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mardi 10 janvier 2017

↓ Mission Basilic, Honor Harrington tome 1 de David Weber

"Je peux vous dire un truc sur le commandant Harrington, Hayne : quand elle donne un ordre, on l'exécute, point final."

Mission Basilic est le premier roman de la série Honor Harrington écrite par David Weber, et publié chez L'Atalante. A l'occasion d'une belle promo, et puisqu'il ne me manquait plus qu'un livre pour le challenge SFFF & diversité (une femme dans la guerre), j'ai acheté et commencé directement ce roman de SF militaire, voire militariste.

Rude début de carrière pour le capitaine de frégate Honor Harrington, de la Flotte royale de Manticore. Ayant humilié un haut gradé lors d’un exercice, elle se voit chargée, pour sa première affectation de commandant de bord, d’assurer seule la police du système lointain de Basilic, avec un vaisseau hors d’âge à demi désarmé et un équipage qui la rend responsable de son exil. Or une puissance hostile a des visées sur Basilic, terminus d’un « trou de ver », porte du voyage instantané, et fomente une machination complexe pour s’en emparer...

Malheureusement j'ai assez peu accroché à ce roman qui fait la part belle aux tactiques militaires, et ce malgré la place prépondérante des femmes dans ce monde (ce qui est un excellent, EXCELLENT point, que ce soit clair !)

jeudi 15 décembre 2016

↓ La Porte des ténèbres, La Terre des damnés tome 1 de Glenn Cooper

La Porte des ténèbres est le premier tome de la trilogie La Terre des damnés de Glenn Cooper, publié chez Le Cherche-Midi. Et c'est pas terrible.

2015. John Camp, ancien militaire, est responsable de la sécurité de l’accélérateur de particules anglo-américain situé sous l’autoroute M25 de Londres. Il vient d’entamer une liaison avec Emily Loughty, la brillante scientifique écossaise qui dirige les recherches. Mais, lors d’un essai dans le laboratoire, les choses tournent mal et Emily disparaît, laissant sa place à un homme mystérieux. Bien vite identifié, il se révèle être un tueur en série anglais condamné et exécuté… en 1949.
Pour savoir ce qui est arrivé à Emily, John décide de renouveler l’expérience en s’offrant lui-même comme cobaye. Mauvaise surprise ! Le voici tombé dans un monde jumeau du nôtre mais… uniquement peuplé de criminels, de tous les morts ayant commis les pires atrocités au cours de leur vie sur Terre ! Dès lors, ce qu’il va découvrir dépasse tout ce qu’on peut imaginer.

vendredi 20 mai 2016

↓ Alice au pays des morts-vivants de Mainak Dhar

Alice au pays des morts-vivants est un roman post-apocalyptique de Mainak Dhar, publié chez Fleuve Éditions (et 12/21 en numérique) dans la nouvelle collection Outre-Fleuve que j'ai découverte avec Le Camp de Christophe Nicolas. Intriguée et amusée par l'idée d'une adaptation de ce conte anglais version zombie, j'ai décidé de me pencher dessus. Comment dire... Ouille ouille ouille !

Alice, 15 ans, fait partie des quelques humains rescapés dans un monde de zombies. Pour survivre, les humains se sont organisés en armée et, lors d’une patrouille, Alice suit un zombie affublé d’oreilles de lapin roses dans des galeries souterraines et elle chute…

Soyons clairs, j'ai été déçue par ce roman. Bien que l'idée de base soit attractive pour son côté décalé, le texte ne suit pas du tout. Petite chronique en points positifs / points négatifs.

dimanche 6 mars 2016

↓ Extinction de Matthew Mather

Extinction est un roman apocalyptique survivaliste de Matthew Mather publié chez Fleuve éditions.

New York, veille de Noël. Une gigantesque tempête de neige met la ville hors du monde. Les communications sont coupées. Mike Mitchell, sa famille et ses voisins, se retrouvent sans eau, sans chauffage et presque sans nourriture. La loi du plus fort règne. Mike doit tout faire pour sa survie et celle des siens. 

Extinction (Cyberstorm en VO) est un roman apocalyptique survivaliste qui coche toutes les cases du genre, pour le meilleur et surtout pour le pire. A New York, Mike, sa femme, leur fils et leurs voisins sont soudain coupés du monde par une tempête, mais aussi par ce qui ressemble à une coupure volontaire des communications, après d'inquiétantes annonces d'épidémie ou encore de guerre avec la Chine. Bien les boules quoi, et en plus y a plus rien à manger, plus de chauffage et les voisins sont inquiétants.

Ce roman se lit très facilement et très vite. Il n'y a pas de style, c'est un récit survivaliste qui regroupe les peurs actuelles : épidémie, perte des communications (téléphone et internet), défaillance de la technologie et du gouvernement, cyberattaque, super-tempête...

vendredi 15 janvier 2016

↓ Les Veilleurs de Connie Willis

Les Veilleurs est un best of des nouvelles primées de Connie Willis, publié chez Nouveaux Millénaires, avec le manque de communication qui caractérise l'éditeur. Mais je l'ai repéré ! A moi le plaisir de lecture procuré par la conteuse Willis... Ou pas !

