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mardi 6 septembre 2016

☆ Impact, tome 3 de la trilogie Dernier meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters

"Je lève les yeux vers le ciel, vers l'incertain soleil gris puis au-delà, en m'imaginant que je peux voir 2011GV1 à son emplacement actuel. Il est proche, maintenant, à un peu plus de trois millions de kilomètres, notre plus proche voisin. Il paraît que pendant les deux dernières nuits on le verra à l’œil nu, une nouvelle étoile, une tête d'épingle en or dans les cieux noirs. Il paraît que juste avant l'impact, le ciel s'illuminera férocement, comme si le soleil explosait, et qu'ensuite nous le sentirons, même de l'autre côté de la Terre nous le sentirons, le monde entier vacillera sous le choc."

Impact est le troisième et dernier tome de la trilogie Dernier meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters, parue chez Super 8 éditions. Pour éviter tout spoiler, vous pouvez consulter la chronique du tome 1 pour lequel j'avais eu un véritable coup de cœur, et du 2 qui m'avait un peu déçue.

Voici la conclusion tant attendue aux aventures du Last policeman, l'ultime enquête d'Hank Palace dans un monde sur le point de finir, percuté de plein fouet dans quelques jours par un astéroïde. C'est le temps qu'il reste à notre flic préféré pour enquêter sur la disparition de sa soeur Nico.

Les derniers jours sont arrivés. Ancien agent des forces de police de Concord (New Hampshire), Hank Palace a trouvé refuge dans les bois de Nouvelle-Angleterre, où d’anciens collègues se sont rassemblés pour attendre la fin. Mais son esprit n’est pas encore en paix. Il lui reste une affaire à régler, la plus importante peut-être : celle de la disparition de sa sœur Nico, qui semblé liée aux activités d’un énigmatique culte pseudo-survivaliste qui entend encore sauver le monde, envers et contre tout.
L’humanité entre maintenant dans ses derniers soubresauts. En route pour l’Ohio, où l’attend manifestement une révélation tragique, l’inoxydable Hank, accompagné du chien Houdini et de son ami Cortez, découvre à bicyclette ce qui reste de l’Amérique : un monde en ruine et déserté par la technologie, un territoire hostile peuplé de gangs fanatiques, d’immigrants illégaux, de groupuscules religieux… et d’une communauté amish qui pourrait bien l’amener à reconsidérer toute sa perception des choses.

Un dernier tome que j'ai dévoré en 24 heures !

mercredi 20 janvier 2016

J-77, tome 2 de la trilogie Dernier meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters

Dernier meurtre avant la fin du monde publié chez Super 8 a été un coup de cœur l'année dernière. C'est donc avec plaisir que j'ai vu arriver J-77 dans ma boîte à lettres. On dit toujours que le second tome d'une trilogie est le plus faible. Malheureusement ça se confirme ici.

La fin du monde ? Elle arrive. Dans 77 jours maintenant, l’astéroïde 2011GV1 va s’écraser sur Terre, quelque part en Indonésie, et c’en sera fini de l’humanité. Plutôt que de se lever le matin pour aller travailler, les Américains – et on les comprend – préfèrent concrétiser d’urgence la liste des cent choses qu’ils ont envie de faire avant de mourir avec, évidemment, tous les excès que cela implique. Pourtant, il reste un homme, un seul, bien décidé à faire son job jusqu’au bout : Hank Palace, ancien flic de la police de Concord. Déterminé à retrouver Brett Cavatone, le mari de sa nounou qui a mystérieusement disparu, Hank se lance dans une quête désespérée, et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Mais son courage et sa droiture suffiront-ils ? Car rien n’est simple dans un pays livré à une anarchie sans nom, où l’électricité et les télécommunications ont rendu l’âme et où les pillages sont quotidiens.

J-77 est la suite de l'excellent Dernier meurtre avant la fin du monde. Ben H. Winters nous y présente la suite des tribulations de Hank Palace, un ex-flic qui évolue dans un monde en chute libre : l'astéroïde Maïa va s'écraser sur Terre dans 77 jours, et la plupart des gens vont mourir. Difficile de garder son sang froid dans ce cas. Tout part en cacahuètes, chacun cherche à utiliser "au mieux" ses derniers jours : partir vivre son rêve, essayer de trouver une solution pour survivre, se venger, tuer... Mais pas Hank.

mercredi 11 février 2015

♥ Dernier meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters

Dernier meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters est le premier tome d'une trilogie "polar apocalyptique" publié chez Super 8. Je l'ai dévoré en une journée !

À quoi bon tenter de résoudre un meurtre quand tout le monde va mourir ? Concord, New Hamsphire. Hank Palace est ce qu’on appelle un flic obstiné. Confronté à une banale affaire de suicide, il refuse de s’en tenir à l’évidence et, certain qu’il a affaire à un meurtre, poursuit inlassablement son enquête. Hank sait pourtant qu’elle n’a pas grand intérêt puisque, dans six mois il sera mort. Comme tous les habitants de Concord. Et comme tout le monde aux États-Unis et sur Terre. Dans six mois en effet, notre planète aura cessé d’exister, percutée de plein fouet par 2011GV1, un astéroïde de six kilomètres de long qui la réduira en cendres. Aussi chacun, désormais, se prépare-t-il au pire à sa façon. Dans cette ambiance pré-apocalyptique, où les marchés financiers se sont écroulés, où la plupart des employés ont abandonné leur travail, où des dizaines de personnes se livrent à tous les excès possibles alors que d’autres mettent fin à leurs jours, Hank, envers et contre tous, s’accroche. Il a un boulot à terminer. Et rien, même l’apocalypse, ne pourra l’empêcher de résoudre son affaire.

vendredi 21 décembre 2012

[Bilan] Billet de clôture du challenge Fins du monde



Et voilà c'est fini. La fin du monde nous a loupés, mais ne vous inquiétez pas, en 2046 une météorite géante a une chance sur 625 de nous percuter, ce qui, à l'échelle de l'univers représente, comment dire, que dalle !

En attendant, voici le bilan de ma participation au merveilleux challenge Fins du monde de Tigger Lilly, que j'ai adoré il faut bien l'admettre. C'est mon kiffe, et je vous prie de croire que mon rythme de lecture de post-apo ne va absolument pas se ralentir !

