dimanche 15 juillet 2012

♥ Narcogenèse d'Anne Fakhouri

Le pitch :
Louise Gaucher travaille dans un service de réanimation. Dès qu'elle le peut, elle s'assoupit auprès de ses malades plongés dans le coma. Elle a le don de voyager dans le « monde des rêves » où les patients choisissent entre la vie et la mort.
Simon Larcher est flic. Il ne boit plus, ne baise plus et ne joue à rien. Il voudrait juste nettoyer le monde de son horreur et de sa tristesse.
Une nuit de janvier, un enfant de la DDASS disparu est retrouvé dans le parc du Chais, propriété de la puissante et riche famille de Louise...

Mon avis :
Hop, une lacune de comblée : j'ai enfin lu mon premier livre d'Anne Fakhouri, Narcogenèse, publié chez L'Atalante en mars 2011. Et quelle découverte ! J'aime beaucoup les périodes à coup de cœur, elles sont tellement rares.

Narcogenèse est un genre de thriller fantastique. Un fantastique vraiment convaincant, et flippant.

On est tout de suite happé par l'histoire et l'ambiance pesante que crée l'auteure dès le début du premier chapitre. 

La vieille Adrienne de Meur détestait les naissances. Elle avait souffert le martyre durant tous ses accouchements - les quatre - et sans aucune sanctification. Plût à Dieu, au diable, à qui voudrait, qu'elle fût depuis longtemps incapable de concevoir des enfants. Finie la crainte, mois après mois, de porter un enfant, de le sentir grouiller dans son ventre, de s'ouvrir en deux pour mettre au monde un être qui mourrait à la naissance, ou pire, quelques jours après.

Cette ambiance ne vous lâche plus, et vous ne lâchez plus le livre. Les mystères s'épaississent, les secrets vous intriguent, et les rêves, terribles, commencent.

Dans la famille Gaucher, peu d'hommes. Les garçons ont tendance à disparaître très jeunes. Les femmes quant à elle vivent quasi recluses et ne peuvent en aucun cas partir vivre hors de la propriété appelée Le Chais.

Le Chais est le seul endroit sûr au monde.

Louise Gaucher a le don de rentrer dans les rêves des gens. Ce qui tombe bien, elle est infirmière dans un service pour comateux. Elle va dans leurs songes, et essaie de les ramener. Souvent elle se fait l'effet de Dorothy dans le Magicien d'Oz. Mais un  jour, dans l'esprit d'un jeune garçon, elle rencontre un personnage terrible...

Quentin n'avait pas encore vu les mains de l'homme, longues, décharnées,
aux ongles épais et pointus.

Personnage qui bientôt va hanter beaucoup de petits et grands garçons... Certains auront des crises de somnambulisme, et vont disparaître, ce qui va entrainer l'arrivée du capitaine Simon Larcher dans le récit : il va mener l'enquête autour de ces mystérieuses disparitions.

Simon se dit soudain que pour la première fois de sa carrière, il était dépassé par les événements.
Il avait déjà eu à démêler des affaires tordues [...] mais pour la première fois,
il se heurtait à ses propres limites.

Anne Fakhouri a la faculté de construire des personnages forts, cohérents, et très crédibles, avec leurs failles. C'est un tour de force car la galerie de personnages est plutôt fournie : les Gaucher sur plusieurs générations, leurs domestiques, les policiers...

Elle utilise nos peurs enfantines pour nous toucher, et aborder des thèmes délicats tels que la maternité ou l'absence du père, et encore les ravages que peuvent faire les secrets de famille. Et même l'infanticide... Il faut avoir le cœur bien accroché pour lire cette histoire.

En bref, j'ai adoré ce roman, dévoré en un rien de temps. C'est un livre comme on aimerait en lire plus souvent, rien que pour ces vieilles peurs qu'il réveille, pour le frisson. La couverture de Xavier Collette est d'ailleurs vraiment très parlante et fidèle. Le récit est puissant et les thèmes qu'Anne Fakhouri aborde sont profonds. Ce voyage dans l'inconscient et la peur est une réussite !