Propulsé en 1940 à Londres par le professeur Dunworthy sans la moindre préparation, John Bartholomew intègre la brigade des veilleurs du feu, ces héros qui ont sauvé la cathédrale Saint-Paul des bombes allemandes… À cette époque, de nombreux Londoniens se réfugiaient dans le métro, dont plusieurs stations portent aujourd’hui encore de bien curieux stigmates… Et tandis que d’autres vont chercher la mort beaucoup plus loin, sur les rives antiques du Nil, certains accueillent en eux la présence des dieux à têtes d’animaux pour en faire un commerce fort lucratif… Voici quelques-uns des thèmes abordés dans ces neuf nouvelles et courts récits primés – parmi lesquels « Les veilleurs du feu », préquelle au roman Black-Out et au cycle temporel –, qui donnent à voir un aperçu complet des talents de conteuse de Connie Willis.

Les Veilleurs est la traduction française d'un recueil existant en anglais, intitulé Best of Connie Willis. Il regroupe les nouvelles primées de l'auteur et a lui-même reçu le Prix Locus. Excellent point, il est dédié aux bibliothèques publiques. Dans un avant-propos très instructif et sans spoiler, l'auteure nous explique comment elle en est venue à aimer la SF et à en écrire, insistant sur le rôle essentiel des bibliothèques et de leur fonds SFFF dans sa jeunesse.

Certaines nouvelles sont agréables, bien menées, pleines d'émotions ou inquiétantes, et fonctionnent. D'autres, par contre, m'ont fait sentir un défaut que certains reprochent à Connie Willis dans ses romans : c'est bavard ! Autant un roman bavard ça passe, car ça prend son temps, ça met en place une intrigue, ça permet d'approfondir les personnages, autant en format nouvelle c'est péniiiiible, c'est long !! Il y a quelques exemples de ce type dans le recueil, et je me suis surprise à sauter des pages pour arriver à la conclusion plus rapidement.

Chaque nouvelle est accompagnée d'une post-face explicative de l'auteure, sur ses inspirations et ses motivations, et le contexte de l'écriture. Bref tour d'horizon des nouvelles qui déchirent et des nouvelles qui trainent.

samedi 23 mai 2015

↓ Une pluie sans fin de Michael Farris Smith

Une pluie sans fin est un roman post-apocalyptique climatique de Michael Farris Smith paru aux Éditions Super 8. 

Après des années de catastrophes écologiques, le sud des États-Unis, de la Louisiane à la Floride, est devenu un véritable no man’s land. Plutôt que de reconstruire sans cesse, le gouvernement a tracé une frontière et ordonné l’évacuation de la zone. Au sud de la Ligne se trouve désormais une zone de non-droit ravagée par les tempêtes et les intempéries incessantes – sans électricité, sans ressources et sans lois.

Cohen fait partie des rares hommes qui ont choisi de rester. Incapable de surmonter la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, il tente tant bien que mal de redonner un sens à sa vie, errant sous une pluie sans fin. Des circonstances imprévues vont le mettre en présence d’une colonie de survivants, menée par Aggie, un prêcheur fanatique hanté par des visions mystiques. Celui-ci retenant contre leur gré des femmes et des enfants, Cohen va les libérer et tenter de leur faire franchir la Ligne. Commence alors un dangereux périple à travers un paysage désolé, avec pour fin l'espoir d'une humanité peut-être retrouvée.

mardi 28 avril 2015

↓ Tau Zéro de Poul Anderson

Tau zéro est un roman de Poul Anderson paru chez Le Bélial, et récemment édité en poche par Pocket. Il m'a laissée froide, voire m'a parfois un peu énervée.

Prisonniers du Leonora Christina, un vaisseau spatial devenu incontrôlable, les cinquante membres d’équipage sont impuissants et sont projetés dans une véritable fuite en avant dans le temps et l’espace. Tout retour devenant improbable, un terrible huis clos commence.

Le roman commence doucement, sur Terre, avant le départ de la mission vers une planète prometteuse, qui sera peut-être la première colonie humaine dans l'espace. Puis l'on se retrouve dans le vaisseau. Alors vont s'alterner des moments de vie sociale et des explications scientifiques sur le voyage.
 

mardi 24 mars 2015

↓ Lune noire de Kenneth Calhoun

Lune noire de Kenneth Calhoun est un roman apocalyptique publié par Actes Sud dans la collection Exofictions.

Voilà que les hommes, pour des raisons inexpliquées, se mettent à perdre le sommeil. Rapidement, les rues se remplissent d’êtres aux yeux hagards, ivres d’épuisement et au bord de l’inconscience. Seuls quelques-uns échappent au fléau et doivent se cacher pour survivre, tandis que l’humanité sombre et que l’ancien monde s’effondre comme un château de cartes. 

Le genre post-apo est un grand classique en SF. Dans les années 50, les extra-terrestres et le nucléaire provoquaient le plus souvent la fin de notre civilisation. Normal, entre la peur de l'autre, cet étranger, et les armes de destruction massive suite à la Seconde Guerre Mondiale, et plus largement la technologie.

