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mercredi 25 novembre 2020

De la littérature de l'imaginaire sous le sapin !

Christmas is coming !

Et oui Noël arrive pile dans un mois... On l'aura senti passer cette année 2020.

Je vous propose une liste de livres à offrir pour les fêtes, parce qu'on ne va pas se laisser abattre !

J'ai pioché dans mes lectures de 2020, avec des grands formats, et vous ajoute des livres remarquables, certains en grand format, et d'autres en poche pour un Noël un peu plus facile pour le porte-monnaie. Bisous licornes les amis !!

mercredi 4 novembre 2020

Contes des sages d'autres mondes et d'autres temps de Pierre Bordage

Contes des sages d'autres mondes et d'autres temps est un recueil de nouvelles de SF de Pierre Bordage, paru chez Seuil.

Douze contes sur de grands thèmes de la science-fiction : l'intelligence artificielle, la robotique, la rencontre avec l'extra-terrestre, le post-humanisme, la colonisation spatiale, la fin du monde, le voyage dans le temps ou encore le clonage. Ces récits suivent un axe chronologique, commençant dans les années 2020 et s'achevant à une période où la Terre n'est plus qu'un souvenir ou un mythe.

mardi 27 octobre 2020

❤ Au bal des absents de Catherine Dufour

"Étrange, quand même, que les hantises touchent des châteaux, jamais des HLM."

Au bal des absents est un roman fantastique de Catherine Dufour publié chez Le Seuil, dans la collection Cadre noir. C'est drôle, horrifique et social.

Claude a quarante ans, et elle les fait. Sa vie est un désert à tous points de vue, amoureux et professionnel ; au RSA, elle va être expulsée de son appartement. Aussi quand un mystérieux juriste américain la contacte sur Linkedin – et sur un malentendu – pour lui demander d’enquêter sur la disparition d’une famille moyennant un bon gros chèque, Claude n’hésite pas longtemps. Tout ce qu’elle a à faire c’est de louer la villa « isolée en pleine campagne au fond d’une région dépeuplée » où les disparus avaient séjourné un an plus tôt. Et d’ouvrir grands les yeux et les oreilles. Pourquoi se priver d’un toit gratuit, même pour quelques semaines ? Mais c’est sans doute un peu vite oublier qu’un homme et cinq enfants s’y sont évaporés du jour au lendemain, et sans doute pas pour rien.

Que voici une lecture excitante et parfaite pour cette période halloweenesque !

jeudi 15 octobre 2020

Lectures frissons à venir !

 

L'automne est arrivé, période propice au frisson et donc je me suis constituée une mini-PAL de saison avec (cliquez sur le titre pour lire ma chronique !!) : 

jeudi 12 février 2015

Terminus radieux d'Antoine Volodine

Terminus radieux est le dernier roman en date d'Antoine Volodine. Il est publié au Seuil et a reçu le Prix Médicis 2014. C'est un texte post-apocalyptique bien que l'auteur se refuse à dire qu'il écrit de la SF, (encore un !), et qualifie donc son œuvre de post-exotique.

Taïga sombre et immense, steppes infinies… La scène se passe d’abord après l’irradiation complète de la Sibérie et l’écroulement de la Deuxième Union soviétique, puis des siècles plus tard. La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d’inquiétantes princesses s’obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s’est enfoncée sous terre. Solovieï, le président du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance: vie et mort, amour éternel, renaissance. Assisté par l’immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes qui ont atterri là. Non loin du kolkhoze passe une voie ferrée où circule un unique convoi, toujours le même. Prisonniers et militaires cherchent en vain le camp où leur errance prendra fin. Mais, là encore, Solovieï ordonne l’histoire. Il leur faudra attendre des milliers d’années pour que s’éteigne sa présence dans leur cauchemar.

samedi 9 juin 2012

↓ Pop et Kok de Julien Péluchon

Le pitch :
Fin du XXIIe siècle. La Terre est dévastée. Tout n'est plus qu’éboulis, friches et terrains vagues contaminés où zonent barbares, zombies et bêtes sauvages. Pour survivre et s’élever socialement, Pop et Kok, deux irréductibles optimistes, sortes de Bouvard et Pécuchet de l’apocalypse, montent des petites entreprises minables qui échouent non moins minablement. Ils ont des amours lamentables, défendent leur peau contre les barbares.
Comment continuer de plaire, d'aimer et envisager une relation stable au milieu des décombres radioactifs ? Que faire de ses proches quand ils deviennent zombies ? A quoi ressemble le bonheur après la fin du monde ? Telles sont les questions vitales qui jalonneront l'existence de Pop et Kok, des ruines de Rouen au rivage désolé de la Manche. Tout ça finira mal, on s’en doute.

Mon avis :
Quand Mr Malevil m'a annoncé qu'un post-apo zombie était paru Au Seuil, j'ai eu du mal à comprendre. Pop et Kok de Julien Péluchon a été publié en février 2012, dans la collection Fiction & Cie du Seuil.

Ensuite je l'ai lu, et tout s'est expliqué ! Ceci n'est pas un roman de zombie.

