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lundi 15 juillet 2013

Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu

Le pitch :
Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup. Aidé d’un détective à la retraite et d’un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d’obus qui lui sert de cœur ». Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?

Mon avis :
Quand j'ai rencontré ce livre, j'ai tout de suite eu envie de l'ouvrir. Je n'avais jamais goûté à la plume de Mathias Malzieu et ce titre Le Plus petit baiser jamais recensé publié chez Flammarion était suffisamment intriguant pour me mettre l'eau à la bouche.

jeudi 7 juin 2012

Ceux qui osent de Pierre Bordage

Le pitch :
La guerre fait rage entre les royaumes coalisés des Amériques et l'Arcanecout, dernière terre libre pour Jean et Clara. Jean est parti sur le front et se bat auprès des troupes alliées, avec son ami indien Élan-Gris. Il a laissé Clara seule, dans les hauteurs de San Francisco. La ville est délabrée, la population meurt de faim. Mais la jeune femme se bat avec ses compagnes d'infortune pour survivre. Jean et Clara connaîtront-ils un jour le bonheur d'être ensemble ? 

Mon avis :
Ceux qui osent est le 3ème tome d'une série commencée par Ceux qui sauront et poursuivie par Ceux qui rêvent, tous écrits par mon adoré Pierre Bordage pour la (malheureusement) défunte collection ado Ukronie chez Flammarion. Franchement c'est bien dommage qu'elle n'existe plus, on n'y trouvait que des textes de qualité et cela permettait de faire découvrir l'uchronie aux plus jeunes. Je vois cependant que Flammarion continue de publier certains récits uchroniques sous la même maquette, mais sans référence de collection sur l'ouvrage, ce qui reste une belle initiative.

Dans cet opus, Jean doit partir à la guerre pour défendre l'Arcanecout, dernier pays libre du monde où chacun pouvait jusqu'ici vivre en paix, contre les royaumes coalisés voulant le détruire. Il laisse ainsi Clara à San Francisco.

C'est le lieu de tous les possibles. Le lieu où tout commence à chaque instant.
Le lieu où les êtres humains osent.

Il faut savoir que les révolutions n'ont pas eu lieu, ou n'ont pas eu le résultat que l'on connait dans notre présent, et que la plupart des pays sont des royaumes tyranniques, où l'aristocratie fait mourir de faim le peuple. Clara était une aristocrate, et Jean un enfant du peuple privé d'enseignement, l'école étant interdite, mais l'amour est plus fort que tout, évidemment.

Alors bon, sérieusement, connaitront-ils un jour le bonheur d'être ensemble ? Parce que ça fait quand même 3 tomes qu'ils galèrent les pauvres ! Bon ok, dans le premier ils se sont rencontrés, ont été séparés, dans le second encore une séparation violente, et rebelotte dans le 3ème, quand Jean doit partir à la guerre. Mais c'est du Pierre Bordage, donc malgré cette répétition de l'histoire, je serai indulgente, car comme d'habitude, c'est vraiment de la bonne !

Nous naviguons, comme souvent dans les romans de l'auteur, d'un personnage à l'autre, à chaque changement de chapitre. Je dois dire qu'on retrouve dans ce livre toutes les ficelles d'un bon Bordage : la séparation des amoureux, l'aventure, le suspense par les chapitres alternés, un univers riche et des personnages attachants. Cela est peut-être même un peu trop évident : on sent bien le côté jeunesse du récit, et l'on voit venir, nous lecteurs "aguerris", les rebondissements de l'intrigue.

Cependant Ceux qui osent reste une lecture plus qu'agréable, qui coule toute seule et se lit d'une traite. Il m'a énormément fait penser aux Chroniques d'Alvin le Faiseur d'Orson Scott Card, dont on retrouve certains éléments : une Amérique uchronique, des indiens, de la magie ou du moins des phénomènes étonnants comme les apparitions des grizzlis lorsqu'Elan Gris, ami indien de Jean, est en danger. Je me rappelle encore avec plaisir de la lecture de cette saga.

Pierre Bordage nous fait aussi partager ses thèmes préférés, ses combats contre le racisme et la bêtise humaine. Il cherche clairement à nous montrer l'importance du respect de l'autre, de ses différences (avec les indiens "Les Rouges") et de ses particularités (avec Jack ou encore Elie, jeunes garçons que l'on devine autistes). La Femme a elle aussi beaucoup de courage dans les récits de l'auteur, et c'est toujours un plaisir de se voir ainsi mettre en avant !

Je terminerai sur la magnifique couverture de Benjamin Carré (il ne pouvait en être autrement de sa part), que j'aime beaucoup, avec ce sous-marin très impressionnant derrière ce frêle esquif de pêcheuses... Je me permets de vous montrer d'autres œuvres de cet artiste.

Illustration de couverture de Ceux qui rêvent, par Benjamin Carré


Tokkun, par Benjamin Carré
Pour conclure, voici encore une belle aventure vécue grâce à ce fabuleux conteur qu'est Pierre Bordage. Malgré des rebondissements et une fin un peu trop attendus, il nous offre un roman uchronique de qualité bourré de messages importants pour la jeunesse (et les autres aussi !).


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