Ces deux thèmes font encore les beaux jours du post-apo (en y adjoignant maintenant les catastrophes écologiques), de façon plus ou moins classique (maladies causées par la technologie, zombies, diverses armes de guerre, révolte des machines...). Et puis parfois certains auteurs essaient de trouver une idée différente, originale. Cela peut marcher, comme dans Bird box de Josh Malerman (sur le thème de l'autre et de la peur de l'inconnu, avec une humanité aveugle par nécessité, la bonne flippe !!), et d'autres se plantent, comme Kenneth Calhoun dans Lune noire.

dimanche 15 mars 2015

↓ Tétraméron de Juan Carlos Somoza

Tétraméron est ma première rencontre avec Juan Carlos Somoza. Publié chez Actes Sud, c'est un recueil fantastique déguisé en roman (vite fait). La couverture est superbe ! 

En excursion scolaire dans un mystérieux ermitage aux abords de Madrid, une collégienne découvre Tétraméron, une société occulte qui se réunit une fois l’an pour raconter des histoires énigmatiques toutes plus terrifiantes – ou édifiantes – les unes que les autres. Après avoir écouté les contes cruels des quatre membres, elle devra relater le sien, rite initiatique obligé pour entrer dans ce cercle obscur et très privé ; et quitter pour toujours les rives de l’enfance.
Les histoires, hantées par la présence du péché, de la tentation, de la luxure et du Mal s’ouvrent les unes sur les autres telle une succession d’effrayantes matriochkas avant la révélation finale.

Annonçons la couleur, j'ai été déçue par cet ouvrage.

jeudi 20 novembre 2014

↓ The Unknown (série)

The Unknown est une série produite en 2012 et diffusée sur SyFy récemment. Elle contient 6 épisodes de 20 minutes.

Un blogueur anonyme (campé par Dominic Monaghan) enquête sur d'étranges phénomènes restés inexpliqués : qu'il s'agisse d'événements surnaturels ou de théories du complot, puis les retranscrits sur son blog.

Voici une série qui ne restera pas dans les annales. Certains épisodes sont prévisibles, même si les histoires en elles-mêmes sont sympathiques bien que très vaguement effrayantes. Les "effets spéciaux" sont carrément cheap. Dominic Monaghan a un rôle des plus insignifiants : on ne voit le blogueur qu'une minute au début et parfois à la fin de l'épisode.

samedi 21 décembre 2013

↓ Le Dieu dans l'ombre de Robin Hobb

Le Dieu dans l'ombre de Robin Hobb est le choix de lecture qu'a fait Choupinette pour moi lors de notre 6ème défi Âne VS Papillon. Je n'avais jamais lu cette auteure et la découvre donc. De même, la Fantasy, ici la Mythic Fantasy, est loin d'être mon genre de prédilection dans l'imaginaire. Ce fut vraiment un défi !

Evelyn est mariée avec Tom, et mère de Teddy, 5 ans. Ils vivent en Alaska. Elle se voit contrainte d'aller vivre quelques temps dans sa belle-famille dans le Sud des Etats-Unis, son mari devant remplacer son beau-frère blessé dans les champs. Son existence va vite être bouleversée par sa belle-famille rigide, son mari fuyant, et l'impression de perdre son fils. A côté de cela elle va retrouver un ami d'enfance, un Faune... Fantasme ou réalité ?

jeudi 17 janvier 2013

↓ [BD] Personne ne me fera de mal de Giacomo Monti

Le pitch :
Sous le ciel gris d’une ville de province, se croisent les destins d’une poignée de gens ordinaires. Ils sont serveurs dans des salles de bingo sordides, paparazzi à la recherche du scoop à tout prix, femmes au foyer névrosées ou affairistes avides et sans scrupules : tous saisis à un instant « quelconque » de leur vie sans idéaux ni ambitions, faite de relations intéressées et d’événements insignifiants Leur existence s’enlise dans la médiocrité, dans un quotidien à la banalité affligeante, rompu par de soudaines poussées de haine envers tout ce qui est étranger ou différent. À l’annonce du débarquement imminent d’une civilisation extra-terrestre, tous n’y voient que l’opportunité de profiter de ces nouveaux arrivants. 

Mon avis :
Reçue dans le cadre de Masse Critique avec Babelio, j'avoue que Personne ne me fera de mal de Giacomo Monti aux Éditions Rackham n'était pas mon premier choix. Certes je n'avais coché que deux livres.

lundi 29 octobre 2012

↓ Robopocalypse de D. H. Wilson



Le pitch :
Un éminent scientifique a mis au point une intelligence artificielle qui dépasse de loin toutes ses espérances. Ce qu’il n’a pas prévu c’est que cette IA, un simple ordinateur à première vue, estime que l’homme est nocif pour la planète et a donc décidé de l’éliminer en utilisant le réseau à sa disposition : toutes les machines électroniques de la vie quotidienne mais aussi militaires…

Mon avis :
Robopocalypse de D. H. Wilson (un roboticien !) vient d'être publié au Fleuve Noir. Les droits ont déjà été achetés et le film est en route. Nous aurons donc droit à un Terminator en beaucoup moins bien.

lundi 24 septembre 2012

↓ Les Faucheurs sont les anges d'Alden Bell

Le pitch :
Temple n’a aucun souvenir du monde avant la chute.
Du monde avant les zombies, avant les camps de survivants, avant les plaines de suie où tombent les vivants et se lèvent les morts.
Temple a quinze ans, mais le temps de l’innocence est depuis longtemps révolu. Seule face à la nature, à ses miracles et à sa sauvagerie, elle est pourtant décidée à profiter de ce que la vie peut encore lui offrir, et à découvrir ce que dissimule l’horizon.
Et derrière cette adolescente au coeur simple et dur, habitée par le désir d’être juste, se profile l’ombre de l’homme qui a juré de la tuer.