A lire également, les chroniques de Lelf, Blackwolf, Cachou, Gromovar.

vendredi 13 juillet 2012

☺ Marche ou crève de Stephen King - Challenge Sport

Le pitch :
Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars. Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine. Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout., Mais pour quelle victoire ? 

Mon avis :
Je voudrais encourager tous les américains à marcher le plus souvent possible.
C'est plus que sain ; c'est amusant.
JFK, 1962

Marche ou crève est un roman des débuts de Stephen King, qu'il a d'ailleurs publié sous le pseudo de Richard Bachman. Comme la couverture ne l'indique pas avec son "polar", c'est une dystopie dans laquelle le monde a changé (tiens donc) et les militaires (les escouades) ont pris le pouvoir.

Les exergues nous indiquent clairement que c'est une critique des jeux télévisés que fait l'auteur, du voyeurisme des spectateurs. Plus profondément on peut aussi penser qu'il critique la guerre, et le fait d'envoyer des jeunes hommes se faire tuer sans aucune raison valable.

Cela dit, tel n'est pas mon propos aujourd'hui. En effet, j'ai relu ce roman dans le cadre du challenge Sport en cours sur Délivrer des Livres, le blog de Hérisson.

Examinons tout cela d'un point de vue sportif.

Ce bouquin est l'histoire de la course d'endurance la plus longue et la plus sanglante du monde.

L'épreuve se nomme La Longue Marche. Elle consiste à réunir 100 participants mâles de 18 ans maximum, et à les faire marcher jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Comme le dit la couverture, pour les autres : une balle dans la tête !

Nous avons donc 100 participants (+100 de réserve s'ils se dégonflent dans les dates limites du dégonflage autorisé), sélectionnés par des tests à la fois physiques et psychologiques. Et oui, ils doivent notamment motiver par écrit leur envie de concourir. Déjà nous n'avons pas affaire à n'importe quel footballeur analphabète de haut niveau. Étant donné le grand nombre de demandes chaque année, un tirage au sort télévisé est organisé pour désigner les participants définitifs.

Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Ce n'est pas une question de force physique.
Si c'était ça nous aurions tous une bonne chance. La tête, Garraty, le cerveau...
Ce n'est pas l'homme ou Dieu... C'est quelque chose dans le cerveau.

Ces marcheurs doivent respecter un règlement très strict. Par exemple, ils ne peuvent pas s'arrêter de marcher, sinon ils récoltent un avertissement. Ils ne peuvent pas non plus marcher sous 6.5 km/h. Au bout de trois avertissements, c'est le carton rouge : la mort. Ils n'ont pas non plus le droit de sortir de la route. Le règlement est aussi valable pour les spectateurs qui n'ont en aucun cas le droit d'aider, ou de nourrir les concurrents.

Curley se mit à hurler. Le garçon était cassé en deux, il se tenait la jambe et criait.
Il marchait toujours, si incroyable que cela parût, mais très lentement. Trop lentement.

Ces supporters justement sont très présents, comme dans tout sport qui se respecte. Ils ont leur favori, font des banderoles, attendent le passage de la Marche sur le bord de la route. Ils les acclament ou les huent, et franchement les rendent un peu dingues. Ils sont surtout assoiffés de sang et rêvent de voir un des marcheurs se faire descendre.

Une fois quand il était en cinquième, il avait lu une nouvelle d'un type qui s'appelait Ray Bradbury, une histoire à propos de badauds qui s'amassent autour du lieu d'accidents mortels.

Les arbitres de la Longue Marche sont les soldats, tireurs d'élite armés jusqu'aux dents, et équipés de matériel informatique leur permettant de mesurer la vitesse des participants en temps réel. Comme tout arbitre, ils respectent scrupuleusement les règles. Mais quand même il ne faut pas trop les chercher. Ce sont aussi eux qui ravitaillent en eau (à la demande) et en nourriture (une fois par jour) les marcheurs.