Voici la totalité de mes lectures dans le cadre du challenge ;-)

Lectures 2011 (inscription le 10 décembre)

  1. Plop, Rafael Pinedo
  2. Vivants, Isaac Marion
Lectures 2012

  1. Le passage, Justin Cronin
  2. Zombie Thérapie, Jesse Petersen
  3. Zombie Business, Jesse Petersen
  4. Le crépuscule de Briareus, Richard Cowper
  5. Chroniques du Pays des Mères, Elisabeth Vonarburg
  6. L'ombre dans la vallée, Jean-Louis Le May
  7. Les survivants de l'humanité, JM et Randy Lofficier
  8. La route de Haut-Safran - La tyrannie de l'arc-en-ciel Tome 1, Jasper Fforde
  9. Les aventures de la fin du monde, Vincent Caut
  10. Pop et Kok, Julien Péluchon
  11. Petit-déjeuner au crépuscule, Philip K. Dick
  12. Le monde aveugle, Daniel F. Galouye
  13. Le Pistolero, La Tour Sombre tome 1, Stephen King
  14. Exodes, Jean-Marc Ligny
  15. Gaïa, Yannick Monget
  16. L'été machine, John Crowley
  17. Désolation : le dernier vampire, Jean Vigne
  18. Les faucheurs sont les anges d'Alden Bell
  19. Loco de Joël Houssin 
  20. Vers la lumière d'Andreï Dyakov (dans l'univers de Metro 2033)  
  21. GeMs de Corinne Guitteaud et Isabelle Wenta 
  22. Robopocalypse de Wilson 
  23. Repas éternel de Gudule 
  24. La voie du Loup, Terre Vampire tome 1 de Knight  
  25. Les amants de l'apocalypse de Joss Ware 
  26. Feed de Mira Grant 
  27. Le choix du Félin, Terre Vampire tome 2 de Knight  
  28. Y, le dernier homme de Vaughan et Guerra 
  29. Béni soit l'atome de Barjavel

Béni soit l'atome de Barjavel

Le pitch :
Anicette a le sourire doux comme l'aurore et le cœur aussi pur qu'une goutte de rosée. Genête est une petite fille aux yeux immenses, dotée de pouvoirs mystérieux. Péniche, lui, est un naïf aux grands pieds, solitaire au milieu des bois, incapable d'apprendre le pas des militaires.
A eux, cœurs purs, les secrets révélés de l'amour et son éternelle félicité. Quant aux autres ergoteurs, jaloux, envieux, toujours en quête d'une improbable et vaine perfection, à eux les guerres sans fin, les cataclysmes et les misères d'une absurde condition humaine...
Mais dans la poudre et le sang, à coups de canon et d'explosions atomiques, aujourd'hui, demain, sur terre, au ciel ou dans les mains miraculeuses d'une fillette, le même destin s'accomplira jusqu'à son terme...

Mon avis :
Béni soit l'atome est une nouvelle parue dans le Librio à 10F (ah le bon temps !!) éponyme. Publiée pour la première fois en 1946, cette courte histoire de Barjavel nous ramène après-guerre.

"Tant que les bombes existent, elles peuvent servir."

mercredi 19 décembre 2012

[BD] Y, le dernier homme de Vaughan et Guerra - Intégrale Vol. 1


Le pitch :
Y. l'initiale de Yorick Brown, le dernier homme vivant sur une Terre ravagée par un mystérieux virus qui n'a laissé à sa surface que des femmes. Y. Le chromosome qui donne aux enfants mâles leur sexe, croix incomplète qui les distingue des femmes, désormais dirigeantes d'un monde dans lequel Yorik Brown se retrouve l'objet de toutes les convoitises et de toutes les détestations. Y. Croisée des chemins, fourche des destins, tournants des vies. Carrefour où Yorick Brown et son capucin Eperluette devront choisir quelle voie choisir.

Mon avis : 
Je me remets un peu à la BD en ce moment, évidemment dans ma partie, à savoir le post-apo. Je suis tombée sur Y, le dernier homme un peu par hasard dans la dernière commande BD de ma collègue, en me disant qu'il devait bien y avoir un petit post-apo dedans ! Bingo.

dimanche 16 décembre 2012

Terre Vampire tome 2 : Le Choix du Félin de E. E. Knight

Le pitch :
55e année de l'Ordre Kurian. Le lieutenant David Valentine est fier de servir chez les Loups, une caste de combattants d'élite qui consacrent tous leurs efforts à reconquérir la Terre. Mais après une bataille qui tourne au désastre Valentine est traduit en cour martiale et doit démissionner. Il s'enrôle alors chez les Félins, une caste espions. Sa première mission consiste à s'infiltrer en Zone Kuriane, en plein territoire ennemi, afin d'en apprendre plus sur la Croix Torse, cette organisation de combattants hybrides qui possèdent les talents guerriers des meilleurs vétérans et la voracité morbide des Faucheurs...

Mon avis :
Suite à la lecture du tome 1 intitulé La Voie du Loup, que j'avais acheté en numérique lors de l'opération 200K de Bragelonne/Milady, mon enthousiasme a fait que j'ai pris le second tome de Terre Vampire : Le Choix du Félin de E. E. Knight.

Ces bouquins ne sont peut-être pas des chefs-d’œuvre de la littérature, mais ils se laissent lire !

samedi 1 décembre 2012

♥ Feed de Mira Grant (tome 1)

Le pitch :
2034. Il y a vingt ans, l'humanité a vaincu le cancer. Le rhume n’est plus qu’un mauvais souvenir. Mais elle a créé une chose terrible que personne n’a été capable d’arrêter. Une infection virale. Qui s’est propagée à une vitesse redoutable, le virus prenant le contrôle des cerveaux, avec une seule obsession : se nourrir.
Issus de cette génération sacrifiée, Georgia et Shaun Mason sont les maîtres de la blogosphère, devenue le seul média indépendant proclamant la vérité sur ce qui se passe derrière les barricades. Shaun, la tête brûlée, et Georgia, l’âme du duo, enquêtent sur l’affaire la plus importante de leur carrière : la sinistre conspiration qui se cache derrière les infectés. Et ils sont bien décidés à faire éclater la vérité, même s’ils doivent y laisser la vie.

