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lundi 12 mai 2014

↓ Chasseuses d'aliens tome 1 : Fatal rendez-vous de Gena Showalter

Fatal rendez-vous est le premier tome de la série Chasseuses d'aliens de Gena Showalter. Cette lecture commune est partie d'une blague de poisson d'avril qui a donc, comme vous pouvez le constater, très mal tourné. En effet, elle a fini par réunir pas moins de 9 blogueuses (les hommes sont des lâches :p ).

Mia Snow est une flic du AIR. Dans un monde où les aliens ont débarqué et représentent une immigration assez forte, cette brigade spéciale a été créée pour contrôler les débordements. Au début de l'histoire, Mia découvre une scène de crime. Le corps est mis en scène de façon sexuelle. Elle soupçonne grâce à divers indices des Arcadiens, qu'elle va dénicher avec son coéquipier dans un club libertin. C'est là qu'elle rencontre un mâle arcadien qui va lui parler par télépathie et lui faire de l'effet. La sœur de celui-ci est en fait la meurtrière présumée.

Voilà, le résumé vous a mis en condition. Je ne vais pas m'embêter à rédiger une chronique, je vais seulement lister les mauvais et les bons (il y en a, pas beaucoup certes) points de ce roman.

mardi 25 décembre 2012

↓ Le Père Noël est mort de Nolween Eawy

Le pitch :
Les cloches ont sonné et les rennes sont arrivés. Un gros bonhomme joufflu descend par la cheminée. Une odeur de pain d'épices et un sapin luit dans cette douce nuit d'hiver. Les petites filles et les petits garçons rêvent et espèrent des joujous par milliers. Oui, mais voilà, le Père Noël est mort depuis longtemps et la magie de Noël est morte avec lui dans un tourbillon de hurlements et de psyché-délices ! Surtout n'allez pas raconter les histoires que vous trouverez dans ce recueil aux enfants. Elles ont certes le goût de la barbe-à-pape mais elles ont aussi et surtout le goût du cyanure. Il n'y a rien de politiquement correct dans ce que vous allez lire. Le mythe de Noël en prend un sacré coup ! Tant mieux, il serait peut-être temps de remettre les pendules à l'heure. À minuit, elle sera trop tard.

Mon avis :
Mouhahahahahahahahahaha. Bon.
Pour Noël, je voulais sortir un peu de l'ordinaire et vous proposer une chronique sur... Noël. C'était foutu d'avance hein ?

Le Père Noël est mort est un recueil de quatre courtes nouvelles numériques de Nolween Eawy, publié chez Numériklivres dans la collection Histoire à lire debout. Je ne connaissais pas, et on ne m'y reprendra plus. Déjà, des fautes dans le résumé, c'est moyen.

Allez, je pensais au moins rigoler un tout petit peu. Mais en fait pas du tout. 

vendredi 23 novembre 2012

↓ Les Amants de l'apocalypse de Joss Ware

Le pitch :
Un homme sans avenir...
Quand le Dr Elliott Drake se réveille d'un mystérieux sommeil qui a duré cinquante ans, le monde tel qu'il l'a connu n'existe plus. Les villes sont désormais ravagées, et la civilisation est contrôlée par de dangereux immortels. Elliott possède un nouveau don extraordinaire, qui lui est inconnu, celui de disparaître, mais il survient avec des conséquences fatales.

Une femme avec un passé...
Jade réussi à échapper de justesse aux immortels et elle est maintenant déterminée à se venger. Elle ne fait confiance à personne, jusqu'à ce que survienne Elliott. Son regard perçant et tentant fait voler en éclat ses défenses, mais le beau docteur semble posséder de dangereux secrets. Est-ce prudent de lui confier son coeur?
S'ils veulent survivre dans ce nouvel univers, très sombre, Jade et Elliott doivent travailler ensemble pour combattre les forces qui les emmènent bien au-delà du danger.

Mon avis :
Les Amants de l'apocalypse est un roman tout pourri de Joss Ware (Award-winning author !), qui fait partie d'une série, publié dans la collection Pour elle chez J'ai Lu.