Pop et Kok sont devenus amis après la catastrophe que l'on nomme Le Souffle, sorte de nuage bleu qui s'est abattu sur l'Europe et a transformé en zombies et barbares une partie de la population, en tuant une autre et en épargnant une faible proportion. Depuis les survivants tentent de mener une vie à peu près normale mais qu'on imagine assez moyen-âgeuse malgré la bonne idée d'utiliser les zombies pour remettre en route les centrales électriques (ça pédale bien un mort-vivant). Une bourgeoisie est apparue, les aurivergistes, dont les origines sont assez abracadabrantesques comme dirait un monsieur qui aime les pommes. A côté de ça les pauvres dépérissent.

Bon alors, y a du zombie dans ce bouquin, alors pourquoi Lune tu dis n'importe quoi ?

Pour moi le contexte post-apo de ce roman n'est qu'un prétexte à parler de l'humain, de la société, des difficultés des relations humaines, amoureuses, amicales, avec la famille... C'est une recherche du bonheur désespérée et sans espoir.

A aucun moment on ne se sent en danger en présence des morts-vivants, quasiment réduits au niveau d'animaux de compagnie à qui l'on jette des fruits secs, ou encore à celui de poids morts (ha ha !) qu'il faut entretenir. Les deux protagonistes sont des "entrepreneurs de demain" comme ils aiment à se qualifier, dans un contexte de crise économique et sociale... On assiste aussi à certaines scènes à la Plop, mais totalement édulcorées.

Pop nous raconte son histoire à la première personne, dans un carnet que lui a demandé de rédiger son chamane (son psy quoi). Pop est un commercial, qui essaie de vendre de la camelotte à des gens qui n'ont pas les moyens de se l'acheter. Et il est très malheureux.

Kok, dont l'histoire est narrée à la troisième personne, n'est que dépression et tentative de suicide. Extrêmement malheureux lui aussi, il ne trouve refuge que dans le sexe avec des femmes de passage après son divorce, et auprès de son ami Pop.

La seconde partie du roman, plus courte, relève un peu plus du post-apo, mais aussi des conditions de vie des personnes âgées et pauvres qui ne peuvent compter que sur elles-mêmes.

Dans l'ensemble, j'ai apprécié ma lecture, sans trop crocher dedans, probablement parce que ce n'était pas ce que j'en attendais vraiment.


Si vous voulez lire le début du roman : Extrait 


 
CITRIQ

lundi 16 avril 2012

Une collection très particulière de Bernard Quiriny

Le pitch :
Des livres qui s'écrivent tout seuls, d'autres qui produisent du courant, d'autres encore que leurs auteurs oublient en même temps qu'ils les rédigent : ce sont des ouvrages pas comme les autres que vous allez découvrir dans cette collection très particulière, une bibliothèque de livres imaginaires inventés par Bernard Quiriny et recueillis par son héros fétiche, Pierre Gould.

Mon avis :
Voici un recueil de nouvelles plutôt originales, à la limite du fantastique et de l'absurde, signé Bernard Quiriny et publié au Seuil.

C'est d'une lecture très sympathique dont je vais vous parler, en essayant de décortiquer un peu le recueil, qui est partagé en plusieurs parties bien distinctes qui s'intercalent :

D'abord, nous trouvons les nouvelles qui concernent les collections de Gould, le personnage principal amoureux et passionné des livres, qui déniche toujours le livre improbable pour sa bibliothèque. C'est ce que l'auteur appelle la collection très particulière. On y trouve des livres ennuyeux, des livres meurtriers, mais aussi des livres gigognes très imaginatifs, c'est à dire qu'il existe en fait plusieurs livres dans le livre. Je m'explique : en lisant une page sur deux, on découvre un autre récit, en combinant des lettres, encore un autre, etc... Bien sûr les auteurs n'ont pas révélé leur existence et Gould fait partie d'un club qui se met au défi d'en trouver le plus possible, en lisant les ouvrages dans tous les sens. La collection qui m'aura bien fait sourire est celle des romans uniquement lisibles si l'on est bien habillé !

Ensuite, nous apprécions les textes qui parlent des villes extraordinaires qui parsèment le globe, et chacun sait que j'adore les histoires sur les villes étonnantes/absurdes (comme Retrocity, La Verrue ou encore les villes jumelles de The City & The City), telle la ville de Kourmosk, dont le quartier Gorad s'étend de plus en plus, les habitants frontaliers ne souhaitant pas justement être frontaliers de l'endroit, déménagent plus loin, ainsi le périmètre de Gorad s'étend inexorablement... C'est la nouvelle, lue au hasard, qui m'a décidée à me plonger dans ce recueil. On trouve aussi la ville miroir, symétrique de chaque côté d'une rivière, ou la ville dans laquelle toutes les rues, places, bâtiments, ont le même nom : Mancian.

Et enfin nous découvrons les récits qui nous content quelques absurdités de l'époque (assez indéterminée d'ailleurs) à laquelle vivent Gould et le narrateur, un de ses amis. En vrac, les morts ressuscitent, on peut changer de nom comme de chemise voire plus facilement grâce à un simple coup de fil, échanger de corps suite à une relation sexuelle. La nouvelle dans laquelle des réalités parallèles se télescopent m'a bien plu !

Beaucoup de références et d'hommages dans ce recueil intemporel, on ressent l'amour de l'auteur pour les livres, les auteurs, les bibliothèques, qui s'exprime au travers de ces textes absurdes et savoureux. Je ne peux qu'adhérer à la démarche !

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