Mon avis :
Feed est un roman post-apocalyptique zombie, premier tome d'une trilogie de Mira Grant publié chez Bragelonne. Feed signifie "nourrir" et désigne aussi le fil d'actualité d'un site. Sachant qu'il y a, donc, des zombies, et des blogueurs dans ce livre, comment passer à côté ? Je m'excuse d'avance du pavé, j'ai plein de choses à dire.

Excellente nouvelle, j'ai eu un coup de cœur pour ce roman à l'ambition bien plus importante qu'il n'y parait. Ne croyez pas que c'est un simple roman zombie (si cela existe vraiment d'ailleurs, oui peut-être Zombie Thérapie). Je classe ce bouquin au niveau de World War Z, et je pèse mes mots.

vendredi 23 novembre 2012

↓ Les Amants de l'apocalypse de Joss Ware

Le pitch :
Un homme sans avenir...
Quand le Dr Elliott Drake se réveille d'un mystérieux sommeil qui a duré cinquante ans, le monde tel qu'il l'a connu n'existe plus. Les villes sont désormais ravagées, et la civilisation est contrôlée par de dangereux immortels. Elliott possède un nouveau don extraordinaire, qui lui est inconnu, celui de disparaître, mais il survient avec des conséquences fatales.

Une femme avec un passé...
Jade réussi à échapper de justesse aux immortels et elle est maintenant déterminée à se venger. Elle ne fait confiance à personne, jusqu'à ce que survienne Elliott. Son regard perçant et tentant fait voler en éclat ses défenses, mais le beau docteur semble posséder de dangereux secrets. Est-ce prudent de lui confier son coeur?
S'ils veulent survivre dans ce nouvel univers, très sombre, Jade et Elliott doivent travailler ensemble pour combattre les forces qui les emmènent bien au-delà du danger.

Mon avis :
Les Amants de l'apocalypse est un roman tout pourri de Joss Ware (Award-winning author !), qui fait partie d'une série, publié dans la collection Pour elle chez J'ai Lu.

Quand j'ai proposé cette lecture commune pour rire, j'étais loin d'imaginer la pénibilité de la chose. J'ai lutté pour aller au bout. Je sais que Lelf l'a terminé aussi (en premier !), mais je doute que tout le monde persévère autant ! Je suis allée jusqu'à la fin du navet, puisque JE l'avais proposé, JE me devais de souffrir jusqu'au bout. Maintenant souffrez avec moi. Voici la recette de la romance post-apocalyptique. C'est de la soupe. Vous allez manger.

jeudi 8 novembre 2012

☺ Terre Vampire Tome 1 : La Voie du Loup de E.E. Knight

Le pitch :
Louisiane 2065. Les choses ont bien changé. En cette 44e année de l'Ordre Kurian, la Terre est sous la domination d'extraterrestres surnommés les « vampires » par les humains qu'ils ont asservis.
Mais la résistance s'est organisée. David Valentine, qui n'a jamais connu l'ancien monde, fait partie des soldats d'élite, les Loups, qui combattent pour sauver l'humanité.
Combattre. Tuer. Survivre.
Telle est la voie du Loup.

Mon avis :
Voici encore un achat dû à l'opération 200K de Bragelonne/Milady. Je l'ai pris sur un coup de tête même si j'ai hésité à l'évocation des vampires - je n'aime pas les suceurs de sang - J'ai craqué sur la précision "Terre Vampire" qui criait "post-apo" !

mardi 6 novembre 2012

Repas éternel de Gudule

Le pitch :
Oyez, bonnes gens, le club des petites filles mortes ouvre ses portes. Au menu: sang frais, frissons, peurs bleues et nuits blanches à gogo. Avis aux amateurs ! Car ces gamines, elles en ont, de belles et terribles choses à vous raconter... Des contes modernes, effrayants et bouleversants, où elles se vengent des adultes avec une cruelle innocence. Avec un humour qui arrache le sourire et un style incisif unique en son genre, teinté de poésie et d'émotion. Bienvenue dans l'horreur des contes de fées qui ont mal tourné, au pays des enfances brisées dont les rescapées sont d'autant plus attachantes qu'elles peuvent devenir très, très méchantes...

Mon avis :
Déjà je tiens à dire que le pitch collectif de Bragelonne est nul, vu qu'il ne résume pas du tout la novella. Je sais, c'est parce qu'elle a d'abord été publiée dans Le Club des petites filles mortes.

Quoiqu'il en soit, durant l'opé 200K de Bragelonne, j'ai acquis Repas éternel de Gudule, dont j'avais déjà entendu parler chez Fantasio.

Dans ce court roman, l'auteure nous raconte comment, dans un monde où toute denrée alimentaire a disparu, les hommes ont bien évidemment trouvé une horrible solution pour remédier au problème...

samedi 3 novembre 2012

L'Après-dieux de Maëlig Duval

Le pitch :
Albert Vaclau est fonctionnaire au bureau de la Reconstruction.
Il évalue de 1 à 5 les dégâts de la guerre civile dans les villages à reconstruire.
Il classe les organisations non gouvernementales de 1 à 9, selon leur niveau de sédition.
Mais quand il rencontre Eva et son fils, il doit se rendre à l’évidence : aucune échelle de valeurs ne peut s’appliquer à eux.