Quand j'ai proposé cette lecture commune pour rire, j'étais loin d'imaginer la pénibilité de la chose. J'ai lutté pour aller au bout. Je sais que Lelf l'a terminé aussi (en premier !), mais je doute que tout le monde persévère autant ! Je suis allée jusqu'à la fin du navet, puisque JE l'avais proposé, JE me devais de souffrir jusqu'au bout. Maintenant souffrez avec moi. Voici la recette de la romance post-apocalyptique. C'est de la soupe. Vous allez manger.

vendredi 20 juillet 2012

↓ Gaïa de Yannick Monget

Le pitch :
Au siège des Nations unies, l'inquiétude est palpable. Tout contact a été rompu avec certaines régions reculées du globe. Les médecins de l'OMS s'inquiètent: l'apparition d'une étrange épidémie au mode de propagation encore inconnu pourrait-elle en être la cause? Alexandre Grant, pdg de la compagnie d'exploitation forestière Amazonian Wood, n'a pas d'autre choix que de se rendre d'urgence en Amazonie pour rassurer ses ouvriers. Quelque chose, dans l'immense forêt tropicale, a indéniablement changé... De son côté, Anne Cendras, célèbre biologiste française, en est de plus en plus convaincue: la nature est affectée par un phénomène anormal, sans aucun rapport avec le réchauffement climatique en cours. Une brusque évolution des comportements atteint la totalité du monde animal. Plus inquiétantes sont les observations menées sur différentes espèces végétales de la planète: mutations impossibles, développements aberrants, les biologistes se posent de plus en plus de questions... sans toutefois trouver l'ombre d'une réponse. Une chose est sûre: un phénomène totalement nouveau et inconnu est en marche... et les écosystèmes du monde entier sont affectés.

Mon avis :
- Il arrive à la nature de faire des erreurs vous savez.
- Vraiment, sous-entendriez-vous que l'espèce humaine en est une ?

Gaïa est un roman auto-publié par Yannick Monget en 2006, gros succès en librairie, ce qui a certainement amené Bragelonne, qui le réédite cette année, à s'y intéresser.

Pour ma part, je viens de lire la première version, celle de 2006. Et on ne peut pas dire que j'ai été convaincue...

Évacuons les évidences tout de suite : ça manque du retravail d'un éditeur, problème qu'on imagine corrigé dans la nouvelle version, mais j'attendrais les chroniques de blogueurs à ce sujet.

Grant, PDG d'une entreprise de biotechnologie, qui manipule donc des OGM, doit faire face à des problèmes dans son village ouvrier de déforestation en Amazonie, et est obligé de s'y rendre personnellement. En effet, des coupures de courant intempestives empêchent la bonne marche des travaux. Sur place il rencontre Anne Cendras, biologiste écolo, très remontée contre lui. Pendant ce temps, des éruptions solaires violentes interrompent les communications et des satellites tombent du ciel. Dans un vol pour Paris, Grant apprend qu'une étrange maladie décime aussi la population de divers pays, notamment de ce coin de l'Amazonie dont il revient. A son arrivée, il est donc confiné dans un bunker militaire pour tenter de découvrir s'il est contaminé...

Franchement, l'histoire est sympa, bien que classique, mais plutôt digne d'un scénario de film catastrophe à la Emmerich (réalisateur du superbe 2012, je le rappelle...). L'auteur n'a pas vraiment de style, c'est assez plat. C'est un peu comme si Marc Lévy avait écrit un post-apo... Ce qui fait qu'il est tout à fait normal (enfin... Disons, pas inattendu) que le grand public ait aimé ce roman. Le côté "scénario" est aussi accentué par le découpage, non pas des chapitres, mais en paragraphes qui parfois ne font que 5/6 lignes, entre lesquels on saute une ligne. J'ai eu l'impression de changement de point de vue un peu bizarre.

Le prologue, lui, est assez bon, on se croit en pleine jungle, et on hallucine un peu sur ce que voient et vivent les personnages.  

J'ai trouvé des incohérences dans les dialogues. J'ai dû en relire certains plusieurs fois pour réussir à comprendre ce que l'auteur voulait maladroitement dire.

