lundi 23 septembre 2013

Les Parias d'Engelar d'Aurore Perrault


Je n'avais encore jamais lu de publication des Éditions Midgard, c'est maintenant chose faite avec Les Parias d'Engelar d'Aurore Perrault. C'est un premier roman post-apocalyptique.

Kairo rentre d'exploration. Il a fait une découverte impensable derrière les montagnes et souhaite en informer toute la société d'Engelar, une tour-cité où se sont réfugiés les survivants de la Grande Catastrophe et où vivent maintenant leurs descendants. Malheureusement Engelar est tenue d'une main de fer par le Prophète et son Église. Au pied de la tour, les parias, ceux que la société a rejeté et qui ont donc subi le Châtiment, survivent tant bien que mal, dans l'espoir qu'un jour ils vivront dans de meilleures conditions.


Les Parias d'Engelar est un post-apo très classique. On y trouve tous les ingrédients du genre : la tour, refuge des survivants, l'extérieur dévasté et redouté, la religion oppressive et le Prophète tout puissant qui contrôlent les ressources, la milice violente, les riches en haut de la tour, les pauvres en bas.

Et ce n'a pas été pour me déplaire. Bien que prévisible pour les connaisseurs du genre, le récit est fluide, les personnages intéressants. C'est un roman d'aventure que j'ai pris plaisir à lire d'une traite (le fichier numérique fait 171 pages).

J'émets quelques réserves, qui impliquent mes goûts personnels. D'abord, les histoires d'amour entre les personnages. Les scènes sont rares, heureusement, mais m'ont immanquablement fait penser à de la littérature sentimentale. Et ça j'aime pas, ça me fait un peu penser à ça. (Pardon madame l'auteure). D'autre part, j'aime bien quand les gens meurent. Je n'en dirai pas plus, mais là, je n'ai pas eu mon compte de morts, et plusieurs personnages sont en vie alors que logiquement ce ne devrait pas être le cas. Comme dirait l'autre, la dame elle est trop gentille !

Malgré cela, j'ai passé un bon moment. Un petit post-apo classique de temps en temps ne fait pas de mal (prescription du docteur). De plus, Aurore Perrault a eu une idée géniale en ce qui concerne le Châtiment réservé aux parias (autant dire à tout ceux qui se mettent en travers du chemin de l’Église). C'est bête, je ne peux pas vous dire ce que c'est, mais j'ai adoré, c'est extrêmement angoissant (et peut-être un peu sous-exploité).

Pour résumer, Les Parias d'Engelar d'Aurore Perrault (auteure de la mare Cocyclics) est un roman post-apocalyptique tout ce qu'il y a de plus classique. C'est un livre d'aventure plaisant, le récit est fluide, on ne s'ennuie pas. Quelques bémols, mais rien de rédhibitoire. Les novices du post-apo apprécieront, les vieux baroudeurs y verront une courte pause rafraichissante ! Il sort aujourd'hui.
Un court post-apo, classique mais plaisant.

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