Mon avis :
Les Faucheurs sont les anges est un roman d'Alden Bell publié par Bragelonne en avril dernier. J'en ai beaucoup, beaucoup, beaucoup entendu parler, et comme je ne résiste pas à un post-apo, surtout zombie, j'ai fini par craquer.

Temple est une jeune fille de 15 ans, née dans ce monde post-apocalyptique dans lequel les zombies, qu'elle appelle limaces, sont partout. Fidèle au mode de vie des survivants guerriers plutôt que moutons, elle ne se sépare jamais de sa machette et bouge sans cesse, se posant parfois quelque temps avant de mieux repartir, chassée par les zombies ou par ses souvenirs. Sur la route, notre héroïne fera des rencontres qui changeront sa vie.

J'ai pas mal de choses à dire sur ce roman, que j'ai tantôt apprécié, tantôt moins.

L'originalité du récit repose sur un élément plus ou moins rare : tout se passe après l'apocalypse zombie, alors que dans la plupart des histoires du genre, on assiste à la transformation de l'humanité, la surprise des gens, etc... Ici, il s'est passé environ 25 ans, et de ce fait Temple est née dans ce monde, qui représente la normalité pour elle. Les zombies ne la choquent pas, ils font partie d'un tout. D'elle, le lecteur ne sait pas grand chose : orpheline, elle a autrefois été accompagnée par un "oncle" et par un petit garçon nommé Malcolm. L'on apprendra son passé tout au long du roman, par informations savamment distillées, ressort classique mais efficace.

Le tango des sacs à viande, dit-elle. Une foutue saloperie, voilà ce que c'est.

Le livre se compose de trois parties : deux sont à peu près égales, tandis que la dernière, courte, constitue la conclusion. J'ai eu du mal avec la première, qui s'avère ultra-classique dans le genre, et dont les rebondissements sont largement téléphonés. Temple rencontre des communautés qui survivent, des gens aimables et d'autres beaucoup moins, tue des zombies, mais aussi des vivants et se fait ainsi un ennemi mortel. Bon. La seconde partie est déjà moins conventionnelle, bien qu'on y trouve encore des moments prévisibles. Et pour tout vous dire, j'ai aimé ce doute que laisse planer la fin du roman.

Malgré ses 15 ans, Temple est très débrouillarde, ce à quoi l'on peut s'attendre de la part d'une adolescente née dans un monde pareil. Son point de vue est exempt de toute pollution du passé : elle appartient à ce monde, et considère que chaque créature a été conçue par Dieu, même les zombies, qui ont donc leur place. Elle ne leur en veut pas d'exister, ils sont là, c'est tout. Elle n'a pas la nostalgie de ce passé qu'elle ne connait pas. Pourtant, il m'a été difficile, voire impossible de m'attacher à elle.

Si l'on peut comprendre qu'elle ait mûri plus vite que la moyenne étant donnée la situation, elle se pose énormément de questions métaphysiques qui finissent par la rendre très peu crédible. Un peu comme Dawson, voyez, ils ont 15 ans mais se torturent les méninges comme des adultes de 50. Et puis je vous avoue, moi, Dieu par-ci, Dieu par-là, à un moment, ça me soûle.

Dieu est un dieu roublard.

Le récit ne manque pas de poésie, malgré les zombies en décomposition. Le côté road movie, les paysages, la découverte des États-Unis par l’œil neuf de Temple, tout cela concourt à nous faire voyager.

Les Faucheurs sont les anges peut faire penser à La Route. En effet, il y a un point de vue religieux, mais en beaucoup moins subtil et même si c'est bien écrit, on n'est pas au niveau d'un Cormac McCarthy. Sans compter que Les Faucheurs ne suscite pas autant d'émotion. 

Sur la forme, je n'ai pas aimé les dialogues sans tiret. Oui je ne suis pas très douée, dur de se concentrer pour en voir le début et la fin. 

J'apprécie énormément le titre du roman, Les Faucheurs sont les anges, il sonne bien. A ne pas confondre avec Les Faucheurs sont des anges, ce qui change la signification, surtout que c'est une citation biblique ! 

Côté couv', elle est dans des tons et les thèmes (immeuble en ruine, corbeaux, boue) que j'aime, mais fait trop Young Adult pour moi. Et alors la cerise sur le macdo, les 11 milliards de citations de journaux/sites qu'on se tape sur la couverture. Devant, derrière, encore un peu il y en aurait eu sur le dos (déconnez pas, je viens de vérifier pour être sûre). Je vais en reprendre des morceaux, pour le plaisir.