Les qualités requises pour pratiquer la Longue Marche : un moral d'acier, savoir se rationner, ne pas être trop gros, ni trop mince, ne pas être sujet aux crampes ou à la dépression. Peut-être faut-il aussi être complètement taré.

Il avait l'impression d'avoir fait autant de kilomètres avec sa tête qu'avec ses pieds.

Par essence, la Longue Marche est un sport individuel. Cependant les participants finissent toujours par créer des liens, ne serait-ce que pour s'occuper pendant les longs jours et nuits de marche. Certains se font même des amis et s'entraident, mais cela est bien éphémère quand on sait que l'un ou l'autre pourrait bien être le prochain à prendre son ticket.

- Avertissement ! Avertissement 47 !
Il reçut un grand coup de coude dans les côtes.
- C'est toi, vieux. Debout là-dedans !

C'est aussi un sport d'extérieur, ce qui entraine toutes sortes de désagréments pour nos marcheurs : chaleur, froid, orage, vent de face ou de côté... Mais aussi la nuit.

A 3h45 il reçut un premier avertissement et se gifla violemment pour se forcer à rester éveillé.

Il existe diverses techniques pour tenir. Nous rencontrons celui qui préfère ne se faire aucun ami, rester dans son coin et ne pas discuter. Il y a aussi celui qui va se faire détester en disant qu'il dansera sur les tombes de chacun de ceux qui mourront. Il y a ceux qui se racontent des blagues, ou encore leurs soit-disant histoires de fesse. Ceux qui s'accrochent à leur avenir, leur femme, petite amie...

Je danserai sur ta tombe, balafré !

Bien sûr, au bout de la route, comme dans toute course, le gagnant doit recevoir un prix. Qu'est-ce que ce prix ? C'est au vainqueur de le décider, il peut demander exactement TOUT ce qu'il veut. S'il est encore en état.

N'hésitez pas à vous inscrire, cette course a lieu tous les ans, départ dans le Maine, arrivée à l'endroit où l'avant-dernier concurrent se fera descendre. 

Vive le sport !


jeudi 12 juillet 2012

Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps de Laurent Queyssi

Le pitch :
A Hollywood, un scénariste de série télévisée affronte un de ses collègues en duel. L’enjeu : la suite de leur histoire. L’arme choisie : une borne d’arcade de Pac-man.
Dans la banlieue infinie d’Alex et Marc, tout le monde est affilié à une marque et le gigantesque centre commercial représente la source de toute vie. Seule solution pour des ados privés du futur promis, trouver une drogue synthétisant le sense of wonder.
Sugarmaim, le groupe mythique des années 1990, se reforme sur fond de conspiration extraterrestre. Quel rapport entre le rock’n'roll et les civilisations galactiques qui nous observent ?

Mon avis :
Je dois dire que le titre de ce recueil de Laurent Queyssi, publié chez ActuSF, m'avait dissuadée de le lire. Pourquoi ? Parce que pour moi, mi-temps = foot. C'est bête hein ! Heureusement Lhisbei est passée par là et m'a bien affirmé qu'il n'y avait pas de sport dans ce bouquin. A part la partie de Pac-Man, mais je ne sais pas si ça compte.

Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps est un recueil de nouvelles SF, avec des idées SF, et ça j'aime !

Commençons par le début : la couverture est toute chouette, à la Pac-Man, signée Greg Vezon.

Ensuite, la préface de Xavier Mauméjean : Alors là, j'ai pas tout suivi, c'est une succession de citations, on sent bien que l'auteur du recueil est apprécié de celui de la préface, mais est-ce que cela apporte vraiment au lecteur qui ne connait pas personnellement Laurent Queyssi ?