Mon avis :
Sur les conseils d'un grand connaisseur de post-apo, j'ai acheté tout récemment L'Après-dieux de Maëlig Duval, paru chez les chouettes Éditions Griffe d'Encre

Il n'y a pas de hasard, déclara Georges. Il y a des signes.

lundi 29 octobre 2012

↓ Robopocalypse de D. H. Wilson



Le pitch :
Un éminent scientifique a mis au point une intelligence artificielle qui dépasse de loin toutes ses espérances. Ce qu’il n’a pas prévu c’est que cette IA, un simple ordinateur à première vue, estime que l’homme est nocif pour la planète et a donc décidé de l’éliminer en utilisant le réseau à sa disposition : toutes les machines électroniques de la vie quotidienne mais aussi militaires…

Mon avis :
Robopocalypse de D. H. Wilson (un roboticien !) vient d'être publié au Fleuve Noir. Les droits ont déjà été achetés et le film est en route. Nous aurons donc droit à un Terminator en beaucoup moins bien.

samedi 13 octobre 2012

GeMs : Paradis perdu de Corinne Guitteaud et Isabelle Wenta

Le pitch :
Futur proche. La couche d'ozone en lambeaux ne protège plus des rayonnements solaires une Terre dévastée par la brutale montée des eaux. Les survivants de la catastrophe refluent vers l'intérieur, se massent autour des grandes villes repliées sous leurs dômes abritant une élite riche et insouciante. Face aux gouvernements fantoches, ProsPectiVe, un puissant consortium martien, étend son emprise sur la planète mère à bout de souffle. Grâce aux bienfaits qu'il dispense, la vie est facile intra-dôme, surtout depuis, la commercialisation d'esclaves clonés, les GeMs, créés pour servir les humains Inédits. Tandis que l'extérieur des dômes, l'EDo, accueille dans ses ruines les réfugiés, laissés-pour-compte et clones en fuite...

Mon avis :
D'abord édité en 2006 chez L'Atalante et maintenant épuisé, GeMs est une trilogie post-apo écrite par Corinne Guitteaud et Isabelle Wenta. Les Editions Voy'[el] ont décidé de la reprendre mais sous une autre forme. Paradis perdu est le premier épisode de la première saison de la version numérique. Elle se composera donc de 3 saisons de 6 épisodes chacune. Les deux premières saisons sont disponibles, chaque épisode coûtant 0.99€, à l'exception du pilote qui est gratuit. J'en ai donc profité pour me lancer.

Le trou de la couche d'ozone a entraîné un réchauffement climatique et une défluviation monstre. Dans ce monde post-apocalyptique, certaines personnes ont la chance de vivre dans les Dômes, tandis que les autres survivent à l'extérieur, l'EDo. 

Les habitants des Dômes, se nommant eux-mêmes les Inédits, ont recours au clonage pour leurs loisirs et fantasmes. Les clones, littéralement des esclaves, sont appelés les GeMs (Génétiquement modifiés). Ils sont créés par la colonie martienne qui s'en sort bien mieux que la vieille planète-mère. Sous couvert d'aider la Terre, ce sont surtout les intérêts économiques et le contrôle qui motivent la ProsPectiVe, consortium martien tout puissant.

Certains GeMs, comme Gaïl, jouet sexuel, décident de fuir les Dômes pour rejoindre l'EDo, malgré les dangers qui les attendent au-dehors. A l'extérieur, des communautés se sont formées dans les ruines. Parmi elles, EDen est celle qui aide les GeMs à s'échapper et à s'intégrer à l'EDo. Mais elle a d'autres particularités...

Vivre libre ou mourir !

GeMs est un post-apo qui reprend les thèmes classiques du genre : la violence, du danger, des modifications génétiques, la planète Terre bafouée, une élite décadente et bien sûr la survie. Rien de surprenant mais cependant c'est agréablement écrit et les personnages sont bien campés. Bien qu'un peu manichéens, ces derniers sont attachants et assez réalistes malgré tout. On comprend leurs émotions et leurs doutes et on se révolte contre la manière dont sont traités les clones. Parmi les personnages, le plus charismatique est un GeM mystérieux, difforme, et amateur de livres du nom de Gabriel.

Le texte est écolo sans être moralisateur, ce que j'apprécie bien. Je n'aime pas qu'on me donne des leçons trop flagrantes ! Il se rapproche un peu d'Exodes de Ligny pour le coup.

J'attends de voir ensuite quelle dynamique apporte le côté épisodique de la lecture, en tous les cas Paradis perdu se lit vite et bien, avec l'envie de connaître la suite. C'est un pari de gagné pour Voy'[el] qui fait vivre ses publications papier grâce au numérique, n'en déplaise à certain(e)s (un article à ce sujet à lire ici). 

Avec déjà 2656 téléchargements pour ce premier épisode, GeMs : Paradis perdu est un post-apo assez classique mais de qualité, prometteur et qui j'espère me réserve de belles surprises. Je compte télécharger la suite des aventures de Gaïl et Gabriel, car franchement pour 0.99€, pourquoi se priver !



jeudi 11 octobre 2012

♥ Vers la lumière d'Andreï Dyakov

Le pitch :
Dans les profondeurs du métro de Saint-Pétersbourg, où la mort revêt tant de visages, la puissante Alliance littorale arme une expédition en surface. Des stalkers ont aperçu une lumière qui aurait sa source sur l’île de Kotline, dans la baie de la Neva. Serait-ce le signal de cette Arche de salut qu’espèrent les fidèles de l’Exode, une secte qui prolifère à travers le métropolitain ? Gleb, un jeune adolescent de la station Moskovskaïa, sera du voyage. Mais quels périls guettent les audacieux ? Et quelles révélations les attendent au bout de leur périple ? 

Mon avis :
Vers la lumière vient de paraître chez L'Atalante. Ce roman fait partie de l'univers de Metro 2033, projet littéraire du net initié par Dmitry Glukhovski avec son livre éponyme. C'est un post-apo qui se passe en Russie, à Saint-Pétersbourg précisément, alors que Metro 2033 se passait à Moscou. 

Voilà vingt ans que nous sommes morts.
Nous nous sommes enterrés et nous errons comme des âmes en peine.

Tout débute dans le métro saint-pétersbourgeois, où sont réfugiés depuis des années les survivants d'un holocauste nucléaire. Nous faisons simultanément la connaissance de Gleb, un jeune adolescent orphelin et de Taran, un dur stalker qui décide de le prendre sous son aile et de le former sans donner plus d'explications. Taran est engagé pour mener une mission en surface, car des hommes rapportent qu'ils ont aperçu une lumière dans le lointain : y aurait-il d'autres survivants ? Existe-t-il encore une terre vivable ?

L'espoir est un sentiment curieux. Aux antipodes du bon sens.

