jeudi 5 juillet 2012

♥♥ La Tour Sombre tome 1 : Le Pistolero de Stephen King


Le pitch :
Le Pistolero est le dernier justicier et aventurier d'un monde qui a changé et dont il cherche à inverser la destruction programmée. Pour ce faire, il doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux. Surmontera-t-il les pièges diaboliques de cette créature? A-t-il conscience que son destin est inscrit dans trois cartes d'un jeu de tarot bien particulier ? Le Pistolero devra faire le pari de le découvrir, et d'affronter la folie et la mort. Car il sait depuis le commencement que les voies de la Tour Sombre sont impénétrables...

Mon avis :
Pour commencer, voilà la version augmentée que je lis, une intégrale contenant les romans réécrits, et agrémentée d'une introduction, d'un avant-propos, d'illustrations en couleur et d'une bibliographie de 69 pages (dont la seconde partie se trouve dans l'Intégrale n°2). Elle contient les 4 premiers romans de La Tour Sombre. Pfiou ! Quand on l'a sur les genoux, c'est un peu comme lire un dictionnaire. On est fan ou on ne l'est pas !


Le Pistolero est un roman écrit par Stephen King en 1970. Il intitule d'ailleurs son introduction On n'est pas sérieux quand on a 19 ans, dans laquelle il nous raconte ce qui l'a inspiré pour cette écriture (notamment Le Bon, la Brute et le Truand, ou encore Tolkien !), ce qui lui a donné envie, et pourquoi il a mis si longtemps à la "terminer". Car il a fini La Tour Sombre en 2003. Si on ne compte pas le tome supplémentaire dont il nous gratifie cette année !

Ce que je voulais, c'était franchir les défenses de mes lecteurs, je voulais les déchiqueter,
les changer à tout jamais, par la seule force de mon histoire.


Clint !

Je confesse avoir fait partie des fans qui, en 1999, lors de l'accident très grave de Stephen King, qui s'est fait renverser par un chauffard ivre, se sont dit : Mais il ne peut pas mourir, pas sans avoir écrit la fin de La Tour Sombre ! Véridique. 

-------------------------------------------------------- 

Mélange jouissif de western, de magie et de post-apo, Le Pistolero m'a éclatée, encore une fois.

Attention, le début du récit est aride, comme le désert que Le Pistolero traverse, et comme son personnage lui-même. Il faut s'accrocher un peu dans la première partie, mais le lecteur est rapidement récompensé, par des réponses à certaines de ses questions, ou encore par des découvertes étonnantes.

L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait.
(Best incipit ever)

Le Pistolero poursuit l'homme en noir, on ne sait pas vraiment depuis quand, dans le but de lui soutirer des informations sur La Tour. Dans sa quête, il traverse des villes fantômes, commet un massacre, délire dans le désert et fait une belle rencontre en la petite personne de Jake, enfant rencontré sur son chemin au milieu de nulle part et qui va lui sauver la vie. Le récit de Jake est bien étrange et difficile à croire, mais le pistolero va s'attacher à cet enfant doux et blasé. Ensemble, ils vont continuer à traquer l'homme en noir.

Sur sa route, celui-ci sème désolation et mort, même quand il ramène l'un d'entre eux dans le monde des vivants. Sans âge, on ne sait ni d'où il vient, ni où il va. C'est un personnage récurrent de Stephen King, qui personnifie le mal à l'état pur.

Le mot est Dix-neuf.
Vous essaierez d'oublier mais tôt ou tard, ça sortira de votre bouche comme du vomi.
DIX-NEUF.


L'on découvre au fur et à mesure du récit le monde où vit le pistolero. Un monde qui a changé, comme répété souvent au cours de l'histoire. On y trouve des êtres mutants, des vestiges de technologie, de lieux semblant avoir été touché par une apocalypse et aussi beaucoup de misère. Les distances, les directions et le temps qui passe semblent eux-mêmes ne plus être ce qu'ils étaient.

Les Lents-Mutants
Tout au long du récit, l'auteur nous raconte aussi l'enfance du Pistolero, rude mais aussi pleine d'amitié, à Gilead dans le Monde Intérieur, maintenant disparu. Les souvenirs du Pistolero s'imbriquent parfaitement dans la trame de l'histoire.