Entrons enfin dans le vif du sujet. On retrouve huit nouvelles dans ce bouquin, dont une inédite, toutes d'inspiration très fortement SF. L'auteur écrit dans un style direct très plaisant. - Attention présence de gros mots -

Sense of wonder 2.0 est une nouvelle sur des jeunes dans un quartier pavillonnaire (le QP), dont la vie tourne autour du Centre (commercial). Dans cette société, chaque personne est liée à une marque par contrat à vie. Les Nike tabassent les Adidas. Voyez le genre ! Ils courent après une drogue qui synthétise le sense of wonder. On retrouve dans ce récit pas mal de références SF, de la violence et une superbe description du sense of wonder, sur lequel soit dit en passant je ne m'étais jamais posée de question.

Un truc inexplicable, qui te transporte, qui te laisse la mâchoire pendante.
(à lire, toute la page 22)

Fuck City est une nouvelle tout aussi SF, sur les univers parallèles, qui m'a paru un peu moins originale. Disons que malheureusement l'action était prévisible. Cela reste cependant une très bonne histoire avec son personnage principal assez désabusé.

Et l'hélico explosé se rapproche. [...] Il tombe et tombe encore, droit vers ma gueule.

Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps est un récit plutôt étonnant, et bourré de références aux séries américaines. Coup d'bol, c'est mon truc ! Donc quand Laurent Queyssi me parle de la fin affligeante de la série Lost, je le comprends parfaitement. Dans cette nouvelle, un scénariste en défie un autre pour savoir comment finira la série dont ils ont la charge. C'est le moyen choisi qui est spécial ! J'ajouterai que la présence de huit notes de bas de page (dont une d'une page entière), pour une vingtaine de pages de nouvelle, est assez marrante et plairait certainement beaucoup à Jeanne-A Debats.

[Ils] n'ont aucune idée de la raison pour laquelle la fin de Lost est aussi merdique. La solution de cette dernière énigme se cache d'ailleurs au cœur d'un secret, bien plus vaste, un de ces rituels dont seuls ceux qui ont déjà participé à l'écriture d'un pilote connaissent l'existence, les duels.

La scène coupée (Fantomas, 1963) m'a moins accrochée, certainement parce que je ne suis pas familière du personnage (honte sur moi). Dans ce récit, le vrai Fantomas prend la place de Jean Marais sur le tournage du film, et il est vraiment très méchant.

Une fois encore le génie du mal allait tuer et voler en toute impunité.

707 Hacienda Way est une nouvelle dickienne, d'ailleurs les fans auront reconnu l'adresse (pas moi, j'ai dû aller vérifier !). Laurent Queyssi et son co-auteur Ugo Bellagamba imaginent ici que Jane, la défunte jumelle de Philip, est celle qui a survécu, et que c'est elle qui écrit les romans de Dick, mais tous féminisés (Ubika ou la Maitresse du Haut-Château par exemple !). Un fan lui rend visite, et elle lui avoue qu'elle a l'impression que l'une de ses oeuvres ne lui appartient pas vraiment : La sauterelle pèse lourd...

C'était un quartier résidentiel miteux, lotissement californien typique. 707.

Rebecca est revenue est une nouvelle que j'ai beaucoup aimée. On y rencontre un jeune homme et sa petite amie Rebecca. Dans cette société, on ne peut voyager physiquement qu'une seule fois dans sa vie, pour s'installer quelque part. Les autres voyages sont virtuels et ont lieu dans un coffre, grâce à un logiciel nommé Vibis. J'ai du mal à imaginer d'être restreinte toute ma vie à rester dans mon village... Rebecca aussi. La première expérience de son petit ami dans le coffre est particulièrement flippante. Entrer dans l'âge adulte n'est jamais simple.

L'absence de repère est totale. Le silence complet.

Planet of sound, co-écrite avec Jim Dedieu, est malheureusement la nouvelle dans laquelle j'ai été incapable de rentrer. J'ai pu remarquer depuis quelques temps mon inaptitude à entrer dans les récits sur les groupes musicaux en tout genre. Tant pis pour moi !