"Bell a créé une héroïne inoubliable" : Bof non pas vraiment.
Elle n'est pas attachante, et se pose trop de questions.

"Comme Je suis une légende, il deviendra un classique du genre" : Ou pas.
Il y a des trucs à pas dire, vraiment.

"Si vous avez aimé Le Passage de Justin Cronin, vous adorerez" : J'ai surkiffé Le Passage, et c'est sans comparaison avec ce bouquin. C'est du post-apo, mais on sent bien que le but recherché n'est pas le même. La flamme épique n'est pas là.

Pour terminer, je vous dirais que j'ai apprécié cette lecture, mais sans plus. ça se lit bien, en sautant éventuellement quelques lignes métaphysiques un peu prise de tête, mais je ne l'ai pas dévoré.


Les avis de Bibliomanu, Gromovar


Lecture n°10 dans le cadre du challenge Zombie Attack !
Dans ce livre, les zombies sont appelés : limaces, sacs à viande, gloutons et rampants.
Oui j'ai décidé de noter ça !

samedi 4 août 2012

↓ L'Été Machine de John Crowley

Le pitch :
Il y a plusieurs centaines d'années, la tempête a balayé toute trace de civilisation technologique. Organisés en communautés tribales, les rescapés écoutent les conteurs évoquer « les anges », ces hommes qui vivaient avant la tempête et se déplaçaient dans d'étranges machines. Ils s'appellent Roseau Qui Parle, Rien qu'une fois, Rouge Peinte ou Sept Mains. Ils cherchent, dans les débris de leur mémoire, les traces et les légendes du monde d'avant... 

Mon avis :
L'été machine est un roman de John Crowley, écrit en 1979, traduit en 1981, paru chez Belfond, Points, puis récemment chez les Moutons Électriques. Il est considéré comme un classique de la SF aux États-Unis.

L'endroit où tu te rends n'est qu'une histoire ; celui d'où tu viens en est une autre.

Roseau qui Parle est le narrateur de cette histoire qui se passe des centaines d'années après la tempête qui a détruit la civilisation des anges (nous). Il habite Petit Belaire, où les gens vivent en communauté. Il veut partir découvrir le monde et devenir un Saint. Il raconte son voyage initiatique à une mystérieuse personne qui lui pose des questions.

Roseau, dit-elle, la vie revêt plusieurs formes ; le savais-tu ?
Il est des vies comme des escaliers, et d'autres comme des cercles.

Pour tout vous dire, ce livre est tellement barré et lyrique que je n'ai à aucun moment réussi à plonger dedans. Tout n'y est que métaphore. C'est joli, c'est charmant et il y a aussi de bonnes descriptions post-apo, à l'image de Route, cette autoroute du passé, mais c'est trop gentillet et poétique pour moi.

Nous restâmes allongés sous les rayons de lune qui nous sculptaient une autre demeure.

C'est un roman totalement déroutant, poétique, et qui ne m'a pas du tout emballée... De plus ma version Points contient de nombreuses coquilles notamment au niveau du découpage des mots, c'est dommage.



CITRIQ

vendredi 29 juin 2012

↓ Palimpseste de Charles Stross

Le pitch :
Drame écologique, guerre nucléaire, catastrophe naturelle. A plus ou moins long terme, toute civilisation est vouée à disparaître. Cela s'est d'ailleurs produit des millions de fois depuis la formation de notre planète. Pour préserver l'humanité de ces inévitables apocalypses, des agents venus d'un lointain futur voyagent tout au long de l'histoire de la Terre : à chaque fin du monde, ils sauvent ce qui peut l'être, et permettent ainsi à notre espèce de renaître de ses cendres. Mais toute intervention sur l'histoire a des conséquences, parfois tragiques... Pierce est l'un de ces agents, un patrouilleur du temps promis à une brillante carrière. Pourtant, sa vie bascule le jour où sa famille et l'époque qui l'abritait sont "effacées" par une nouvelle version de l'histoire, tel un palimpseste. Son seul espoir réside à la fin des temps, où sont archivés tous les pans disparus de l'histoire. Dans l'infini des possibles, retrouvera-t-il celle qu'il aime ?

Mon avis :
Palimpseste est un très court roman, quasiment une novella, de Charles Stross, publié en 2011 chez Nouveaux Millénaires, et qui a reçu le Prix Hugo en 2010. Un peu la classe. Mais.

Me voici face à de la Hard-SF légèrement édulcorée certes, mais quand même, autant dire que c'est loin d'être ma tasse de thé. Surtout que je n'aime pas le thé. Je voulais retenter un Stross, après le Bureau des Atrocités que je n'avais pas trop apprécié...

- Que se passe-t-il ? demanda Hark à Pierce.
- Je crois qu'on a affaire à un palimpseste, parvint-il à lui répondre. 
À l'origine, le mot désignait un parchemin déjà utilisé, mais gratté et nettoyé pour resservir encore. 
À présent, le terme s'appliquait aux moments d'histoire réécrits à plusieurs reprises.

