Affichage des articles dont le libellé est Fleuve Noir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fleuve Noir. Afficher tous les articles

vendredi 9 décembre 2016

♥ Les Ravagé(e)s de Louise Mey

"Une peur qu'elles connaissaient bien, intimement, une peur qui les accompagnait depuis le plus jeune âge, depuis le premier "fais attention aux inconnus", depuis la première main anonyme qui avait palpé et détaillé leur corps sans autorisation dans un métro bondé, depuis le premier regard graveleux d'un oncle éloigné dans une réunion de famille. Cette peur avalée, ravalée, et sans cesse déglutie avec un soulagement en demi-teinte quand elles passaient enfin la porte de chez elles."

Les Ravagé(e)s de Louise Mey est un thriller féministe paru chez Fleuve Éditions dans la collection Fleuve Noir. Un roman qui se dévore et vaut par son contexte, par les réflexions qu'il déclenche et par ses personnages, bien plus que beaucoup de longs discours.

Andréa est une silhouette chancelante après un énième samedi soir alcoolisé. Ses amies ont prolongé la fête, les taxis ont déserté la place, le vide a empli l’espace et on a qu’une envie, ici et maintenant : faire passer le temps plus vite. Mais pas le choix. Il s’agit d’être pragmatique : mettre un pied devant l’autre, entendre le bruit de ses pas en triple exemplaire et trouver ça normal, fixer la lumière, un point de civilisation. Ne pas tomber. 
Pourtant, cette nuit-là ne ressemble pas aux autres. La tête collée au bitume, dans l’urine et la poussière, Andréa a mal.
Alex est flic et mère célibataire. Elle officie aux crimes et délits sexuels d’un commissariat du nord de Paris. Chaque jour, elle voit défiler les plaintes pour viol, harcèlement, atteinte à la pudeur. L’ambiance est à l’anesthésie générale et il faut parfois lutter pour continuer à compatir. Ses parades pour éviter de sombrer : la bière, sa fille et les statistiques. Sauf quand deux affaires viennent perturber la donne.

dimanche 6 mars 2016

↓ Extinction de Matthew Mather

Extinction est un roman apocalyptique survivaliste de Matthew Mather publié chez Fleuve éditions.

New York, veille de Noël. Une gigantesque tempête de neige met la ville hors du monde. Les communications sont coupées. Mike Mitchell, sa famille et ses voisins, se retrouvent sans eau, sans chauffage et presque sans nourriture. La loi du plus fort règne. Mike doit tout faire pour sa survie et celle des siens. 

Extinction (Cyberstorm en VO) est un roman apocalyptique survivaliste qui coche toutes les cases du genre, pour le meilleur et surtout pour le pire. A New York, Mike, sa femme, leur fils et leurs voisins sont soudain coupés du monde par une tempête, mais aussi par ce qui ressemble à une coupure volontaire des communications, après d'inquiétantes annonces d'épidémie ou encore de guerre avec la Chine. Bien les boules quoi, et en plus y a plus rien à manger, plus de chauffage et les voisins sont inquiétants.

Ce roman se lit très facilement et très vite. Il n'y a pas de style, c'est un récit survivaliste qui regroupe les peurs actuelles : épidémie, perte des communications (téléphone et internet), défaillance de la technologie et du gouvernement, cyberattaque, super-tempête...

mercredi 26 novembre 2014

↓ La Légende des Niveaux Fermés de Gilles Thomas

La Légende des niveaux fermés est un court roman de SF de Gilles Thomas, pseudonyme de Julia Verlanger. D'abord publié chez le Fleuve Noir en 1978, il a été repris dans la belle collection des Trésors de la SF de Bragelonne en 2010, dans le recueil Les Parias de l'impossible (le cinquième volume de l'intégrale de l'auteure).

L'homme qui se trouvait devant moi avait commis une faute grave, il avait été jugé et condamné au Rejet. À présent, la Matriarchie le recrachait comme un corps étranger. Il n'avait plus sa place nulle part. Ni droit à la moindre parcelle de nourriture. La fente buccale de son masque existait pour lui permettre de boire, afin qu'il ne meure pas trop vite. Le masque soudé à sa tête le désignait à tous comme un coupable. Quiconque le découvrait devait frapper la tête en hurlant : ``Rejeté ! Rejeté !'' pour que d'autres prennent part à la curée. Le condamné vivrait ses derniers jours dans une fuite perpétuelle, refusé partout, ne pouvant espérer nul repos, jusqu'à ce que l'épuisement l’empêche de courir une fois encore...

jeudi 6 novembre 2014

Les Disparus de Mapleton de Tom Perrotta

Les Disparus de Mapleton est un roman de Tom Perrotta paru au Fleuve Noir en 2013, et a inspiré la série américaine The Leftovers, qui est également le titre original du livre. Titre VO bien plus parlant que le titre VF, puisqu'il désigne les restes, ou la survivance d'un autre temps, et traduit parfaitement ce que ressentent les personnages.