Nuit noire, sol froid nous présente une idée SF classique mais joliment traitée : le vaisseau générationnel. L'histoire débute au moment où, après des siècles de vol spatial, les habitants du vaisseau trouvent enfin une planète habitable. La caste des Raconteurs, chargée de conter l'Histoire du peuple aux autres passagers, possède un lourd secret, qui ne sera dévoilé qu'une fois sur la planète. Dark was the night, cold was the ground de Blind Willie Johnson, qui inspire donc directement le titre, est une des 27 chansons qui fut envoyée sur la sonde Voyager. L'auteur nous offre une fin étonnante.

En bref, voici un recueil qu'on peut estampiller "Real SF inside", auquel il manque juste une petite chose à mon avis : une bibliographie de Laurent Queyssi !


L'avis de Lhisbei.
Lelf en parle rapidement dans son bilan du 1er trimestre.


CITRIQ

mardi 10 juillet 2012

Concours pour mon 100ème billet : gagnez Exodes de Jean-Marc Ligny !


CONCOURS TERMINE !

Comme vous l'avez certainement lu, Exodes de Jean-Marc Ligny est mon coup de cœur post-apo du moment !

J'ai gagné le roman suite à un concours. Les Éditions L'Atalante m'ont envoyé par erreur un second exemplaire du livre.

Je leur ai donc proposé d'organiser un petit concours qui me permettra de fêter mon 100ème billet, et de vous faire gagner ce coup de cœur, ce qu'ils ont accepté avec grand plaisir !

Je vais faire simple, surtout que je n'ai jamais mis en place de jeu de ce genre avant : vous me laissez un petit commentaire sous ce billet pour me dire pourquoi vous lisez ou aimeriez lire du post-apo ;-)

Je ferai un tirage au sort pour déterminer le gagnant. Je me permets réserver ce concours à la France et pays limitrophes, pour ne pas exploser les frais de port.

Vous avez jusqu'au 17 juillet minuit pour participer ! 
(N'oubliez pas de laisser un mail pour vous joindre)

lundi 9 juillet 2012

♥ Exodes de Jean-Marc Ligny

Le pitch :
Le réchauffement climatique s’est emballé au point que la Terre devient une planète hostile à la vie. Partout la civilisation s’effondre, les hommes n’en ont plus pour longtemps, et ils le savent.
Va-t-on, comme Pradeesh Gorayan et sa famille, dans l’enclave sous dôme de Genève, poursuivre notre train-train comme si de rien n’était ?
Va-t-on, comme Mercedes Sanchez, en Espagne, se réfugier dans la religions et attendre des Anges venus du ciel qu’ils nous emportent au jardin d’Éden ?
Va-t-on, comme Fernando, le fils de Mercedes, rejoindre les Boutefeux et précipiter notre destruction dans une orgie de feu et de violence ?
Va-t-on, comme l’Italienne Paula Rossi, vendre corps et âme pour quelques médicaments ?
Va-t-on, comme Mélanie Lemoine, consacrer nos ultimes forces à sauver les derniers animaux ?
Va-t-on, comme le marin Olaf Eriksson et sa femme, fuir les îles Lofoten et chercher une terre un peu plus hospitalière, vierge de toute présence humaine ?
C’est le temps des exodes, et, tels des termines sur une bûche enflammée, les derniers hommes courent en tous sens pour échapper à l’enfer...

Mon avis :
Un coup de coeur post-apo ! ça fait plaisir, parce que ça fait longtemps.

Il n'y pas pire prédateur de l'être humain que l'être humain.

Voici le tout dernier roman de Jean-Marc Ligny (auteur du multiprimé AquaTM) publié chez L'Atalante fin juin : Exodes. Un beau pavé pour un très bon post-apo. J'ai eu la chance de gagner ce petit bijou sur le blog des Éditions L'Atalante, mais autant vous dire que de toute façon il était prévu que je l'achète rapidement.

