dimanche 21 octobre 2012

Rapide bilan d'une année de blog



Le Papillon dans la Lune en chiffres
                                                                                                  141 billets publiés
92 livres chroniqués                    
                                                      14 coups de cœur
                                                                                                         30 livres sur la PALNum
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          69 livres sur la PAL
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Top 5 des chroniques les plus consultées
  1. 188 contes à régler de Jacques Sternberg chez Présence du futur (ou Folio)
  2. Exodes de Jean-Marc Ligny chez L'Atalante
  3. Le Passage de Justin Cronin chez Robert Laffont
  4. Les chroniques du Grimnoir 1 : Magie brute de Larry Correia chez L'Atalante
  5. Plop de Rafael Pinedo chez L'Arbre Vengeur
Et pas loin derrière Destination Univers chez Griffe d'Encre !


Ce qui m'a surtout marquée cette année, c'est que finalement bloguer permet de faire la connaissance belles personnes. Je ne vais pas vous faire une déclaration, mais vous vous reconnaitrez ;-)
(oui ça dégouline de bons sentiments, et alors !)


samedi 20 octobre 2012

[Concours] Le Papillon dans la Lune a un an !


Happy Blogday to me !

Voici déjà un an que j'vous prends la tête avec mes lectures, alors pour me faire pardonner et comme je vous kiffe de trop, je vous propose un p'tit concours sympa qui devrait pouvoir augmenter un peu votre PAL !



Grâce aux Éditions Rivière Blanche, vous pouvez gagner un exemplaire de La Guerre des Chiffonneurs de Thomas Geha. J'y tenais beaucoup pour deux raisons : d'une part, I love Thomas Geha. D'autre part, c'est le premier livre que j'ai chroniqué il y a une année de cela. Je remercie M'sieur Philippe trop gentil Ward pour le cadeau !








Mais je ne m'arrête pas là, non non ! On ne se débarrasse pas de moi si facilement. Grâce aux Éditions Ad Astra, il se trouve que vous pouvez aussi gagner Sanshôdô de Jean Millemann et Et pour quelques gigahertz de plus... d'Ophélie Bruneau. Deux de chaque, même. Alors merci Xavier Dollo de ta générosité !







Enfin, le 4 octobre, les Éditions Critic ont réédité Les Peaux-épaisses de Laurent Genefort, dans une version retravaillée, et Mister Simon Pinel a gentiment accepté de vous offrir deux exemplaires, dédicacés s'il vous plait (Merci Cathy) !






 


On m'annonce dans l'oreillette que ce n'est pas terminé ! Comme vous le valez bien, chaque lot sera accompagné d'un joli marque-page fait main (mais pas par moi, j'ai deux mains gauches). J'ai découvert durant cette année la petite fabrique de marque-ta-page les Bouts de papier. Franchement j'adore le boulot de la demoiselle, alors il y en aura un par lot, créé spécialement pour l'occasion (tant qu'à faire).


Je récapépète les lots :

Lot 1 : La Guerre des Chiffonneurs + Les Peaux-épaisses + 1 marque-page

Lots 2 et 3 : Sanshôdô + Et pour quelques gigahertz de plus... + 1 marque-page

Lot 4 : Les Peaux-épaisses + 1 marque-page

Ce qui nous fait donc 4 futurs gagnants !

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Maintenant que je vous ai bien appâtés avec tout ça, passons aux trucs chiants choses sérieuses. Je me suis creusé la tête pour trouver ces p'tites questions (genre super facile) auxquelles vous pouvez répondre directement en commentaire, comme ça tout le monde pourra copier, et laissez votre mail, ça peut servir hein :

1. Quel est le premier livre que j'ai chroniqué sur le blog ? (100% de bonnes réponses normalement !)

2. Quel est l'article le plus consulté de tous les temps sur le blog ? (un indice en bas de la colonne de droite - deux réponses possibles car 2 livres se battent en duel pour la place)

3. Quel est votre gâteau préféré ? (bah quoi, je suis curieuse, et puis c'est un anniversaire quand même)

Le concours se déroule du 20 au 31 octobre minuit
(minuit du soir, pas du matin !)

