)

L'auteur nous brosse aussi le portrait de personnages savoureux, tel Silène, le dieu clochard ou encore Montaigu, ce grand égoutier noir, fan de blues, qui en cache plus qu'on ne le pense...

Seul petit bémol, le parcours initiatique de Théodule m'a parfois ennuyée. Je m'explique : pour trouver les tangences divines, il faut être ivre et se perdre. En résultent pas mal de déambulations dans Paris, d'abord plaisantes, mais que j'ai parfois fini par trouver longuettes.

Finalement, ce roman se révèle accrocheur et de qualité, inventif et ironique, bien servi par le style fluide de l'auteur. Il ne lui manque qu'un petit quelque chose de plus palpitant pour faire l'unanimité de moi-même (appelez-moi les Uniques). 

Rappelons qu'il est nommé pour le prix révélation adulte des Futuriales 2012, et ça c'est la classe.

Alors, M'sieur Ferric, quand pourra-t-on de nouveau lire un de vos romans ? Il rejoindra sans nul doute ma bibliothèque !

Ce qui me fait penser que j'ai encore Révolutions de cet auteur, aux Editions Souffle du Rêve, à lire. Chouette !

vendredi 21 octobre 2011

♥ Memories of Retrocity : Le journal de William Drum de Bastien Lecouffe-Deharme

Le pitch :
A la veille de l'hiver 2004, William Drum, ex-inspecteur de la police criminelle de Chicago, est exilé par ses superieurs à Retrocity. Cité déchue, fermée sur elle-meme, que l'on tente de faire disparaitre des consciences depuis plus d'un demi-siècle. A l'aide d'une machine à écrire trouvée dans son appartement, William se lance dans la rédaction de son journal de bord, et s'enfonce dans la ville.
Une ville hors du temps, que les citoyens ont depuis longtemps désertée.
Une ville malade et rongée par un étrange virus.
Une ville de laquelle on ne revient pas.

Mon avis :
"Quoi, tu as acheté ce livre, tu as vu le prix !?" Oui, j'avais vu le prix, non je ne regrette absolument pas mon achat, totalement impulsif à la vue des illustrations de Bastien Lecouffe-Deharme. C'est un magnifique objet-livre publié aux Editions du Riez, petit éditeur finistérien des genres de l'imaginaire qui monte, qui monte...
Memories of Retrocity est un roman graphique qui se présente sous la forme d'un journal tapé à la machine, détail qui a son importance...

William Drum, ex-flic exilé à Retrocity pour avoir 1. couché avec la femme de son boss, 2.  tué le-dit boss qui les a surpris, est un personnage torturé qui arrive dans une ville encore plus glauque que lui. Un journaliste, au courant de sa destination, lui a confié la mission de ramener des infos, ce qui serait un scoop car il faut savoir que personne ne revient de Retrocity. Il va alors tenter de comprendre le mal mystérieux qui en frappe tous les habitants. L'explication est étrange et dérangeante, à l'image de cette histoire sans issue que j'ai eu du mal à lâcher et qui m'a rappelé Le voyage d'Anna Blume de Paul Auster.

"Ce que l'on nomme Retro-processus, n'est autre qu'une maladie. Un mal terrible et mortel, aux symptômes effroyables. Apparue dans les années cinquante, sans explication logique, la maladie ronge désormais toute la cité, des murailles frontalières aux buildings bourgeois les plus protégés. [...] Le Retro-processus est la cause de tout cela, la raison pour laquelle on a bouclé Retrocity derrière un mur. La raison pour laquelle nul n'est désormais autorisé à en sortir."

Les illustrations, percutantes et difficilement descriptibles, tiennent une grande place dans l'histoire. Elles ont un look rétro qui me plaît énormément, et un côté trash tout aussi irrésistible.


Pour clore en beauté cet ouvrage, Alain Damasio signe une postface puissante. Il y joue avec les mots et les sons comme il sait si bien le faire, et réussit même le tour de force de prolonger l'histoire.

"Les tours d'un noir sale déchirent la canopée de cendre
et les cheminées crachent la couenne fumée des femmes autant que du feu."

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Bravo aux Editions du Riez pour la prise de risque sur la publication de ce superbe objet-livre. J'espère aussi que B. renouvellera l'expérience très prochainement, j'en redemande !

Pour montrer mon soutien personnel et professionnel aux petites maisons d'éditions, voici un logo trouvé sur Livrement !



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