Que feriez-vous si certains de vos proches, de vos amis, de vos voisins, disparaissaient soudain en même temps, en une fraction de seconde ? Sans aucune explication ? Pourriez-vous continuer à vivre comme si de rien n'était ? C'est la question que se posent les habitants de Mapleton. Même s'ils n'ont pas été touchés directement, Kevin, le nouveau maire, sa femme Laurie et leurs deux enfants, Tom et Jill, se débattent pour retrouver un sens à leur vie. Laurie part rejoindre une secte de « pénitents », Tom un groupe d'illuminés hippies, et Jill, autrefois lycéenne modèle, se livre à tous les excès.

vendredi 15 novembre 2013

Puzzle de Franck Thilliez

Le Thilliez nouveau est sorti, et il s'intitule Puzzle. Il est publié en papier chez le Fleuve Noir et en numérique chez 12-21.

Ilan est un adepte des jeux grandeur nature, des chasses au trésor. Avec son ex Chloé, ils recherchent l'entrée d'un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, seulement le nom : Paranoïa. Le jour venu, ils reçoivent enfin la règle numéro 1 : Quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est la réalité. Suivie quelques heures plus tard, de la règle numéro 2 : L'un d'entre vous va mourir. Ils sont huit, mais pas pour longtemps...

jeudi 10 octobre 2013

Ceux de l'autre rive de Christopher Buehlman

C'est la faute de Gromovar !

Ceux de l'autre rive de Christopher Buehlman est un premier roman qu'on pourrait qualifier d'horrifique, paru chez le Fleuve Noir en papier et chez 12-21 en numérique.

1935. Franck a hérité de la maison de sa tante dans le Sud des États-Unis, en Géorgie. Malgré la demande de cette dernière qui lui commande instamment dans son testament de vendre la maison, il décide de s'y installer avec sa future femme, Eudora. Son arrière-grand-père est tristement célèbre dans la région pour avoir été un grand propriétaire terrien et esclavagiste, qui fut massacré par ses esclaves lors d'événements qui restent assez obscurs. C'est sur cette histoire que Franck voudrait écrire un livre. Seulement tout le monde n'est pas disposé à en parler, et la forêt sur l'autre rive (où se trouvait l'exploitation) effraie tous les habitants du village, au point qu'ils font régulièrement des offrandes en y envoyant des porcs.

jeudi 29 août 2013

Purgatoire des innocents de Karine Giebel


Dans le cadre du Mois de Karine Giebel sur Book en Stock en septembre, j'ai reçu son dernier thriller, Purgatoire des innocents au Fleuve Noir. De cette auteure, j'ai déjà pu découvrir avec plaisir la nouvelle J'aime votre peur, uniquement disponible en numérique (but with fucking DRM - mais elle est vachement bien).

Voici donc un pavé de 600 pages qui ne sera pas un coup de cœur mais bien un coup de poing, lu en deux jours et surtout en peu d'heures.

dimanche 4 août 2013

J'aime votre peur de Karine Giebel

Le pitch :
L'Empreinte sanglante d'un pied nu, la suivre au long d'une rue...L'auteur s'est amusé à suivre les règles d'un petit jeu d'écriture : donner corps à une idée en devenir depuis presque un siècle et demi, posée par Nathaniel Hawthorne - l'un des pères de la littérature américaine, dans un texte au nombre de signes limité.

Mon avis :
J'ai reçu J'aime votre peur dans le cadre de ma participation au challenge Karine Giebel sur Book en Stock. En effet, septembre sera "Le Mois de" cette auteure sur le blog de Dup' et Phooka. C'est une nouvelle 100% numérique éditée par 12-21.

Maxime Hénot, un psychopathe et prédateur sexuel, s'évade de prison. Yann Dumonthier, le flic qui l'a coffré, va tenter de le retrouver avant que le pire ne se produise. Pendant ce temps, une éducatrice emmenant un groupe d'enfants handicapés en vacances arrive au car qui va les mener à destination : le chauffeur n'est pas celui qui devait se présenter et semble avoir eu son permis dans une pochette surprise, pendant que l'éducateur sportif qui les accompagne a l'air de découvrir son sac de voyage et lui parait plutôt incompétent pour un professionnel.

mardi 20 novembre 2012

♥ Timeville : et si vous et votre famille vous réveilliez en 1980 ? de Tim Sliders

Le pitch :
Un matin, lorsque la famille Cartier se réveille, Anna la mère de famille comprend qu'ils ont fait un voyage dans le temps au tout début des années 1980. Ils se retrouvent précisément à l'époque où Anne et David se sont rencontrés et se sont juré un amour éternel... Qui les a envoyés là et pourquoi ? Et comment feront-ils pour retourner en 2012 ?