N'hésitez pas à m'indiquer s'il y a un lot qui ne vous intéresse pas car vous avez déjà lu les livres et qu'en conséquence vous ne souhaitez pas participer au tirage au sort pour le lot en question. Vous pouvez même linker votre chronique, si vous bloguez bien sûr.

Tirage au sort parmi les bonnes réponses, réservé à la France et pays limitrophes, on se comprend !

mercredi 17 octobre 2012

Les Peaux-Epaisses de Laurent Genefort

Le pitch :
Lark et Roko : deux mercenaires parmi les plus doués et les plus chers. Le premier est un ancien peau-épaisse, un humain modifié pour résister aux conditions de travail dans l'espace. Après trente ans de métier, il décide de raccrocher et de rejoindre les siens. Le second, formé par Lark, déteste les Peaux-Épaisses. Depuis une affaire qui a mal tourné, il les chasse pour revendre leurs peaux, véritables combinaisons spatiales vivantes. Quand on l'engage pour éliminer le clan de Lark, son chemin va à nouveau croiser celui de son ancien mentor. Lark parviendra-t-il à retrouver et sauver son clan ? Et Roko assouvira-t-il enfin sa vengeance ? Une seule certitude : il y a des comptes à solder... d'un côté comme de l'autre.

Mon avis :

Si tu veux mon avis, les hommes déploient le plus d'imagination dans deux domaines :
les moyens de se saouler, et la panoplie la plus adéquate pour foutre en l'air son semblable.

Paru en 1992 au FNA, puis en 1998 chez Mnémos, Les Peaux-Epaisses de Laurent Genefort est réédité en cette rentrée chez les Éditions Critic, dans une version revue et corrigée.

Roko est un mercenaire très méchant, et en colère. A cause des Peaux-Epaisses, ces post-humains génétiquement modifiés pour évoluer dans le vide, il a perdu deux ans de sa vie. Alors quand une multimondiale lui demande d'éliminer tout un clan et de ramener leurs peaux d'une grande valeur monétaire, il est ravi. Sauf que le clan en question est celui de son ancien maître Lark, récemment retraité et rappelé par son clan pour les protéger, et que donc ça ne va pas se passer comme ça mon p'tit gars.

Techniquement, l'intrigue de base de ce roman est classique. En gros, la question est : qui de l'élève ou du maître en sortira vainqueur ? On a affaire à un space-opera testostéroné dans lequel les armes en tout genre, les poursuites et les coups-bas se succèdent pour notre plus grand plaisir.

Cependant, j'ai trouvé que l'intérêt de ce récit se situait au-delà de l'intrigue, déjà sympathique en elle-même.

D'abord, les mondes visités : pfiouuuuu ! Laurent Genefort se révèle, comme souvent, un "imagineur" de mondes hors-pair. L'aventure commence sur Hyllos, une planète où planent des aérozoaires, êtres vivants de 5 km de diamètre dans lesquels vivent des humains. Roko y cache même des corps dans les murs de chair. On continue sur Tycho Deux, structure spatiale en forme de pneu de tracteur, par une belle balade en aérotrain. D'autres endroits encore nous sont formidablement décrits par l'auteur. Et l'endroit où se passe la fin est glauque comme il faut !

Ensuite les personnages : fouillés, profonds, torturés par un passé difficile, ils ont une épaisseur (ha ha !) indéniable. On y croit, on est dedans, même avec les personnages secondaires. Je vous ai dit qu'on était dans un roman musclé, mais pas que. Il y a de la sensibilité à l'intérieur de cette histoire, incarnée d'un part par Lark, qui à l'aube de sa retraite entreprend un retour à ses racines, et de l'autre Anson, un jeune universitaire bègue qui étudie les peuples post-humains et notamment les Peaux-Epaisses. Ceux-ci ne sont pas considérés comme de vrais êtres humains, mais plutôt comme des bêtes de somme. Pourtant Anson va découvrir en les côtoyant des choses étonnantes.