Ce post-apo choral nous raconte les histoires parallèles de divers personnages en Europe, qui vont bien évidemment finir par se connecter ou carrément se percuter.

Dans un futur proche, le réchauffement climatique a provoqué des changements de climat radicaux, ce qui a entrainé des catastrophes en tout genre -inondations, ouragans, sécheresse...- qui ont fini par provoquer les Guerres d'immigration. Certains pays ont installé des frontières électroniques mortelles. Notre histoire se passe après ces guerres, après la chute des gouvernements. Chacun essaie maintenant de survivre, à sa manière.

Ce qui était encore apocalyptique il y a vingt ans est devenu banal aujourd'hui.

Il existe des enclaves, sorte de dômes, où vivent les nantis, se livrant à des expériences génétiques mystérieuses. A l'extérieur, les "outers" se battent pour leur survie. Le cannibalisme n'est pas rare, et a notamment fini par créer des êtres effrayants : les Mangemorts. Le soleil est insupportable (entre 60 et 100 degrés dans la journée), il n'y a plus d'eau, les animaux disparaissent. Les maladies pullulent. Les Boutefeux, hordes d'hommes rendus fous par la drogue et les conditions de vie, mettent le feu et saccagent tout ce qu'ils croisent sur leur chemin.

Il n'y a plus de place ni de pitié pour les gens comme toi dans ce monde.

Très documenté sur le réchauffement climatique, Ligny est bluffant. On s'imagine cet horrible futur, dans lequel la jeune génération se sait être la dernière. Les implications du réchauffement sont impressionnantes, à l'image de ces pays entièrement engloutis que traversent Olaf et sa femme.

On est revenu au Moyen-Age sur les ruines du XXIème siècle.

La construction du roman est assez originale : l'ordre des chapitres est vraiment très cohérent, et ce n'est pas celui qu'on s'attendrait à trouver.  Cela apporte vraiment un gros plus au livre !

Vous ne trouverez pas beaucoup d'espoir dans ce roman. Jean-Marc Ligny a même réussi à me faire flipper (juste un passage, en une phrase, wahou), et pleurer (bien que je ne sois pas une référence en matière de larmes en ce moment !). J'ai aussi bien ri en rencontrant le personnage du "Pustulero", un espagnol plein de bubons mais excellent tireur.

A noter : la superbe couverture créée par le studio graphique Leraf.

En bref, Exodes est un roman post-apo coup de cœur, lu très vite, et surtout terminé à 3 heures du matin. Il contient tous les bons ingrédients d'un livre du genre, sans compter sa construction originale qui lui donne encore plus de force. Je le conseille à tous les fans de fins du monde, et à ceux qui voudraient découvrir le genre. Merci et bravo Jean-Marc Ligny !

Un exemplaire à gagner jusqu'au 17 juillet ! CLIC !

CITRIQ

vendredi 6 juillet 2012

La soupe aux choux de René Fallet

Le pitch :
Deux vieux paysans, deux amis, le Cicisse Chérasse et le Glaude Ratinier, achèvent modestement leur existence aux confins d'un village bourbonnais en voie de disparition. Une nuit, une soucoupe volante se pose dans le champ de Glaude.
Un extra-terrestre en sort, que le Glaude appellera "la Denrée". La Denrée vit dans un austère astéroïde où les notions de superflu sont inconnues. L'absorption d'une assiettée de soupe aux choux va plonger le voyageur interstellaire dans un tout autre monde, celui du plaisir de vivre, celui aussi de l'amitié. Et ce sera la révolution sur sa planète. Quant au Cicisse et au Glaude, ils vont connaître une fin de vie plutôt inattendue !

Mon avis :
En début de semaine, mon cher et tendre me lançait un défi : lire La Soupe aux Choux de René Fallet. En effet, le film éponyme est culte pour lui. Mais sinon il est normal. Quoiqu'il en soit, je refuse toujours de voir le-dit film, tant les pets incessants que cela m'évoque m'insupportent ! Mais un livre, c'est une autre histoire, alors c'est parti.