Pierce est un agent de la Stase, sorte d'organisation secrète, de patrouille du temps, chargée de maintenir l'humanité en vie et ce malgré les catastrophes qui ne manquent pas d'arriver : éruptions géantes, guerres, fléaux divers... Pour ce faire, ils réensemencent la Terre et réécrivent l'Histoire régulièrement.

L'humanité finit toujours par disparaitre, ne l'oublie pas. Toujours, Pierce. ça peut prendre mille ans, cent mille ans, deux cent cinquante mille ans... peu importe. Tôt ou tard, c'est l'extinction.

Déjà, chose pas nette, pour entrer dans la Stase, Pierce doit tuer son grand-père avant même qu'il n'engendre des enfants. S'ensuivent pas mal d'épreuves éprouvantes.

Tu serreras le poing en fixant le dos du jeune homme que tu vas tuer,
celui qui ne deviendra jamais ton grand-père.

Et bien, voici un livre vite lu et qui sera vite oublié pour ma part. On y retrouve, comme j'aime, énormément de paradoxes temporels, mais qui loin d'être expliqués sont carrément elliptiques. J'ai eu l'impression de faire des bonds au hasard dans l'histoire, et d'ailleurs le héros n'y comprend pas grand chose non plus. Sans compter que dès le début, je n'ai pas bien vu l'intérêt de sauver l'humanité en boucle, mais ceci aura une explication, ouf !

Ajoutez à cela de la cosmologie certes compréhensible mais assez lourde, entre ce qui est arrivé, ce qui devait arriver mais n'est pas arrivé finalement, et ce qui est provoqué mais n'aurait pas dû arriver... Trop ésotérique pour moi !

Heureusement l'explication finale reste satisfaisante.

En résumé, un bouquin court, au quatrième de couverture attirant, mais trop Hard-SF pour moi en dépit du fait que l'auteur ait vulgarisé son propos. Je ne suis toujours pas réconciliée avec Charles Stross.

Voyez les avis de Lorhkan et Anudar, qui eux ont aimé ;-)

CITRIQ

vendredi 22 juin 2012

↓ Le temps du twist de Joël Houssin

Le pitch :
L'alcoolisme comme rempart contre le virus qui menace de faire de vous un zombi, ce n'est qui qu'un temps. Aussi, pour le jour de ses seize ans, Antonin Hofa a prévu deux choses : goûter - enfin ! - aux joies du sexe et se suicider. Les amis du club des taudis humains y vont de leurs cadeaux, mais c'est d'un loup-garou fan de Led Zeppelin qu'Antonin reçoit le plus inattendu : une Buick Electra à voyager dans le temps qui entraîne toute la bande dans le Londres des années 70. Du moins en apparence. Car dans ce Londres les hippies sont des fous sanguinaires, une Nouvelle Eglise répand son poison et, horreur ! le Led Zeppelin ne semble pas promis à son formidable destin. Les plans de survie, le club ne connaît que ça. Mais comment twister le temps pour rendre les "seventies" à leurs grands mythes ? That is the question...

Mon avis :
Voici la lecture commune de juin avec les membres du Cercle d'Atuan : Le temps du twist, de Joël Houssin, auteur et scénariste. Il a notamment écrit le scénar' de Dobermann, qui est bien déjanté et énorme (du moins dans mon souvenir !). Ce roman a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire en 1992.

Le résumé est prometteur entre les zombies et le voyage dans le temps. Mais pourtant, ça ne suffit pas.

En effet, ce livre est bourré de bonnes idées, mais je n'y ai que très peu accroché. J'ai même très bien supporté de le lire en plusieurs fois, tout en ayant d'autres romans en cours à côté. Ce qui ne m'arrive quasiment jamais.

Tout d'abord, ce côté glauque et ados trash d'un monde désespéré, je l'ai trouvé un peu trop appuyé. Certes il est logique, dans un monde où la seule prévention au virus ZZ (qui vous transforme en zombie) est l'alcool, de se laisser gagner par le désespoir. On imagine sans mal cette société où chacun est enivré du matin au soir (et même la nuit, toutes les 2h), et chaque situation en devient super glauque, à l'image de cette réunion de famille avec Antonin, un des personnages principaux, en début de récit. Il essaie même de sauter sa cousine, c'est pour dire, avant de décider de se suicider après sa soirée d'anniversaire.

Et continuer à vivre, ce n'est pas le meilleur moyen de ne pas se rater ?

Ensuite, parlons des personnages. Nous avons Antonin, l'inintéressant puceau, Orlando le mystérieux lycanthrope à la sexualité ambigüe, 42 le bien nommé, pirate informatique, ou encore Anita, la fille facile et vénale, et One For Four, dit OFF, un robot de la Nouvelle Église chargé de les surveiller que 42 a un peu trafiqué. Pas la peine d'essayer de vous identifier à l'un d'entre eux, le plus humain est quasiment le loup-garou. Vous saurez d'ailleurs que les loups-garous sont le fruit de l'union d'un zombie et d'une humaine. Ou l'inverse. Berk.