Finalement ce space-opéra est une réflexion sur le droit à la différence : les post-humains devraient avoir leur place dans l'humanité qui les a créés pour son profit puis remplacés par des drones, mais ils sont rejetés et haïs. Peu de gens tentent de les connaître et de les comprendre. Par les yeux de l'universitaire, le lecteur expérimente la découverte d'un peuple en souffrance...

J'ai appris que l'univers nous prend beaucoup et nous offre peu.
Chaque parcelle de joie, il faut la saisir pendant qu'elle est à portée.

Petite parenthèse sur la couverture de Ronan Toulhoat : je la trouvais sympa déjà au départ, mais quand j'ai lu le passage auquel elle se rapporte, surtout le lieu et ce qu'il représente, je l'ai trouvé encore plus belle. Voilà, pour comprendre, il faudra lire !

Pour résumer, Les Peaux-Epaisses est un space-opéra musclé avec de la sensibilité et de la réflexion dans le dedans, assez noir, avec une intrigue classique mais qui permettra à tous de passer un bon moment de lecture en compagnie de Laurent Genefort (J'ai envie de dire : comme d'hab !)


Si cette chronique vous met en appétit, je vous réserve une petite surprise pour samedi ;-)

Vous pouvez aussi lire celle de Guillaume.

De Laurent Genefort sur le blog :


lundi 15 octobre 2012

Petit bilan de 10 jours de lecture numérique !

Il y a 10 jours, j'ai reçu ma toute première liseuse : la nouvelle Kobo Glo, avec éclairage intégré. Comme vous le voyez, j'ai mis quelques années avant de me décider à acquérir l'engin qui me permettrait de lire des e-books.

Qu'est ce qui m'a décidée ?
Du point de vue des livres, le développement des offres éditoriales en SFFF. Du côté technique, l'éclairage de l'écran qui manquait vraiment aux autres liseuses !

Qu'a-t-elle changé dans mes habitudes de lecture ?
La liseuse, c'est confortable. On peut lire d'une main, c'est léger, maniable. On peut modifier les réglages (taille, police d'écriture). On retrouve les réflexes informatiques qu'on connait bien : les menus, l’interactivité.

La liseuse, c'est instantané. On achète un bouquin sur le net, on peut en profiter tout de suite. (Je sais, dans une librairie quand on achète un livre, c'est pareil, encore faut-il avoir une offre adaptée à ce qu'on recherche près de chez soi, ce qui n'est pas forcément mon cas)

La liseuse, ce sont des possibilités qu'on n'a pas avec le papier. Je me prends à utiliser de plus en plus le dictionnaire, geste que je n'ai évidemment pas avec le papier (Je me vois bien dans mon lit à minuit avec mon P'tit Larousse, pas encombrant). Et en lisant un livre papier, je regrette de ne pas pouvoir cliquer sur un mot pour avoir sa définition ! Il en est de même pour la prise de note et le surlignage des passages importants. On prend vite les habitudes de confort !

J'ai remarqué rapidement que l'achat de la liseuse a déclenché plusieurs propositions d'envoi de SP par des éditeurs SFFF qui ne me l'avait jamais proposé auparavant en papier. Bien sûr parce que cela économise les frais d'un envoi + un exemplaire, mais aussi pour faire découvrir le catalogue numérique tout nouveau tout beau de certains. Plutôt une bonne chose je trouve ! Je n'en ai accepté aucun pour le moment.