La quête du Pistolero est celle de son Graal, la Tour Sombre. Il est déterminé, presque sans cœur quand il s'agit d'elle. Car le destin de la Tour sera celui du monde/des mondes. Il lui faut l'atteindre absolument.

Le meurtre existait, et toutes sortes de pratiques indicibles, et toutes au nom du bien,
cette saloperie de bien, cette saloperie de mythe, pour le Graal, pour la Tour.


Le Pistolero et la Tour Sombre

La plume de Stephen King est magique. Son style est génial, fluide, et il distille des indices qui donnent toujours envie au lecteur de pousser plus loin ses réflexions et surtout sa lecture. Les références à la mythologie et à la religion sont nombreuses, Roland étant d'ailleurs aussi inspiré de Le chevalier Roland s'en vint à la Tour Sombre, un poème de Browning.

La Tour Sombre est très certainement l’œuvre qui ressemble le moins à l'image que l'on peut avoir des romans de Stephen King habituellement. Généralement, on pense à des textes qui font peur, dans le domaine plutôt fantastique comme Carrie, Cujo, Christine... Si je devais rapprocher ces romans d'un autre de l'auteur, je vous parlerais plutôt du Talisman des Territoires, co-écrit avec Peter Straub, que je vous conseille méchamment !

En bref, si vous ne voulez pas lire du Stephen King, lisez la Tour Sombre
Et si vous voulez lire le meilleur de Stephen King, lisez la Tour Sombre :D

J'ai pu constater que mes co-lecteurs ont énormément apprécié leur lecture, que ce soit pour la première ou la trente-sixième fois ;-)

Pour ma part, je n'ai qu'une hâte, lire la suite qui s'intitule Les Trois Cartes, un tome différent du premier, dans lequel nous ferons de belles rencontres...

Que vos journées soient longues et vos nuits plaisantes. 

Chroniques des copains :





10 commentaires:

  1. Bravo Lune, tu signes une belle chronique bien documentée tout-comme-il-faut, avec en bonus un enthousiasme communicatif.

    Je pense que la rudesse du début du récit est un mal nécessaire pour apprécier le contexte, le personnage.

    J'aime bien ta formule "si vous ne voulez pas lire du blabla...", elle sonne vraiment très juste.
    Moi qui avais lu beaucoup de Stephen King mais jamais la Tour Sombre, j'avoue avoir le sentiment de découvrir la partie immergée de l'iceberg.

    RépondreSupprimer
  2. Merci, c'est cool si la lecture te plait !!

    RépondreSupprimer
  3. On sent la passionnée ! ;) Belle chronique !

    Bon, faut que j'écrive la mienne, moi...

    RépondreSupprimer
  4. Bandant !

    Ça donne vraiment envie.
    Je pense que je ne vais pas tarder à lancer dans ce cycle.

    RépondreSupprimer
  5. Je suis ravie que ce soit communicatif et je crois que bandant c'est le meilleur compliment que j'ai lu pour la Tour :D

    RépondreSupprimer
  6. Je ne voulais pas lire ta chronique avant d'avoir fini la mienne... wahouh tu es déchainée sur celle-ci, avec images et tout et tout, bravo !

    Personnellement en 99 je n'avais pas commencé la série il me semble... par contre, ce dont je me souviens, c'est que lire le tome 7 m'a fait le même effet que lire la fin d'Harry Potter, ça m'a vidé et donné l'impression qu'une sacrée page se tournait ^^

    RépondreSupprimer
  7. Clint est le pistolero (enfin il parait que maintenant c'est Javier Bardem...)

    Oui Vert je me suis fait plaisir :D Pareil que toi pour le tome 7 et du coup un peu halluciné sur le tome 4.5 sorti de nulle part (ce qui ne m'empêchera pas de le lire !!)

    RépondreSupprimer
  8. J'ai abandonné le cycle après le tome 2 il y a quelques années mais avec cette belle chronique tu m'as donné envie de me replonger dans ce cycle (et de le finir cette fois).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu m'en vois ravie, surtout que mon tome préféré est le troisième !

      Supprimer

Pages vues