- J'espère que les ascenseurs fonctionnent toujours, murmura-t-il. Je vous l'ai dit, mourir enterré est l'un de mes pires cauchemars.
- Vous devriez vous y habituer, conseilla Anne qui, bien qu'allongée, avait déjà repris connaissance depuis quelques instants. Faites-vous à l'idée que vous y serez forcément amené un jour ou l'autre, que cela vous plaise ou non.
(Ah bon, il va forcément mourir enterré ? Etre enterré oui, mourir oui, mais l'un résultant de l'autre, euh non y a pas d'obligation madame)

Les personnages sont souvent caricaturaux. Nous avons l'homme d'affaire égoïste, la femme écolo et maternelle... Les militaires échappent à cet écueil, très certainement parce que c'est toujours sur eux qu'on tape d'habitude, et ça, ça fait assez plaisir. C'est là que l'on ressent bien que Yannick Monget a écrit ce roman dans un but précis : donner son avis sur ce que fait l'homme à la nature. Le combat est revendiqué, et pas très subtil. En effet, le pauvre Grant s'en prend plein la tronche, et ce régulièrement, par les scientifiques, comme s'il avait détruit toute la planète à lui tout seul. 

Dans une vidéo, l'auteur se défend d'avoir voulu être moralisateur, mais je dois dire que même s'il ne l'a pas voulu, c'est leçon sur leçon que se prend le lecteur. Cela nous permet tout de même d'apprécier les connaissances scientifiques de Monget.

Vanne pourrie n°39 de Stivo !
J'ai cependant persévéré dans ma lecture, et à partir de la seconde moitié du livre, enfin, j'ai été prise dans l'histoire. Les personnages commencent à y échafauder des théories plus ou moins fumeuses, assez intéressantes, et un affrontement félins/humains m'a particulièrement plu.

La fin, comme je m'y attendais, est une belle pirouette. Après y avoir réfléchi, je n'ai pas encore saisi sa cohérence, mais bon. Est-ce la même fin dans la version Bragelonne ?

Quoiqu'il en soit, l'éditeur et l'auteur assurent qu'il y a eu un énorme retravail de l’œuvre pour cette nouvelle publication, et j'ai tendance à les croire, parce qu'il y en avait besoin. Voici d'ailleurs une photo du boulot qui a été fait sur le manuscrit original par Yannick Monget.


En bref, voici un roman catastrophe décevant, malgré quelques bonnes idées. Il ne me laissera pas de souvenir indélébile, et si vous avez vraiment envie de le découvrir, préférez la version Bragelonne, retravaillée et peut-être meilleure.

(Si vous ne voulez pas l'acheter, il y a un concours ici et)



CITRIQ

mercredi 4 juillet 2012

↓ Alien : No exit de Brian Evenson

Le pitch :
Après des années de lutte contre l'envahisseur, la menace des Aliens semble enfin n'être plus qu'un mauvais souvenir pour les humains. Du passé. Jusqu'au jour où l'extermination de douze scientifiques en poste avancé sur la planète C-3 L/M laisse à penser que les créatures sont de retour.
Une des compagnies en charge de l'exploitation de C-3 L/M décide alors de réveiller Anders Kramm. Plongé depuis trente ans dans un sommeil cryogénique à la suite d'un drame personnel, Kramm est l'un des chasseurs d'Aliens les plus doués de sa génération. Envoyé sur C-3 L/M pour enquêter, il ne tarde pas à comprendre que la vérité est beaucoup plus complexe que ce qu'il paraît.

Mon avis :
Voici un roman que j'ai décidé de lire à cause des aliens. Évidemment. Paru en 2011 au Cherche-Midi, Alien : No exit est un livre écrit par Brian Evenson.

Evenson bénéficie d'une très bonne réputation, notamment après son roman La Confrérie des Mutilés. Au quatrième de couverture, on trouve d'ailleurs un avis des Inrocks qui dit "Ahurissant... Une découverte" ou encore du Monde "Une terrible puissance combinée à un humour ravageur". Oui mais. Tout cela est clairement précédé de la mention "A propos de Brian Evenson". Et non du livre en lui-même.

Je suppose que vous commencez à comprendre. 

Kramm a donc perdu sa femme et sa fille. Sa fille, tuée quand un alien a surgi de sa poitrine. Sa femme, qu'il a lui-même achevée, la sachant contaminée. Légèrement perturbé le gars du coup. Alors il se fait congeler, pour oublier, par la compagnie Planètus qui en échange se réserve le droit de le réveiller si besoin. Et donc au bout de 30 ans : besoin ! Des scientifiques ont été décimé par ce qui semble être des aliens sur une planète en cours de terraformation, tout cela dans une ambiance de concurrence entre compagnies intersidérales prêtes à tout (on les connait bien celles-là dans les films, et elles m'ont aussi fait penser aux multimondiales de Mémoria). On y envoie aussi sec le monsieur.

Il se détacha et parcourut le vaisseau.
C'était étrange et inquiétant de se retrouver là seul, entouré seulement du vide de l'espace.