Qu'est-ce que j'ai lu depuis 10 jours ?
Outre mes livres papier en cours, j'ai eu envie de tester la Kobo (ou le, ça dépend des gens !) tout de suite. Dès le jour de réception, j'ai lu Le Livre qui rend dingue de Frédéric Mars, une nouvelle/novella exclusivement numérique. Ensuite j'ai enchainé sur GeMs, le feuilleton numérique post-apo de Corinne Guitteaud et Isabelle Wenta, dont le pilote est gratuit (ça aide pour  commencer !). J'ai lu les deux premiers épisodes, et compte bien continuer. 


Dans le même temps, j'avais profité de la fameuse offre Bragelonne 200k, avec les livres à 0.99€, et j'ai donc acquis (entre autres) Malhorne : Le Trait d'union des mondes de Camut, qui est la lecture commune du Cercle d'Atuan ce mois-ci, et je suis à 52% du roman (un autre plaisir de la liseuse :p )


En 10 jours de lecture (environ 2h/jour), le plus souvent avec l'éclairage, et en la laissant toujours en veille, j'ai utilisé 44% de la batterie. Je n'ai chargé la liseuse que le premier jour, ce qui va très vite par USB.

Alors, cette PAL numérique ?
Et bien elle n'arrête pas de grandir, à vitesse exponentielle : du gratuit, du pas cher... Rien au-dessus de 6€ pour le moment ! Je suis allée piocher des nouvelles, des romans, chez divers éditeurs comme Bragelonne, mais aussi Griffe d'Encre, Dystopia, ActuSF ou Le Bélial. J'attends avec impatience le lancement de l'offre de L'Atalante mi-novembre !

  1. Agrati, Jean-Marc : L'Apocalypse des homards - Dystopia 
  2. Andrevon, Jean-Pierre : Le temps des grandes chasses - Bragelonne 
  3. Braunbeck, Gary A. : Mais c'est à toi que je pense - Bragelonne
  4. Bruneau, Ophélie : Vers le crépuscule - Les Vagabonds du rêve
  5. Camut, Jérôme : Malhorne : Le Trait d'union des mondes - Bragelonne
  6. Clarke, Arthur C. : Les chants de la Terre lointaine - Bragelonne
  7. Clarke, Arthur C : L'oeil du temps - Bragelonne
  8. Collectif : Appel d'air 2 - ActuSF
  9. Egan, Greg : Mortelles ritournelles - Le Bélial
  10. Flammarion, Camille : La Fin du monde - PDF libre de droit
  11. Gidon, Laurent : Contrepoint - ActuSF
  12. Gudule : Repas éternel - Bragelonne
  13. Jomunsi, Neil : Jésus contre Hitler T1 -  ?
  14. Knight, E. E. : La voie du loup - Milady
  15. Kopp, Gabriel Eugène : Au Nord-Nord-Ouest d'Eden - Griffe d'encre
  16. Ligny, Jean-Marc : Le voyageur solitaire - ActuSF
  17. Polansky, Daniel : Le baiser du rasoir - Bragelonne
  18. Powers, Tim : Sur des mers plus ignorées - Bragelonne
  19. Silverberg, Robert : Hanosz Prime s'en va sur Terre - ActuSF
  20. Smith, Michael Marshall : La joie de recevoir - Brage
  21. Sorocco, Jean-Laurent Del : La mère des mondes - Le Bélial
  22. Ware, Joss : Les amants de l'apocalypse - J'ai Lu (Lecture commune en novembre)
  23. Willis, Connie : Black-Out - Bragelonne
  24. Woodworth, Stephen : Regard violet - Bragelonne


samedi 13 octobre 2012

GeMs : Paradis perdu de Corinne Guitteaud et Isabelle Wenta

Le pitch :
Futur proche. La couche d'ozone en lambeaux ne protège plus des rayonnements solaires une Terre dévastée par la brutale montée des eaux. Les survivants de la catastrophe refluent vers l'intérieur, se massent autour des grandes villes repliées sous leurs dômes abritant une élite riche et insouciante. Face aux gouvernements fantoches, ProsPectiVe, un puissant consortium martien, étend son emprise sur la planète mère à bout de souffle. Grâce aux bienfaits qu'il dispense, la vie est facile intra-dôme, surtout depuis, la commercialisation d'esclaves clonés, les GeMs, créés pour servir les humains Inédits. Tandis que l'extérieur des dômes, l'EDo, accueille dans ses ruines les réfugiés, laissés-pour-compte et clones en fuite...

