vendredi 23 novembre 2012

↓ Les Amants de l'apocalypse de Joss Ware

Le pitch :
Un homme sans avenir...
Quand le Dr Elliott Drake se réveille d'un mystérieux sommeil qui a duré cinquante ans, le monde tel qu'il l'a connu n'existe plus. Les villes sont désormais ravagées, et la civilisation est contrôlée par de dangereux immortels. Elliott possède un nouveau don extraordinaire, qui lui est inconnu, celui de disparaître, mais il survient avec des conséquences fatales.

Une femme avec un passé...
Jade réussi à échapper de justesse aux immortels et elle est maintenant déterminée à se venger. Elle ne fait confiance à personne, jusqu'à ce que survienne Elliott. Son regard perçant et tentant fait voler en éclat ses défenses, mais le beau docteur semble posséder de dangereux secrets. Est-ce prudent de lui confier son coeur?
S'ils veulent survivre dans ce nouvel univers, très sombre, Jade et Elliott doivent travailler ensemble pour combattre les forces qui les emmènent bien au-delà du danger.

Mon avis :
Les Amants de l'apocalypse est un roman tout pourri de Joss Ware (Award-winning author !), qui fait partie d'une série, publié dans la collection Pour elle chez J'ai Lu.

Quand j'ai proposé cette lecture commune pour rire, j'étais loin d'imaginer la pénibilité de la chose. J'ai lutté pour aller au bout. Je sais que Lelf l'a terminé aussi (en premier !), mais je doute que tout le monde persévère autant ! Je suis allée jusqu'à la fin du navet, puisque JE l'avais proposé, JE me devais de souffrir jusqu'au bout. Maintenant souffrez avec moi. Voici la recette de la romance post-apocalyptique. C'est de la soupe. Vous allez manger.

Ingrédients :
*des personnages en surnombre, ça fait genre l'auteure est douée pour entremêler les intrigues. (faux). Et ça lui permettra probablement de faire un bouquin par personnage. (Pognon).

*des monstres assoiffés de sang, les gangas, provenance inexpliquée, qui s'attaquent aux blonds. Puis ensuite ne s'attaquent jamais aux blonds. Puis qui s'attaquent uniquement aux blonds. Bref on comprend rien.

*des grands méchants, les Étrangers, avec un cristal qui les rend presque immortels, et très cons.

*une fin du monde invraisemblable qui restera inexpliquée, incluant l'apparition d'un nouveau continent (L'Atlantide apparemment)

*du cul en veux-tu, en voilà, même quand tu veux que ça s'arrête, ça dure 5 pages.

*de la réflexion à deux balles pour retarder le cul et faire monter la pression. L'auteure a trop regardé Dawson.

*du sexisme, à la hauteur de mes attentes, voire plus. Au-delà du supportable.

*des incohérences à la pelle.

*un dictionnaire des synonymes.

Préparation :
  1. Tu prends les personnages en surnombre, tu leur donnes des pouvoirs, la jeunesse, des gros muscles (ou des gros seins), et tu mélanges. (Elliott, Jade, Zoé, Wyatt, Simon, Quent, Trixie, Luke, Preston, Marck, Geoff, Théo, Lou, Vaughn...)
  2. Tu les mets ensuite par paire, avec un soupçon de cul, et surtout beaucoup d'attente, avec des questions pourries (m'aime-t-elle, je ne veux pas partager, couche-t-elle avec d'autres hommes, puis-je la toucher... blablabla), ça fait sautiller les filles.
  3. Tu ajoutes les grands méchants, avec les monstres assoiffés et tu balances tout ça sur l'appareil déjà réalisé.
  4. A chaque instant de la recette, agrémenter d'incohérences en ayant la main lourde. Très lourde. Genre les monstres s'attaquent aux blonds. Puis non. Puis si. Puis re-non. Et re-si... Ou une résistance qui dévoile ses secrets aux nouveaux venus plus vite que la commère du quartier.
  5. De temps en temps, tu saupoudres d'un mot intelligent grâce à ton dictionnaire des synonymes : melliflue, éphélide, térébrant. Mais attention, pas trop souvent, ou tes lectrices ne comprendront plus rien.
  6. Tu continues à rajouter de plus en plus de cul, ça doit bien faire monter la mayonnaise (haha).
  7. N'oublie pas de mettre du sexisme, après tout c'est un livre pour femmes.
Voilà c'est prêt ! Une bonne grosse soupe indigeste. Ne pas oublier les sacs à vomi.