Mon avis :
"Y a que trois boutons à la télévision et je trouve plus la télécommande ! Et puis, il y a un gros robot avec des cornes jaunes qui envoie des éclairs sur des soucoupes volantes. C'est pas ça, Beyblade !"

Je suis tombée par hasard sur Timeville à la librairie le jour de sa sortie, alors que je n'avais prévu l'achat que pour janvier 2013. Écrit par Tim Sliders, pseudonyme d'un "écrivain et scénariste franco-américain de renom" (si quelqu'un sait qui c'est ?) et publié chez le Fleuve Noir, je dois dire que le pitch, la couverture, les années 80, tout cela était bien alléchant !

lundi 29 octobre 2012

↓ Robopocalypse de D. H. Wilson



Le pitch :
Un éminent scientifique a mis au point une intelligence artificielle qui dépasse de loin toutes ses espérances. Ce qu’il n’a pas prévu c’est que cette IA, un simple ordinateur à première vue, estime que l’homme est nocif pour la planète et a donc décidé de l’éliminer en utilisant le réseau à sa disposition : toutes les machines électroniques de la vie quotidienne mais aussi militaires…

Mon avis :
Robopocalypse de D. H. Wilson (un roboticien !) vient d'être publié au Fleuve Noir. Les droits ont déjà été achetés et le film est en route. Nous aurons donc droit à un Terminator en beaucoup moins bien.

mercredi 9 mai 2012

☺ La route de Haut-Safran : La tyrannie de l'arc-en-ciel tome 1 de Jasper Fforde

Le pitch :
Bienvenue dans la Chromocratie ! Ici, les citoyens sont normaux, à la différence près qu'ils naissent Gris, Jaunes, Verts, Bleus, ou encore Rouges en fonction des couleurs qu'ils distinguent. Le rôle de chacun dépend justement de cette singularité. Les Pourpres accèdent aux postes les plus agréables tandis que les Gris, incapables de discerner les nuances éclatantes, sont traités en esclaves. Et comme dans toute tyrannie digne de ce nom, les autorités veillent à ce que cet ordre soit respecté ! 
Edward Rousseau est un jeune homme Rouge sans histoire, promis à un bel avenir. Jusqu'au jour où un compagnon rencontré par hasard dans un train disparaît, dans l'indifférence la plus totale. Dès lors, de mystérieux incidents l'interpellent : on lui confisque ses papiers, il apprend que le médecin de la ville est mort dans des circonstances étranges... Sa rencontre avec Jane, une Grise effrontée au nez exquis, va confirmer ses soupçons : ces événements cachent une vérité effrayante. 

Mon avis :
J'ai été charmée par mon tout premier roman de Jasper Fforde, qui est en réalité son dernier en date, publié aux Éditions du Fleuve Noir. Oui j'aime bien faire les choses à l'envers.

Eddie Rousseau est un Rouge, c'est-à-dire qu'il ne perçoit que la couleur rouge. La couleur perçue par les gens détermine leur place dans la société, des Gris, ouvriers méprisés et surexploités, aux Pourpres, bourgeois tout-puissants. Tout a basculé suite au Truc Qui S'Est Passé, dont tout le monde ignore ce que c'est, et qui a provoqué la fin des Précédents (nous quoi). Ce concept coloré très original imaginé par l'auteur nous accompagne tout au long de la lecture, dans les moindres détails. Et c'est un pur bonheur !

Jasper Fforde a des délires absurdes et des dialogues invraisemblables qui me font immanquablement penser à son illustre compatriote Terry Pratchett. Si c'est pas la classe d'être comparé ainsi au maître ! De toute façon, pour écrire un livre pareil, il fallait être anglais. 

Pour vous donner un exemple, il y a dans le monde d'Eddie des règles, dites Paroles de Munsell, qui le régissent strictement. L'une d'elles stipule l'interdiction de produire des cuillères, qui sont donc devenues particulièrement recherchées... Il est aussi interdit de se marier entre couleurs complémentaires, ou encore de sortir après la tombée de la nuit. Des Bonds en Arrière sont également régulièrement mis en place, supprimant peu à peu toute technologie, artéfacts et écrits des Précédents. Comme vous le devinez, c'est dans un monde totalitaire que se déroule notre histoire.

Les Bonds en Arrière successifs avaient vidé les rayonnages de tout ce qui était
science, histoire, biographie, géographie, cuisine, bricolage, art
et maintenant la fiction genre après genre.

Pour la petite histoire, mais enfin Wikipédia, c'est qui Munsell ??