Pour le plaisir,
voici une Buick Electra 225
Suite à une soirée plus qu'arrosée (elles le sont toutes de toute façon) pour l'anniversaire d'Antonin, la bande de copains se retrouve chez Orlando, le richissime loup-garou. Celui-ci décide d'offrir à Antonin la voiture de son choix dans son garage. Le jeune homme va choisir la Buick Electra 225, trafiquée par 42. Ils vont faire un tour au parc d'attraction "Le temps du twist", et en enclenchant l'autoradio sur un concert mythique de Led Zeppelin ils se retrouvent à l'époque et à l'endroit exacts du concert. Sauf qu'il y a un problème, aucun groupe de ce nom ne doit jouer, personne ne connait Jimmy Page...

Enfin, pour apprécier réellement ce récit, je pense qu'il m'aurait fallu de solides références musicales, voire historiques sur les 70's, même si finalement cela m'a permis de découvrir de la bonne musique, ou de comprendre que certaines chansons que je connais sont de Led Zeppelin. Ce bel article de Tigger Lilly est d'ailleurs très drôle. Parce qu'il y a un rapport entre Godzilla et Led Zeppelin. Sérieux.


Malgré tout, ce livre est plein de bonnes idées. Il y a celles qui sont inexploitées : les zombies, le côté post-apocalyptique du récit. Celles aussi qui partent un peu dans tous les sens : le voyage dans le temps avec ses paradoxes temporels que j'ai vraiment aimés, un peu à la Retour vers le Futur 2.

Un soupçon de panique perçait dans le vibrato du pirate. L'idée d'être responsable d'un bordel temporel le rendait complètement parano.

Enfin voilà, je n'ai vraiment pas été emballée par ce roman, en dépit de ses qualités. Il m'a manqué des références musicales et historiques. La fin s'avère décevante et un peu fouillis. Tant pis !


A noter qu'en septembre 2012 sortira Loco aux Editions Ring, une réécriture de son roman Locomotive Rictus, un post-apo (bien noté dans ma tête ça !)

Les chroniques des membres du Cercle :


CITRIQ

samedi 9 juin 2012

↓ Pop et Kok de Julien Péluchon

Le pitch :
Fin du XXIIe siècle. La Terre est dévastée. Tout n'est plus qu’éboulis, friches et terrains vagues contaminés où zonent barbares, zombies et bêtes sauvages. Pour survivre et s’élever socialement, Pop et Kok, deux irréductibles optimistes, sortes de Bouvard et Pécuchet de l’apocalypse, montent des petites entreprises minables qui échouent non moins minablement. Ils ont des amours lamentables, défendent leur peau contre les barbares.
Comment continuer de plaire, d'aimer et envisager une relation stable au milieu des décombres radioactifs ? Que faire de ses proches quand ils deviennent zombies ? A quoi ressemble le bonheur après la fin du monde ? Telles sont les questions vitales qui jalonneront l'existence de Pop et Kok, des ruines de Rouen au rivage désolé de la Manche. Tout ça finira mal, on s’en doute.

Mon avis :
Quand Mr Malevil m'a annoncé qu'un post-apo zombie était paru Au Seuil, j'ai eu du mal à comprendre. Pop et Kok de Julien Péluchon a été publié en février 2012, dans la collection Fiction & Cie du Seuil.

Ensuite je l'ai lu, et tout s'est expliqué ! Ceci n'est pas un roman de zombie.

Pop et Kok sont devenus amis après la catastrophe que l'on nomme Le Souffle, sorte de nuage bleu qui s'est abattu sur l'Europe et a transformé en zombies et barbares une partie de la population, en tuant une autre et en épargnant une faible proportion. Depuis les survivants tentent de mener une vie à peu près normale mais qu'on imagine assez moyen-âgeuse malgré la bonne idée d'utiliser les zombies pour remettre en route les centrales électriques (ça pédale bien un mort-vivant). Une bourgeoisie est apparue, les aurivergistes, dont les origines sont assez abracadabrantesques comme dirait un monsieur qui aime les pommes. A côté de ça les pauvres dépérissent.

Bon alors, y a du zombie dans ce bouquin, alors pourquoi Lune tu dis n'importe quoi ?

Pour moi le contexte post-apo de ce roman n'est qu'un prétexte à parler de l'humain, de la société, des difficultés des relations humaines, amoureuses, amicales, avec la famille... C'est une recherche du bonheur désespérée et sans espoir.

A aucun moment on ne se sent en danger en présence des morts-vivants, quasiment réduits au niveau d'animaux de compagnie à qui l'on jette des fruits secs, ou encore à celui de poids morts (ha ha !) qu'il faut entretenir. Les deux protagonistes sont des "entrepreneurs de demain" comme ils aiment à se qualifier, dans un contexte de crise économique et sociale... On assiste aussi à certaines scènes à la Plop, mais totalement édulcorées.

Pop nous raconte son histoire à la première personne, dans un carnet que lui a demandé de rédiger son chamane (son psy quoi). Pop est un commercial, qui essaie de vendre de la camelotte à des gens qui n'ont pas les moyens de se l'acheter. Et il est très malheureux.