J'ai d'abord cru que ce récit était tout public : la présence de l'adolescent, et les petites péripéties de départ m'ont bien trompée ! En effet, ce roman se corse assez rapidement, au moment où Gleb voit un homme contrôlé par une bête mutante manger ses propres intestins... Je vous rassure, la violence n'est pas gratuite et permet à Dyakov de nous offrir un très bon post-apo.

L'intrigue de ce voyage initiatique est bien menée, ficelée comme il faut ! Nous partons avec les stalkers en surface. Ils se rendent vite compte que malgré les dangers présents dans le métro, ce n'est rien à côté de ce qu'ils vont devoir affronter ici. Au choix : mutants, loups, ptérodactyles, radiations... Chaque post-apo ayant sa secte, ils emmènent avec eux un illuminé de "l'Exode", persuadé qu'il existe une terre promise. 

T'es aussi utile qu'une chaussette dépareillée ! Impossible à porter, mais des scrupules à jeter...

J'ai trouvé dans ce roman pas mal de réflexion sur l'humain, l'espoir, la survie, la famille... C'est intéressant, et touche souvent dans le mille par rapport à l'histoire. Les récits sur la catastrophe participent à la cohérence et m'ont semblé réalistes quant aux réactions humaines. J'avoue : à un moment, j'ai versé ma larme.

Celui qui n'a jamais désespéré ne vaut pas grand chose. Ce n'est qu'après avoir éprouvé ce sentiment accablant que l'on peut apprécier à sa juste valeur le charme d'une vie réussie.

Pour l'anecdote, un passage m'a marquée, parce que je l'ai d'abord trouvé ridicule, puis je me suis laissée prendre à la frayeur des personnages : l'attaque des taupes mutantes géantes (sans déc') ! J'y ai vu un hommage aux films d'horreur des années 50, mais allez savoir.

On remarquera la sympathique couverture de Benjamin Carré.

Vers la lumière est le premier roman de Dyakov, et est à ce titre bluffant. Quasi-meilleur que Metro 2033, il surclasse sans problème, et de loin, Metro 2034. L'intrigue tient la route, les personnages sont bien campés, et le tout est parfaitement écrit. Il peut se lire indépendamment des deux romans suscités. Bref que du bonheur !


CITRIQ

samedi 29 septembre 2012

Loco de Joël Houssin

Le pitch :
"Amplifiée par les haut-parleurs, la voix de Malcolm portait loin dans le no man's land. Les mots franchissaient la ligne de blindés, immobiles et noirs comme de gros scarabées morts, pour aller s'écraser sur les murailles aveugles de la forteresse du Peuple Sain :
- Enfants du chaos, fils du désastre, sommes-nous condamnés à survivre dans l'effroi éternel pendant que les rescapés du Feu Nucléaire nous narguent dans les forteresses du Peuple Sain ? Quel Dieu a décidé qu ils pouvaient vivre et nous mourir ? Dans quel livre sont écrites ces lois ? Quelle Science soigne les uns et tue les autres ? Ils sont là-bas, derrière leurs murs ! Ils nous méprisent ! Ils nous ignorent ! Parmi nous, il y a peut-être leur frère, leur sœur, leurs enfants, mais ils ne veulent pas nous voir ! Ils ne veulent pas m'entendre mais je suis l'écho sans fin de l'onde de choc qui va détruire tous les murs !"

Mon avis :
Le monde a commencé avant l'homme, il s'achèvera sans lui
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques

Cet exergue résume bien Loco, le dernier roman de Joël Houssin, publié par les Editions Ring et préfacé par Maurice Dantec. C'est un post-apo que je qualifierais d'assez trash. Il s'agit de la réécriture de Locomotive Rictus, publié en 1975.

Dans un monde post-apocalyptique, après une catastrophe nucléaire et chimique, les survivants sont scindés en deux groupes : d'un côté le Peuple Sain, enfermé dans des cités soit-disant inviolables, vivant en vase clos dans une atmosphère stérile, passant sa vie oisive à se divertir de toutes les manières possibles, souvent perverses, et dont le taux de suicide est extrêmement élevé (donc finalement ils ne sont pas tous si insensibles). De l'autre, à l'extérieur, soumis à tous les virus, toutes les substances mortelles possibles et inimaginables, on trouve les contaminés. Mutants, atteints de maladies, malformations, etc... Leurs gangs sont dirigés par Malcolm. Il est résolu à exterminer le Peuple Sain.

Je vais commencer par dire que ce livre est bien écrit et construit. L'histoire est fluide, on ne s'ennuie pas, et on en prend plein la tronche (oui je suis polie, je ne dis pas plein la gueule, mais c'est ce que je pense).

La base du récit reste assez classique : dans un monde détruit, des contaminés décident de se révolter contre les gens en bonne santé qui n'en ont franchement rien à péter d'eux, et s'en servent même pour des expériences, voire pour leur divertissement, et enlevant leurs "femelles". Rien ici de révolutionnaire au pays du post-apo. Des mutants se baladent, ils peuvent avoir deux têtes, les yeux jaunes, les dents pointues, ou se décomposer sur place du fait des nombreuses maladies qu'ils se trimballent.

Malcolm connaissait les Rôdeurs à deux têtes. L'une des têtes pensait, prenait des décisions,
l'autre crachait à plus de dix mètres un venin neurotoxique.

Mais alors comment se distingue ce court roman ? Tout simplement par sa trashitude, qui est la marque de Joël Houssin. Âmes sensibles s'abstenir.

- Va pas à la manif petit. Tu vas mourir pour rien.
- On meurt pas pour rien ici, on vit pour rien.

Précédemment, j'avais lu avec le Cercle d'Atuan Le Temps du twist, auquel je n'avais pas accroché plus que ça. Ici je retrouve avec plaisir l’ultra-violence découverte dans Dobermann (le film) et c'est assez jouissif. Oui, il y a du gore dans ce bouquin ! On y tue, massacre, écorche vif, viole une femme contaminée pour se suicider, mutile une autre dans son intimité (petit clin d’œil à Vian je suppose), certains appellent "lait" le sperme, et en font l'usage qu'on réserve en effet au lait... Toutes les drogues imaginables existent et circulent. Je vous en passe et des meilleures (enfin des pires).

A part les enfants protégés par les gangs, ceux qui survivaient s'étaient enfuis
avant que leurs parents ne les mangent.