Mon avis :
D'abord édité en 2006 chez L'Atalante et maintenant épuisé, GeMs est une trilogie post-apo écrite par Corinne Guitteaud et Isabelle Wenta. Les Editions Voy'[el] ont décidé de la reprendre mais sous une autre forme. Paradis perdu est le premier épisode de la première saison de la version numérique. Elle se composera donc de 3 saisons de 6 épisodes chacune. Les deux premières saisons sont disponibles, chaque épisode coûtant 0.99€, à l'exception du pilote qui est gratuit. J'en ai donc profité pour me lancer.

Le trou de la couche d'ozone a entraîné un réchauffement climatique et une défluviation monstre. Dans ce monde post-apocalyptique, certaines personnes ont la chance de vivre dans les Dômes, tandis que les autres survivent à l'extérieur, l'EDo. 

Les habitants des Dômes, se nommant eux-mêmes les Inédits, ont recours au clonage pour leurs loisirs et fantasmes. Les clones, littéralement des esclaves, sont appelés les GeMs (Génétiquement modifiés). Ils sont créés par la colonie martienne qui s'en sort bien mieux que la vieille planète-mère. Sous couvert d'aider la Terre, ce sont surtout les intérêts économiques et le contrôle qui motivent la ProsPectiVe, consortium martien tout puissant.

Certains GeMs, comme Gaïl, jouet sexuel, décident de fuir les Dômes pour rejoindre l'EDo, malgré les dangers qui les attendent au-dehors. A l'extérieur, des communautés se sont formées dans les ruines. Parmi elles, EDen est celle qui aide les GeMs à s'échapper et à s'intégrer à l'EDo. Mais elle a d'autres particularités...

Vivre libre ou mourir !

GeMs est un post-apo qui reprend les thèmes classiques du genre : la violence, du danger, des modifications génétiques, la planète Terre bafouée, une élite décadente et bien sûr la survie. Rien de surprenant mais cependant c'est agréablement écrit et les personnages sont bien campés. Bien qu'un peu manichéens, ces derniers sont attachants et assez réalistes malgré tout. On comprend leurs émotions et leurs doutes et on se révolte contre la manière dont sont traités les clones. Parmi les personnages, le plus charismatique est un GeM mystérieux, difforme, et amateur de livres du nom de Gabriel.

Le texte est écolo sans être moralisateur, ce que j'apprécie bien. Je n'aime pas qu'on me donne des leçons trop flagrantes ! Il se rapproche un peu d'Exodes de Ligny pour le coup.

J'attends de voir ensuite quelle dynamique apporte le côté épisodique de la lecture, en tous les cas Paradis perdu se lit vite et bien, avec l'envie de connaître la suite. C'est un pari de gagné pour Voy'[el] qui fait vivre ses publications papier grâce au numérique, n'en déplaise à certain(e)s (un article à ce sujet à lire ici). 

Avec déjà 2656 téléchargements pour ce premier épisode, GeMs : Paradis perdu est un post-apo assez classique mais de qualité, prometteur et qui j'espère me réserve de belles surprises. Je compte télécharger la suite des aventures de Gaïl et Gabriel, car franchement pour 0.99€, pourquoi se priver !



jeudi 11 octobre 2012

♥ Vers la lumière d'Andreï Dyakov

Le pitch :
Dans les profondeurs du métro de Saint-Pétersbourg, où la mort revêt tant de visages, la puissante Alliance littorale arme une expédition en surface. Des stalkers ont aperçu une lumière qui aurait sa source sur l’île de Kotline, dans la baie de la Neva. Serait-ce le signal de cette Arche de salut qu’espèrent les fidèles de l’Exode, une secte qui prolifère à travers le métropolitain ? Gleb, un jeune adolescent de la station Moskovskaïa, sera du voyage. Mais quels périls guettent les audacieux ? Et quelles révélations les attendent au bout de leur périple ? 