L'atlas de Munsell est le système d’identification des couleurs
le plus largement reconnu aux États-Unis.
Il a été inventé par Albert H. Munsell en 1909, et classe les couleurs
en fonction des teintes, valeurs (luminosité) et chroma (saturation).
(L'article entier à lire ici)


L'intrigue s'installe progressivement, comme on peut l'attendre dans le premier tome d'une trilogie, qui sera certainement de très bonne qualité. Tout s'accélère dans la dernière partie, très marquante, et les révélations sont flippantes !

Le narrateur, que l'on pourra parfois trouver un peu lent, voire naïf, découvre au fur et à mesure de son exil à Carmin-Est des événements bizarres. Toutefois sa "naïveté" est contrebalancée par son intuition et sa déduction, et nous permet de voir son évolution au long du récit.

Ce tome 1 me laisse avec beaucoup de questionnements, et impatiente quant à la suite de cette trilogie post-apo absurde prometteuse ! Je suis ravie d'avoir découvert Jasper Fforde, un auteur que je vais suivre de près, ce que je fais d'ailleurs dès tout de suite en lisant avec plaisir L'Affaire Jane Eyre dans le cadre d'une lecture commune avec le Cercle d'Atuan.

Retrouvez la chronique de Cachou qui a achevé de
me convaincre de lire ce super bouquin !

CITRIQ

mardi 6 décembre 2011

The City & The City de China Miéville


Le pitch :
Les habitants de Besźel et d'Ul Qoma, villes doubles partageant le même territoire, ont interdiction absolue d'entrer en contact avec leurs voisins. La moindre infraction à cette règle déclenche l'intervention de la Rupture, une force de police secrète dont tous redoutent l'efficacité impitoyable. Quand le cadavre d'une inconnue est découvert dans un terrain vague de Besźel, l'inspecteur Tyador Borlu comprend vite que ses ennuis ne font que commencer. Non seulement la jeune femme, étudiante en archéologie, a été tuée à Ul Qoma, mais ses recherches inquiétaient jusqu'aux plus hautes sphères. Et menaçaient de mettre en danger l'équilibre précaire entre les deux villes...

Mon avis :
On peut dire que le résumé de ce roman publié au Fleuve Noir a tout de suite capté mon attention ! Pourtant je ne me rendais pas encore compte de toutes les implications de ce postulat étrange : deux villes occupent le même point géographique, elles sont comme superposées.
 
Comme dit plus haut, Borlù, un policier intègre, mais surtout tenace, enquête sur le meurtre d'une étudiante américaine en archéologie retrouvée morte à Besźel, mais qui vivait à Ul Qoma. Ces deux villes ont beau être en une même localisation, elles n'en sont pas moins dans deux pays différents. Ce qui entraîne des contraintes incroyables pour leurs habitants au quotidien, qui ont pour obligation de s'éviser. Subtil mélange, vous l'aurez compris, entre les mots éviter et vision. Ils peuvent aussi s'inouïr... Sans compter qu'ils doivent aussi éviter de se rentrer dedans. En cas d'infraction à cette loi, la Rupture, sorte d'autorité suprême, s'occupe du contrevenant, de manière souvent radicale. La pression que subissent les habitants est palpable.

Une vieille dame s'éloignait lentement, d'un pas bancal, pataud. Elle a tourné la tête vers moi. Comme sa démarche m'avait frappé, j'ai croisé son regard. Voulait-elle me dire quelque chose ? [...]
Un sursaut violent : je m'étais rendu compte qu'elle n'était pas du tout sur GunterStràsz, et que je n'aurais jamais dû la voir. Aussitôt, mortifié, je me suis détourné...

L'enquête est prenante, grâce à/malgré la place que prennent les deux cités dans le récit. J'adore les histoires de villes kafkaiennes, et pour le coup j'ai été servie. Miéville crée un univers complexe avec sa politique, son Histoire, et a le chic pour nous mettre dans la peau des citadins et nous faire ressentir la pression qu'ils subissent. Parmi mes villes insensées et sans issue (dites-le plusieurs fois à voix haute, c'est drôle) préférées, je vous citerai Retrocity ou encore celle du superbe roman de Paul Auster Le voyage d'Anna Blume.

Il est bon de noter que quelques touches d'humour et de sympathiques clins d'oeil jalonnent la lecture, nous accordant un peu de répit. 

- Ne partez pas, ai-je conclu. Je reviendrai.
Aikam avait reconnu l'expression, bien que je l'aie dite en anglais. Il a souri, et je l'ai répétée à son intention en imitant l'accent autrichien. Yolanda n'a pas saisi.

China Miéville a reçu de nombreux prix pour cet ouvrage, dont le prix Hugo du meilleur roman 2010 et le prix Arthur C. Clarke 2010 pour ne citer qu'eux.  

The city & the city se révèle finalement un ouvrage complexe mais prenant. C'est un livre auquel il faut commencer par s'accrocher avant de finir totalement happé par le récit.

Pages vues