Cela dit, je pense que derrière la violence et l’extrémisme de ce roman, se cache une critique pour le coup hyper virulente de notre société : les pauvres au caniveau, les riches de plus en plus riches, au mieux s'amusant de la situation, au pire en profitant au maximum. Alors cette révolution lancée par Malcolm nous semble tout à coup moins lointaine, le sentiment d'exclusion des contaminés devient une réalité. Sachez que dans le roman, les personnes appartenant au Peuple Sain sortent parfois dans les quartiers extérieurs pour s'amuser, en gros détruire tout ce qu'ils trouvent. Parce qu'ils ne considèrent pas que ceux d'en face sont des êtres humains.

Bien sûr, il est clair que personne dans ce livre, d'un côté ou de l'autre de la barrière, n'est innocent.

Pour terminer, je ne conseillerai pas ce roman à n'importe qui. Il faut avoir le cœur bien accroché et aimer le post-apo sale. On se rapproche du niveau de glauquitude de Plop. L'auteur va au bout de son écriture et de son propos, ne s'arrête pas à la suggestion mais au contraire, crache tout à la gueule du lecteur. Un livre qui se lit vite, bien, où l'ultra-violence côtoie la réflexion.


La bande-annonce de Dobermann, j'adore !

lundi 24 septembre 2012

↓ Les Faucheurs sont les anges d'Alden Bell

Le pitch :
Temple n’a aucun souvenir du monde avant la chute.
Du monde avant les zombies, avant les camps de survivants, avant les plaines de suie où tombent les vivants et se lèvent les morts.
Temple a quinze ans, mais le temps de l’innocence est depuis longtemps révolu. Seule face à la nature, à ses miracles et à sa sauvagerie, elle est pourtant décidée à profiter de ce que la vie peut encore lui offrir, et à découvrir ce que dissimule l’horizon.
Et derrière cette adolescente au coeur simple et dur, habitée par le désir d’être juste, se profile l’ombre de l’homme qui a juré de la tuer.

Mon avis :
Les Faucheurs sont les anges est un roman d'Alden Bell publié par Bragelonne en avril dernier. J'en ai beaucoup, beaucoup, beaucoup entendu parler, et comme je ne résiste pas à un post-apo, surtout zombie, j'ai fini par craquer.

Temple est une jeune fille de 15 ans, née dans ce monde post-apocalyptique dans lequel les zombies, qu'elle appelle limaces, sont partout. Fidèle au mode de vie des survivants guerriers plutôt que moutons, elle ne se sépare jamais de sa machette et bouge sans cesse, se posant parfois quelque temps avant de mieux repartir, chassée par les zombies ou par ses souvenirs. Sur la route, notre héroïne fera des rencontres qui changeront sa vie.

J'ai pas mal de choses à dire sur ce roman, que j'ai tantôt apprécié, tantôt moins.

L'originalité du récit repose sur un élément plus ou moins rare : tout se passe après l'apocalypse zombie, alors que dans la plupart des histoires du genre, on assiste à la transformation de l'humanité, la surprise des gens, etc... Ici, il s'est passé environ 25 ans, et de ce fait Temple est née dans ce monde, qui représente la normalité pour elle. Les zombies ne la choquent pas, ils font partie d'un tout. D'elle, le lecteur ne sait pas grand chose : orpheline, elle a autrefois été accompagnée par un "oncle" et par un petit garçon nommé Malcolm. L'on apprendra son passé tout au long du roman, par informations savamment distillées, ressort classique mais efficace.

Le tango des sacs à viande, dit-elle. Une foutue saloperie, voilà ce que c'est.

Le livre se compose de trois parties : deux sont à peu près égales, tandis que la dernière, courte, constitue la conclusion. J'ai eu du mal avec la première, qui s'avère ultra-classique dans le genre, et dont les rebondissements sont largement téléphonés. Temple rencontre des communautés qui survivent, des gens aimables et d'autres beaucoup moins, tue des zombies, mais aussi des vivants et se fait ainsi un ennemi mortel. Bon. La seconde partie est déjà moins conventionnelle, bien qu'on y trouve encore des moments prévisibles. Et pour tout vous dire, j'ai aimé ce doute que laisse planer la fin du roman.

Malgré ses 15 ans, Temple est très débrouillarde, ce à quoi l'on peut s'attendre de la part d'une adolescente née dans un monde pareil. Son point de vue est exempt de toute pollution du passé : elle appartient à ce monde, et considère que chaque créature a été conçue par Dieu, même les zombies, qui ont donc leur place. Elle ne leur en veut pas d'exister, ils sont là, c'est tout. Elle n'a pas la nostalgie de ce passé qu'elle ne connait pas. Pourtant, il m'a été difficile, voire impossible de m'attacher à elle.

Si l'on peut comprendre qu'elle ait mûri plus vite que la moyenne étant donnée la situation, elle se pose énormément de questions métaphysiques qui finissent par la rendre très peu crédible. Un peu comme Dawson, voyez, ils ont 15 ans mais se torturent les méninges comme des adultes de 50. Et puis je vous avoue, moi, Dieu par-ci, Dieu par-là, à un moment, ça me soûle.

Dieu est un dieu roublard.

Le récit ne manque pas de poésie, malgré les zombies en décomposition. Le côté road movie, les paysages, la découverte des États-Unis par l’œil neuf de Temple, tout cela concourt à nous faire voyager.

Les Faucheurs sont les anges peut faire penser à La Route. En effet, il y a un point de vue religieux, mais en beaucoup moins subtil et même si c'est bien écrit, on n'est pas au niveau d'un Cormac McCarthy. Sans compter que Les Faucheurs ne suscite pas autant d'émotion. 

Sur la forme, je n'ai pas aimé les dialogues sans tiret. Oui je ne suis pas très douée, dur de se concentrer pour en voir le début et la fin. 

J'apprécie énormément le titre du roman, Les Faucheurs sont les anges, il sonne bien. A ne pas confondre avec Les Faucheurs sont des anges, ce qui change la signification, surtout que c'est une citation biblique ! 