Mon avis :
Vers la lumière vient de paraître chez L'Atalante. Ce roman fait partie de l'univers de Metro 2033, projet littéraire du net initié par Dmitry Glukhovski avec son livre éponyme. C'est un post-apo qui se passe en Russie, à Saint-Pétersbourg précisément, alors que Metro 2033 se passait à Moscou. 

Voilà vingt ans que nous sommes morts.
Nous nous sommes enterrés et nous errons comme des âmes en peine.

Tout débute dans le métro saint-pétersbourgeois, où sont réfugiés depuis des années les survivants d'un holocauste nucléaire. Nous faisons simultanément la connaissance de Gleb, un jeune adolescent orphelin et de Taran, un dur stalker qui décide de le prendre sous son aile et de le former sans donner plus d'explications. Taran est engagé pour mener une mission en surface, car des hommes rapportent qu'ils ont aperçu une lumière dans le lointain : y aurait-il d'autres survivants ? Existe-t-il encore une terre vivable ?

L'espoir est un sentiment curieux. Aux antipodes du bon sens.

J'ai d'abord cru que ce récit était tout public : la présence de l'adolescent, et les petites péripéties de départ m'ont bien trompée ! En effet, ce roman se corse assez rapidement, au moment où Gleb voit un homme contrôlé par une bête mutante manger ses propres intestins... Je vous rassure, la violence n'est pas gratuite et permet à Dyakov de nous offrir un très bon post-apo.

L'intrigue de ce voyage initiatique est bien menée, ficelée comme il faut ! Nous partons avec les stalkers en surface. Ils se rendent vite compte que malgré les dangers présents dans le métro, ce n'est rien à côté de ce qu'ils vont devoir affronter ici. Au choix : mutants, loups, ptérodactyles, radiations... Chaque post-apo ayant sa secte, ils emmènent avec eux un illuminé de "l'Exode", persuadé qu'il existe une terre promise. 

T'es aussi utile qu'une chaussette dépareillée ! Impossible à porter, mais des scrupules à jeter...

J'ai trouvé dans ce roman pas mal de réflexion sur l'humain, l'espoir, la survie, la famille... C'est intéressant, et touche souvent dans le mille par rapport à l'histoire. Les récits sur la catastrophe participent à la cohérence et m'ont semblé réalistes quant aux réactions humaines. J'avoue : à un moment, j'ai versé ma larme.

Celui qui n'a jamais désespéré ne vaut pas grand chose. Ce n'est qu'après avoir éprouvé ce sentiment accablant que l'on peut apprécier à sa juste valeur le charme d'une vie réussie.

Pour l'anecdote, un passage m'a marquée, parce que je l'ai d'abord trouvé ridicule, puis je me suis laissée prendre à la frayeur des personnages : l'attaque des taupes mutantes géantes (sans déc') ! J'y ai vu un hommage aux films d'horreur des années 50, mais allez savoir.

On remarquera la sympathique couverture de Benjamin Carré.

Vers la lumière est le premier roman de Dyakov, et est à ce titre bluffant. Quasi-meilleur que Metro 2033, il surclasse sans problème, et de loin, Metro 2034. L'intrigue tient la route, les personnages sont bien campés, et le tout est parfaitement écrit. Il peut se lire indépendamment des deux romans suscités. Bref que du bonheur !


CITRIQ

mardi 9 octobre 2012

Top Ten Tuesday #21 : Les 10 plus beaux livres (objets)


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire qui permet de lister son top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani. On peut même voter pour le prochain sujet, et ça c'est chouette ! 
 