Kok, dont l'histoire est narrée à la troisième personne, n'est que dépression et tentative de suicide. Extrêmement malheureux lui aussi, il ne trouve refuge que dans le sexe avec des femmes de passage après son divorce, et auprès de son ami Pop.

La seconde partie du roman, plus courte, relève un peu plus du post-apo, mais aussi des conditions de vie des personnes âgées et pauvres qui ne peuvent compter que sur elles-mêmes.

Dans l'ensemble, j'ai apprécié ma lecture, sans trop crocher dedans, probablement parce que ce n'était pas ce que j'en attendais vraiment.


Si vous voulez lire le début du roman : Extrait 


 
CITRIQ

vendredi 18 novembre 2011

↓ Edenborn de Nick Sagan

Le pitch :
A la fin du XXIe siècle, l'espèce humaine a totalement été éradiquée par le Black Ep, un virus qui détruit l'ADN de ses victimes. Pourtant, une poignée d'hommes et de femmes hante encore les ruines du monde. Les scientifiques qui leur ont "donné naissance" avant la catastrophe les ont dotés d'un code génétique différent du nôtre, les immunisant contre le Black Ep. Ils ont passé leur enfance dans une Réalité Virtuelle Immersive, où ils ont vécu l'illusion d'une jeunesse normale et acquis les connaissances nécessaires à l'exécution de leur mission future : ressusciter l'humanité. C'est à cette tâche qu'ils s'attèlent aujourd'hui, mais, alors qu'ils sont sur le point de faire une avancée significative, plusieurs de leurs "enfants" meurent inexplicablement.

Mon avis :
Je vais commencer par un coup de gueule ! J'ai acheté ce livre aux Utopiales, ce n'était pas prévu, achat impulsif. Il est bien dit au dos du livre que l'auteur a aussi écrit Ildewild, et qu'Edenborn est donc son second roman dans la collection Nouveaux Millénaires. Par contre il n'est nulle part indiqué qu'il est la SUITE d'Ildewild, dont je ne connaissais pas le résumé. Je déteste lire un second tome sans avoir lu le premier... Alors, je  n'ai peut-être pas été assez vigilante, mais crotte, ç'aurait pu être indiqué clairement ! A croire que quand un auteur publie deux romans en collection jeunes adultes, ils font forcément partie d'une série ! Hum, sans commentaire.

Enfin quoiqu'il en soit je râle, mais je l'ai quand même lu en entier et pas forcément avec déplaisir. Étant donnés les multiples rappels de l'auteur à propos du tome 1, ça peut se lire tout seul. Mais c'est super frustrant. Parce que clairement le premier me fait envie !

Pour poser le contexte, la population a été décimée par le Black Ep, et il ne reste que 16 personnes sur Terre. Les survivants sont en fait des humains modifiés pour résister au virus, qui ont pour mission de sauver l'humanité. Ils se sont répartis sur la planète et se scindent en deux groupes : ceux qui ont choisi de créer des enfants génétiquement modifiés et ceux qui ont choisi de créer des enfants "normaux" mais bourrés de médocs pour survivre. (Ils sont en effet obligés de les "créer" puisque la procréation naturelle a été rendue impossible). Un jour, ils commencent à tomber malades.

L'histoire est sympa mais finalement il ne se passe pas grand chose dans la première partie, à part des chamailleries et des réflexions adolescentes qui m'ont saoulée, il faut bien le dire. En fait, un événement intéressant intervient à la page 160, soit la moitié du roman... L'un des enfants non modifiés découvre un secret sur son origine et cela m'a permis de ne pas lâcher la lecture en cours de route.

Sans la pomme, Adam et Ève auraient crevé la dalle.

Nick Sagan oppose dans Edenborn la science et la religion. Il nous en montre les qualités et les travers. Celles qui ont choisi le côté de la science ont un objectif, guérir la maladie, protéger leurs filles et faire renaitre l'humanité par tous les moyens. Du côté de la religion, le respect de la vie et du passé est grand, et ils ont choisi de restaurer des monuments tels des pyramides, des bibliothèques... Mais finalement, entre la surveillance, le contrôle, et les buts inavouables, le lecteur finit par s'apercevoir qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre...

La religion, ça bouffe le cerveau. C'est la kryptonite de l'intelligence.

Je dois dire que l'écriture de l'auteur est bonne, et malgré une première moitié plus faible, l'histoire est bien amenée. Le découpage en chapitre par personnage a l'avantage de nous permettre d'avoir des points de vue différents sur les événements, les situations, les gens, le passé... Par contre, le choix de ne pas marquer les dialogues en mettant des tirets a rendu ma lecture plus difficile. Heureusement, on a droit à des tirets à partir de 3 personnes dans la conversation (ouf !). Je suppose que ce choix est dû au fait que le lecteur est censé être dans les pensées du narrateur.

Au final, je regrette tout de même le côté trop "ado" de la première partie, mais ce fut une lecture agréable sur la seconde moitié du roman, et je me dis que c'est tout de même un roman qui peut tirer les lectures adolescentes vers le haut, loin d'Edward et Bella. La fin permet de supposer une suite, mais ça je m'en serais doutée. Je ne pense pas la lire, mais je vais peut-être me procurer le tome 1 !

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