Côté couv', elle est dans des tons et les thèmes (immeuble en ruine, corbeaux, boue) que j'aime, mais fait trop Young Adult pour moi. Et alors la cerise sur le macdo, les 11 milliards de citations de journaux/sites qu'on se tape sur la couverture. Devant, derrière, encore un peu il y en aurait eu sur le dos (déconnez pas, je viens de vérifier pour être sûre). Je vais en reprendre des morceaux, pour le plaisir.

"Bell a créé une héroïne inoubliable" : Bof non pas vraiment.
Elle n'est pas attachante, et se pose trop de questions.

"Comme Je suis une légende, il deviendra un classique du genre" : Ou pas.
Il y a des trucs à pas dire, vraiment.

"Si vous avez aimé Le Passage de Justin Cronin, vous adorerez" : J'ai surkiffé Le Passage, et c'est sans comparaison avec ce bouquin. C'est du post-apo, mais on sent bien que le but recherché n'est pas le même. La flamme épique n'est pas là.

Pour terminer, je vous dirais que j'ai apprécié cette lecture, mais sans plus. ça se lit bien, en sautant éventuellement quelques lignes métaphysiques un peu prise de tête, mais je ne l'ai pas dévoré.


Les avis de Bibliomanu, Gromovar


Lecture n°10 dans le cadre du challenge Zombie Attack !
Dans ce livre, les zombies sont appelés : limaces, sacs à viande, gloutons et rampants.
Oui j'ai décidé de noter ça !

lundi 3 septembre 2012

Désolation : le dernier vampire de Jean Vigne

Le pitch :
Question choix malvenus, j’en connais un rayon.
Je pourrais vous parler de ce caillou tombé sur terre en juin 2067, et qui éradiqua une bonne partie de l’humanité.
Plutôt une bonne chose…
Je pourrais vous raconter mon aventure avec Laurence, une vampire rousse dont la beauté n’égale que la cruauté.
Pas mal…
Et pourquoi pas de Solange Lemère, biochimiste et initiatrice d’une hérésie : l’immortalité pour l’Homme…
Là, ça se gâte…
Et que dire de l’extinction de mes sœurs et frères vampires, empoisonnés par l’invention de Solange…
De quoi me mettre les nerfs.
De quoi me mettre en chasse.
De quoi me retrouver dans une belle merde.
Question choix malvenus, j’en connais un rayon… et ce n’est qu’un début.

Mon avis :
Pour ma première lecture chez les Editions du Petit Caveau, j'ai choisi un... post-apo (tiens !) vampirique, premier tome d'une trilogie de Jean Vigne (parfaitement lisible seul d'ailleurs), publié en juillet de cette année.

A cet instant, j'aimerais connaître le goût de la sueur, je n'ai pour moi que celui du sang.

Plutôt un bon choix pour mon retour à la lecture : une écriture qui coule toute seule malgré des tournures de phrases parfois douteuses, une intrigue sympathique, un contexte post-apocalyptique intéressant.

Jean Verger (Jean Vigne, son héros Jean Verger, humour !) est un vampire vieux de plusieurs siècles. Il assiste à la découverte d'un astéroïde se dirigeant vers la Terre, qui s'y écrase et entraîne une apocalypse qui force l'humanité à vivre sous terre. En parallèle nous suivons les femmes d'une famille sur plusieurs générations, qui joueront un rôle important dans l'Histoire.

Désolation : le dernier vampire est un thriller dans une situation post-apocalyptique. Le côté post-apo m'a plus captivée que l'intrigue policière qui est cependant bien amenée. La vie souterraine, la lutte contre les maladies, le refroidissement radical de la planète, la réorganisation des villes, et cette société que l'on pense changée m'ont permis de bien plonger dans le récit.

Les personnages, parfois caricaturaux, se révèlent tout de même attachants, notamment notre narrateur, Jean, vampire qui se veut dur et déteste les humains mais montre tout de même des sentiments très... humains !

A noter, la chouette couverture de Fleurine Rétoré qui m'a tapé dans l’œil !

Pour terminer, j'ai trouvé ce roman agréable, sympathique. Il se laisse lire, ne prend pas la tête, et m'a permis de me remettre en douceur dans le bain ;-) Je lirai le prochain avec plaisir !




samedi 4 août 2012

↓ L'Été Machine de John Crowley

Le pitch :
Il y a plusieurs centaines d'années, la tempête a balayé toute trace de civilisation technologique. Organisés en communautés tribales, les rescapés écoutent les conteurs évoquer « les anges », ces hommes qui vivaient avant la tempête et se déplaçaient dans d'étranges machines. Ils s'appellent Roseau Qui Parle, Rien qu'une fois, Rouge Peinte ou Sept Mains. Ils cherchent, dans les débris de leur mémoire, les traces et les légendes du monde d'avant... 

Mon avis :
L'été machine est un roman de John Crowley, écrit en 1979, traduit en 1981, paru chez Belfond, Points, puis récemment chez les Moutons Électriques. Il est considéré comme un classique de la SF aux États-Unis.

L'endroit où tu te rends n'est qu'une histoire ; celui d'où tu viens en est une autre.

Roseau qui Parle est le narrateur de cette histoire qui se passe des centaines d'années après la tempête qui a détruit la civilisation des anges (nous). Il habite Petit Belaire, où les gens vivent en communauté. Il veut partir découvrir le monde et devenir un Saint. Il raconte son voyage initiatique à une mystérieuse personne qui lui pose des questions.

Roseau, dit-elle, la vie revêt plusieurs formes ; le savais-tu ?
Il est des vies comme des escaliers, et d'autres comme des cercles.

Pour tout vous dire, ce livre est tellement barré et lyrique que je n'ai à aucun moment réussi à plonger dedans. Tout n'y est que métaphore. C'est joli, c'est charmant et il y a aussi de bonnes descriptions post-apo, à l'image de Route, cette autoroute du passé, mais c'est trop gentillet et poétique pour moi.

Nous restâmes allongés sous les rayons de lune qui nous sculptaient une autre demeure.

C'est un roman totalement déroutant, poétique, et qui ne m'a pas du tout emballée... De plus ma version Points contient de nombreuses coquilles notamment au niveau du découpage des mots, c'est dommage.