Illustrations :

Du cul de l'amour :
"-Est-ce... ma... flèche..., dans votre... poche ? souffla-t-elle.
-Non, ce n'est pas la vôtre, mais vous pouvez vous en servir, repartit-il"

"Le spectacle que représentait cet athlétique corps d'homme, le travail des muscles en action, mettait Jade en ébullition"

"Oh, mon Dieu, un ganga venait de déchirer sa chemise. Quand elle fut réduite en lambeaux, Jade eut sous les yeux les pectoraux et les épaules luisants de transpiration, comme enduits d’une pellicule nacrée"

"La langue d'Elliott fouillait sa bouche. [...] Elle répondit par une fougue pareille à la sienne tandis qu'un brasier dont il était le pyromane et que lui seul pouvait éteindre grondait dans son corps. Tenaillée par le désir, elle tremblait, en proie à une intense excitation..."  

"-Tu es prête ?
Elle sursauta. Il ne venait pas de se réveiller à l'instant, manifestement. Et... et contre ses reins, elle sentait son sexe tendu. Un soupçon de regret lui traversa l'esprit." (j'aime bien la précision du fait qu'il ne venait pas de se réveiller, donc c'est pas la bandaison du matin, c'est ça !)

Du sexisme une vie rêvée :
"Pas de gratifiante carrière hospitalière, pas de coquette maison où l'aurait attendu avec impatience une ravissante épouse au terme d'une épuisante mais passionnante journée de travail aux urgences. Les jours où il aurait eu le moral en berne, son épouse l'aurait écouté s'épancher pendant le dîner. La soirée se serait poursuivie avec un bon verre de vin ou deux après avoir couché les enfants, devant un feu de cheminée, et un moment coquin..." 

"-Non, Jade. Je... je ne peux pas.
Elle rit, mal à l'aise. Manifestement elle ne comprenait pas.
-Qu'est-ce qui se passe ? Tu... tu ne veux pas m'embrasser ?
-ça ne m'intéresse pas, de figurer à ton tableau de chasse, parmi tes autres trophées.
-Mes trophées ?
-Je ne partage pas. [...] Je ne partage pas avec Luke ni avec le cow-boy du club, hier soir : oui, je t'ai vue partir avec lui. Ni avec aucun des hommes que tu dois t'offrir au gré de tes haltes."

"Il se pencha pour atteindre ses seins. Elle résista à grand peine à l'envie d'user de brutalité : le mettre de mauvaise humeur scellerait la fin de leur alliance. Elle devait donc jouer la prudence et se montrer diplomate."

Bon j'arrête, vous avez assez mangé pour cette fois ! 


L'avis de Lhisbei qui a lu un tiers du roman, avant d'essayer de se jeter par la fenêtre, puis de revenir à la raison grâce à un livre plus intéressant !
L'avis de Lelf, qui a survécu mais est très en colère ! 
Petit clin d'oeil à Acr0 et son délicieux blog de cuisine La carotte est cuite ;-)


Lecture commune avec
Phooka
Mr Malevil 
Vert 
Lhisbei
Lelf
Cornwall
CITRIQ

17 commentaires:

  1. Wouhou, festival ! :D
    Quelle persévérance !

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  2. Huhu, ça donne presque envie de le lire pour se rendre compte par soi-même...

    Nan, je rigole :D

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  3. J'adore. Il a écrit d'autres choses Joss ?

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  4. c'est une femme c'est ça le pire ! va sur son site (tout en haut de la chronique, tu verras ses "œuvres", il me semble qu'il y a des trucs de vampires et tout. normal.

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  5. Je ne vais pas tenir, c'est trop duuuuur !

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  6. Du bon gros Harlequin bit-lit, belle abnégation de lire çà sans brûler le bouquin !

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  7. @Emma : dur comment ? mouahahaha

    @Xapur : je l'ai brûlé après

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  8. OMG, j'ai le droit de mettre mon droit de veto pour la participation de cette chose à mon challenge ? :D

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  9. là j'ai calé dans la lecture mais mardi je devrais avoir deux heures d'attente pas sympas à tuer. j'en profiterai peut-être pour avancer (mais j'avoue que je préférais le Harlequin lu l'année dernière ^^)

    (par contre ton capcha c'est juste infernal - y'a pas de filtre anti-spam chez blogger ?)

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  10. Bon courage !
    Non mais c'est la merde les spams en ce moment, j'en ai 50 par jour, un bon quart qui est publié, c'est chiant.
    Je les renlève mais je ne suis pas sûre de ne pas les remettre bientôt !

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  11. Bah si tu es spammée et que ça permet d'éviter ça, laisse les capchas hein.
    (canalblog a un bon filtre anti-spam alors j'imagine toujours qu'il en est de même partour).

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  12. Mouahahah, j'aime beaucoup ton billet :D

    Faut quand même être un peu farci du ciboulot (oui, ça se dit probablement pas, mais on aura compris ce que je veux dire) pour lire des daubes comme ça :D

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  13. Farci, daube, tu es dans le ton Olya !

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  14. Ca c'est de la critique! Magnifique!

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  15. Je suis contente d'être arrivée sur la blogo après cette marvellous LC...

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