En ce mardi 9 octobre 2012, le but est de lister :


 Les 10 plus beaux livres (objets)

C'est bien ça me donne des idées cadeaux de Noël :D


Livres adultes

Beaux objets-livres :

Memories of Retrocity
de Bastien Lecouffe-Deharme aux Éditions du Riez


 Starship(s) Manchu
de Manchu aux Éditions Delcourt


Livres que j'ai achetés sur un coup de cœur pour la couv' :

Sanshôdô
 de Jean Millemann aux Éditions Ad Astra


 de Lisa Tuttle chez Dystopia



Le Dragon Griaule
 de Lucius Shepard au Bélial


Livres jeunesse
 
Pop-Up ou travail sur le papier :

ABC3D de Marion Bataille chez Albin Michel Jeunesse
L'auteur a réalisé 30 exemplaires de ce pop-up superbe, coûtant chacun plusieurs centaines d'euros. Ensuite, grâce aux nouvelles techniques d'impression/découpage, il a pu être reproduit industriellement et est devenu accessible au commun des mortels (genre moi)
Mattez la vidéo !




Drôle d'oiseau de Philippe Ug aux Éditions Les Grandes Personnes 
J'adore cet éditeur, anciennement Editions Panama, qui publie toujours des livres superbes ! 
Lisez cet album à un enfant, il sera ébahi ;-)
 

Nuit : un livre lumière d'Arnaud Roi chez Milan Jeunesse
Voici un super album illuminé : Les animaux, en relief, sont éclairés par une led et accompagnés d'un joli paragraphe. A apprécier dans le noir !


Pleine Lune / Plein soleil d'Antoine Guilloppé chez Gautier-Languereau
(et tous les bouquins de l'auteur, notamment Loup Noir, très émouvant !) 
Voici deux livres dont les dessins sont découpés sur la feuille. Un travail qui fait penser à de la dentelle ! Guilloppé m'a avoué lors d'un salon qu'il lui devient difficile de faire mieux à chaque livre. Tu m'étonnes. Et en plus l'histoire est belle !


Beaux albums :

Monsieur
de Marie-Ange Guillaume et Henri Galeron aux Éditions Les Grandes Personnes


Sam : journal d'une sorcière
 de Jérôme Noirez et Aurélien Police chez Gulf Stream



vendredi 5 octobre 2012

♥ Le Livre qui rend dingue de Frédéric Mars

Le pitch :
C'est le plus grand best-seller de tous les temps. Le livre raz-de-marée. En quelques semaines, il se vend à des centaines de millions d’exemplaires, le monde entier est subjugué. Mais bientôt d’étranges phénomènes frappent les lecteurs…

Mon avis :
Aujourd'hui j'ai reçu ma toute première liseuse. Alors évidemment, il a fallu que je la teste ! Au moment où je me faisais la réflexion, je suis tombée sur l'avis de Dup' sur ce petit bouquin numérique de Frédéric Mars. Le Livre qui rend dingue, édité chez Storylab, éditeur 100% numérique, m'a permis d'inaugurer le Kobo en beauté.

En effet, je me suis poilée du début à la fin.

Un jeune homme nous raconte comment, sans le vouloir, il a écrit un livre révolutionnaire. Suivant des ateliers d'écriture, essentiellement dans le but de passer du temps avec la belle Fadila, vient le moment fatidique où il doit lire sa prose devant tout le monde. Il y est question d'un canard... C'est le bide. Seulement Fadila, pour le consoler, va commencer à lire ce fameux récit. Et là, elle n'y trouve aucun canard. C'est le début cette histoire étrange.

L'idée est intelligente. Mieux qu'un livre dont vous êtes le héros, le livre qui rend dingue ! Son titre : ¿ . En lisant la prose du narrateur, chacun va trouver ce qu'il cache au fond de lui-même. Au début ça peut être joli, et ensuite... On ne vit pas dans le monde des bisounours. 