CITRIQ

vendredi 20 juillet 2012

↓ Gaïa de Yannick Monget

Le pitch :
Au siège des Nations unies, l'inquiétude est palpable. Tout contact a été rompu avec certaines régions reculées du globe. Les médecins de l'OMS s'inquiètent: l'apparition d'une étrange épidémie au mode de propagation encore inconnu pourrait-elle en être la cause? Alexandre Grant, pdg de la compagnie d'exploitation forestière Amazonian Wood, n'a pas d'autre choix que de se rendre d'urgence en Amazonie pour rassurer ses ouvriers. Quelque chose, dans l'immense forêt tropicale, a indéniablement changé... De son côté, Anne Cendras, célèbre biologiste française, en est de plus en plus convaincue: la nature est affectée par un phénomène anormal, sans aucun rapport avec le réchauffement climatique en cours. Une brusque évolution des comportements atteint la totalité du monde animal. Plus inquiétantes sont les observations menées sur différentes espèces végétales de la planète: mutations impossibles, développements aberrants, les biologistes se posent de plus en plus de questions... sans toutefois trouver l'ombre d'une réponse. Une chose est sûre: un phénomène totalement nouveau et inconnu est en marche... et les écosystèmes du monde entier sont affectés.

Mon avis :
- Il arrive à la nature de faire des erreurs vous savez.
- Vraiment, sous-entendriez-vous que l'espèce humaine en est une ?

Gaïa est un roman auto-publié par Yannick Monget en 2006, gros succès en librairie, ce qui a certainement amené Bragelonne, qui le réédite cette année, à s'y intéresser.

Pour ma part, je viens de lire la première version, celle de 2006. Et on ne peut pas dire que j'ai été convaincue...

Évacuons les évidences tout de suite : ça manque du retravail d'un éditeur, problème qu'on imagine corrigé dans la nouvelle version, mais j'attendrais les chroniques de blogueurs à ce sujet.

Grant, PDG d'une entreprise de biotechnologie, qui manipule donc des OGM, doit faire face à des problèmes dans son village ouvrier de déforestation en Amazonie, et est obligé de s'y rendre personnellement. En effet, des coupures de courant intempestives empêchent la bonne marche des travaux. Sur place il rencontre Anne Cendras, biologiste écolo, très remontée contre lui. Pendant ce temps, des éruptions solaires violentes interrompent les communications et des satellites tombent du ciel. Dans un vol pour Paris, Grant apprend qu'une étrange maladie décime aussi la population de divers pays, notamment de ce coin de l'Amazonie dont il revient. A son arrivée, il est donc confiné dans un bunker militaire pour tenter de découvrir s'il est contaminé...

Franchement, l'histoire est sympa, bien que classique, mais plutôt digne d'un scénario de film catastrophe à la Emmerich (réalisateur du superbe 2012, je le rappelle...). L'auteur n'a pas vraiment de style, c'est assez plat. C'est un peu comme si Marc Lévy avait écrit un post-apo... Ce qui fait qu'il est tout à fait normal (enfin... Disons, pas inattendu) que le grand public ait aimé ce roman. Le côté "scénario" est aussi accentué par le découpage, non pas des chapitres, mais en paragraphes qui parfois ne font que 5/6 lignes, entre lesquels on saute une ligne. J'ai eu l'impression de changement de point de vue un peu bizarre.

Le prologue, lui, est assez bon, on se croit en pleine jungle, et on hallucine un peu sur ce que voient et vivent les personnages.  

J'ai trouvé des incohérences dans les dialogues. J'ai dû en relire certains plusieurs fois pour réussir à comprendre ce que l'auteur voulait maladroitement dire.

- J'espère que les ascenseurs fonctionnent toujours, murmura-t-il. Je vous l'ai dit, mourir enterré est l'un de mes pires cauchemars.
- Vous devriez vous y habituer, conseilla Anne qui, bien qu'allongée, avait déjà repris connaissance depuis quelques instants. Faites-vous à l'idée que vous y serez forcément amené un jour ou l'autre, que cela vous plaise ou non.
(Ah bon, il va forcément mourir enterré ? Etre enterré oui, mourir oui, mais l'un résultant de l'autre, euh non y a pas d'obligation madame)

Les personnages sont souvent caricaturaux. Nous avons l'homme d'affaire égoïste, la femme écolo et maternelle... Les militaires échappent à cet écueil, très certainement parce que c'est toujours sur eux qu'on tape d'habitude, et ça, ça fait assez plaisir. C'est là que l'on ressent bien que Yannick Monget a écrit ce roman dans un but précis : donner son avis sur ce que fait l'homme à la nature. Le combat est revendiqué, et pas très subtil. En effet, le pauvre Grant s'en prend plein la tronche, et ce régulièrement, par les scientifiques, comme s'il avait détruit toute la planète à lui tout seul. 

Dans une vidéo, l'auteur se défend d'avoir voulu être moralisateur, mais je dois dire que même s'il ne l'a pas voulu, c'est leçon sur leçon que se prend le lecteur. Cela nous permet tout de même d'apprécier les connaissances scientifiques de Monget.

Vanne pourrie n°39 de Stivo !
J'ai cependant persévéré dans ma lecture, et à partir de la seconde moitié du livre, enfin, j'ai été prise dans l'histoire. Les personnages commencent à y échafauder des théories plus ou moins fumeuses, assez intéressantes, et un affrontement félins/humains m'a particulièrement plu.

La fin, comme je m'y attendais, est une belle pirouette. Après y avoir réfléchi, je n'ai pas encore saisi sa cohérence, mais bon. Est-ce la même fin dans la version Bragelonne ?

Quoiqu'il en soit, l'éditeur et l'auteur assurent qu'il y a eu un énorme retravail de l’œuvre pour cette nouvelle publication, et j'ai tendance à les croire, parce qu'il y en avait besoin. Voici d'ailleurs une photo du boulot qui a été fait sur le manuscrit original par Yannick Monget.


En bref, voici un roman catastrophe décevant, malgré quelques bonnes idées. Il ne me laissera pas de souvenir indélébile, et si vous avez vraiment envie de le découvrir, préférez la version Bragelonne, retravaillée et peut-être meilleure.

(Si vous ne voulez pas l'acheter, il y a un concours ici et)



CITRIQ

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