Soleil Vert est un classique de la SF dystopique. Écrit par Harry Harrison en 1966, paru pour la première fois en France en 1974 après le succès de son adaptation cinématographique l'année précédente, il est aujourd'hui réédité dans la collection
Nouveaux Millénaires de J'ai Lu, et bénéficie d'une nouvelle traduction.
J'avais déjà donné sa chance à ce roman il y a quelques années. Je n'avais pas réussi à dépasser la cinquantaine de pages, et ne me restait que le souvenir d'une atmosphère lourde et étouffante. A l'occasion de cette nouvelle traduction, et l'expérience m'ayant appris qu'on peut finalement apprécier un livre des années après l'avoir abandonné, je retente le coup.
Tandis que l'humanité s'apprête à entrer dans le troisième millénaire,
la surpopulation est devenue telle que les ressources naturelles ne
suffisent plus à couvrir ses besoins. La nourriture et l'eau sont
rationnées, il n'y a plus de pétrole, plus guère d'animaux. Trente-cinq
millions de New-Yorkais, pour la plupart sans emploi ni logement, se
battent pour survivre. Andy Rush a un travail, lui. Tous les jours, avec
les autres policiers de sa brigade, il part disperser les émeutes de la
faim qui se produisent lors de chaque nouvelle distribution de
nourriture de synthèse. Alors, qu'importe si un nabab aux activités
louches s'est fait descendre ? S'il parvenait à attraper le meurtrier,
Andy le remercierait presque pour services rendus ?