Le début de ma lecture s'est révélé laborieux, au point que j'ai envisagé d'abandonner en cours de route (ce que j'essaie de ne faire que rarement). Cependant l'intrigue devient plus intéressante si on s'accroche un peu. Cela s'étoffe et on passe presque à un genre de polar SF sympa, quand Kramm enquête sur l'attaque des scientifiques, en tandem avec la fille du bouquin, Frances. Pour revenir ensuite au récit d'angoisse.

Alors bien sûr, il y a des aliens dans ce récit. Mais j'ai même pas eu peur. Non. Rien ne vaut les bons vieux films pour me faire flipper. Là, rien à faire, j'avais beau essayer de visualiser tout ça dans ma tête, ça ne prenait pas. On retrouve aussi, pour les connaisseurs, les voyages spatiaux angoissants (y a bien un p'tit alien qui traine dans le vaisseau), la cryogénisation, les compagnies qui pensent pognon, et les tunnels aliens.

On ne s'attache pas tellement aux personnages, sauf je dois l'avouer Bjorn, un ex-marine à la fois doux et armoire à glace, plein d'humour et d'innocence.

- Qu'est-ce que tu as fait du type que tu as étranglé Bjorn ? demanda-t-elle
- Je l'ai fourré dans le placard.
Et je ne l'ai pas étranglé, ajouta-t-il d'un air indigné, je lui ai brisé la nuque.
- Oh ! Pardon, dit Jolena.

Niveau traduction (je n'en parle que rarement), j'ai lu quelques phrases qui ont sonné bizarrement à mes oreilles. ça arrive, je ne sais pas si ça vient de moi.

En bref, pour moi c'est un livre assez divertissant, vite lu et qui sera vite oublié, que Brian Evenson a certainement écrit parce qu'il devait manger. 



Lecture n°4
dans le cadre du challenge
Summer Star Wars VI






CITRIQ

mercredi 14 décembre 2011

↓ Chroniques de l'armageddon de J. L. Bourne

Le pitch :
Cher Survivant,
Vous avez entre les mains le journal manuscrit d’un homme décrivant son combat pour survivre. Pris au piège au milieu d’un désastre d’ampleur mondiale, il doit prendre des décisions, faire des choix qui lui permettront de vivre, ou le condamneront à déambuler à jamais comme l’un des leurs. Pénétrez, si vous l’osez, dans ce monde. Un monde où les morts-vivants règnent en maîtres.

Mon avis :
Bon, je ne m'étendrai pas trop sur le sujet, je n'ai pas du tout accroché à ce roman.

D'abord la forme : la couverture est super moche, mais il ne faut pas juger un livre de cette manière, donc je l'ai acheté quand même. 

Le côté journal de bord est sympa, bien que peu innovant. Le problème est que le style est plus que moyen et absolument pas recherché. Le rajout de "photos" pour illustrer le tout part certainement d'un bon sentiment, mais le rendu n'est pas terrible, et puis d'abord elles viennent d'où ces photos ? Le mec se fait courser par des zombies mais il a le temps de prendre le paysage en photo ??

L'intrigue est cousue de fil blanc. Je m'y attendais un peu, mais pas à ce point !! On a affaire à un super survivaliste qui fait partie des Marines, et qui se comporte comme tel (bon à part sa désertion, parce qu'évidemment, il avait tout vu venir). L'auteur étant un militaire, rien d'étonnant dans tout ça, mais ça apporte un côté patriotisme américain au récit, sans compter les réflexions sur les armes que tout le monde devrait bien sûr posséder et qui pourraient quand même être rangées un peu moins au fond des magasins. 

Il vaut mieux être une aiguille dans une botte de foin
qu'un trou du cul dans une forteresse.

Certes.

Par contre, une chose à laquelle je ne m'attendais pas, et là c'est un spoiler : le mec commence l'histoire tout seul, puis récupère des gens au fur et à mesure (normal) et finalement... [ Aucun ne meurt !! Même pas le chien. Et pourtant, comme je ne me suis pas attachée à eux puisqu'ils n'ont aucune épaisseur, ça ne m'aurait pas dérangée !]

Voilà, grosse déception pour cet ouvrage publié aux Editions Eclipse, dont j'avais pourtant bien apprécié Boneshaker, le roman Steampunk/Zombie plutôt chouette de Cherie Priest.


 

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