Frédéric Mars nous plonge dans cet engouement sans précédent autour d'une publication. Et je dois dire que c'est toute la chaîne du livre qui en prend pour son grade ! Mais alors vraiment tout le monde : éditeur, critique, journaliste, lecteur, scénariste, diffuseur, blogueur (!), auteur... Sans oublier les rayons librairie de supermarché, et leur responsable :

Vous savez moi les bouquins... Avant moi je bossais chez Canichat,
je suis plutôt spécialisé niche et litière, vous voyez.
On s'y croirait :D

Le livre rafle bien sûr tous les prix littéraires, description à l'appui. Frédéric Mars écorche au passage les jurys et les prix eux-mêmes, et dénonce l'ébaubissant nombre de publications de la rentrée littéraire. En plus ça tombe bien, on est en plein dedans.

Au-delà de cette vision mordante qui je l'avoue m'a fait marrer (réellement rire, pas comme quand on écrit lol ou mdr, dès la seconde page, et plusieurs fois !), on sent qu'il y a aussi un message là-dessous : finalement, une fois qu'un auteur a lâché son livre dans le monde, chacun va y voir ce qu'il voudra. Quelle que soit l'intention de l'auteur, le lecteur comprendra le livre à travers son propre vécu. C'est d'ailleurs ce que je fais maintenant, et si ça se trouve, je n'ai rien compris !

Chacun son livre, chacun son trip, chacun sa merde.

Tout ça pour vous dire que c'est drôle, caustique et franchement trop court ! Ne vous méprenez pas, la boucle est bouclée, l'histoire est complète, mais c'est bourré d'humour et d'ironie, et ça balance tellement qu'on a envie que ça continue encore. Frédéric Mars est un auteur que je découvre seulement, mais que je vais certainement commencer à suivre avec intérêt. Idem pour l'éditeur !

Merci à Dup' pour sa chronique qui m'a fait craquer en deux secondes (surtout qu'à 3.99€ c'était tentant)


mercredi 3 octobre 2012

Lecture commune d'un Harlequin post-apo !


J'ai ce bouquin à lire en numérique depuis quelques temps : un Harlequin post-apocalyptique !

Les Amants de l'apocalypse
de Joss Ware

Est-ce que ça vous dit de se faire une petite lecture commune marrante ? J'en rigole d'avance !

Bon techniquement ce n'est pas un VRAI Harlequin, mais un roman de la collection "Pour Elle" (non mais sérieux).

En plus ça rentrerait parfaitement dans le cadre du challenge Fins du Monde de Tigger Lilly :D

On pourrait se faire ça en novembre.

Après être sortis de la grotte, Elliott et ses amis avaient marché, épouvantés par la vision apocalyptique du paysage. Ils avaient fouillé dans les ordures pour se nourrir, et étaient restés cachés
pendant une bonne semaine avant de trouver enfin des êtres vivants. Quand ils avaient appris que cinquante ans s’étaient écoulés depuis leur disparition, ils étaient restés prostrés pendant un long moment, incapables d’envisager l’inimaginable. Comment admettre que le monde qu’ils connaissaient avait été détruit ?

Jusqu'ici ça va.

Le médecin qu’il était nota les hématomes et les égratignures sur son visage. Mais l’homme remarqua l’épaisse chevelure emmêlée par la folle chevauchée, les longues jambes fines qui devaient être bien musclées pour serrer ainsi les flancs du cheval monté à cru.
La bouche brusquement sèche, il la revit sur sa monture. Du calme, Elliott ! Cinquante ans et sept mois sans poser les mains sur un corps féminin, c’était long… Même s’il avait dormi quasiment tout le temps.

Alors ??

Participants (pour le moment) :
Phooka
Mr Malevil 
Vert 
Lhisbei
Lelf 
(si elle se trouve dans le même espace-temps que nous à ce moment-là !)
Cornwall

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