Il y a de grandes chances que j'ai vu le film dans mon enfance, je n'en ai cependant aucun souvenir, et donc ne pourrais pas vraiment faire la comparaison entre l'original et l'adaptation. Ce n'est pas très grave me direz-vous.


La Soupe aux Choux est un livre pittoresque, publié en 1980. Je découvre René Fallet, auteur et scénariste, qui a une écriture particulière, assez savoureuse je dois le dire. Attention, ça va être festival de citations.

Le premier chapitre m'a donnée une impression positive et l'envie de continuer la lecture. Il s'agit de la description des Gourdiflots, ce petit village moribond de l'Allier, qui fait à la fois rire et s'émouvoir. En fait René Fallet nous relate l'abandon des villages par les jeunes au début des années 80, et leur vieillissement inexorable.

Au village, sans prétention, il n'y avait plus rien. Le four du boulanger s'était refroidi en même temps que le boulanger, qui ne cuisait plus ses couronnes qu'au cimetière. Car il y avait encore un grand cimetière, au village, s'il n'y avait plus de boulanger.

Le Glaude et le Bombé sont deux petits vieux attachants, ronchons et râleurs, et bien sûr, alcooliques.

Le Glaude lui, avait été fait prisonnier, avait vécu cinq ans derrière les barbelés, expérience dont il avait tiré quelques solides notions de philosophie.
Ainsi, dans son stalag, il s'était dit qu'avant la guerre il n'avait pas bu assez de vin à table.
Libéré, il avait réparé cette lacune, et se passait même de table.
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- L'asile j'irai pas. Je me foutrai plutôt dans mon puits
comme devraient faire tous les vrais puisatiers.
- C'est ça, plaisanta Ratinier, et moi je me taperai sur la tête jusqu'à la mort
avec un sabot comme tous les vrais sabotiers.

Les pets ne commencent qu'au chapitre 4 ou 5, et il n'y en a pas tant que ça dans tout le roman, ouf ! Bien sûr, alerté par ceux-ci, débarque un beau jour la Denrée, cet extraterrestre glabre originaire d'Oxo, planète distante de 22 millions de km de la Terre et sur laquelle toute notion de superflu (et donc de plaisir) est inconnue, car considérée inutile.

C'est qu'une soucoupe volante mon Glaude ! Paraît que ça a jamais fait de mal à personne, les soucoupes. Si c'était du mauvais, ça se saurait. ça va, ça vient comme dans une nuit de noces,
et ça repart comme c'est venu.

Au départ, son mode de communication est pour le moins... original, mais ça s'améliore plus tard.

- Eh ben, alors, mon vieux ? C'est-y que vous savez pas causer ?
L'autre saisit qu'on l'interrogeait, ouvrit la bouche. Il en sortit des sons qui n'évoquèrent pour Ratinier que le glouglou des dindons dans les cours des fermes.

S'ensuit la découverte de la soupe aux choux par notre ami la Denrée, qui la ramenant sur sa planète, y devient un personnage éminent. Et est donc amené à revenir en chercher auprès du Glaude. Mais aussi à lui faire divers présents, plus ou moins judicieux.


Et puis, je ne vais pas tout vous dire quand même, je sais que vous mourez d'envie de lire ce bouquin maintenant !

Le chat est noir dans le roman.
Ce qui lui vaut d'être poursuivi par 4 abrutis en voiture, qui finiront encastrés dans un arbre.
Bien fait !

C'est un roman sympathique que j'ai eu finalement plaisir à lire. Il a reçu le Prix RTL Grand public ainsi que le Prix Rabelais, doté d'une centaine de bouteilles de Beaujolais (si ça c'est pas la classe). Notez bien que Pierre Perret a lui aussi reçu ce prix pour l'ensemble de son œuvre. 


 

Lecture n°5
dans le cadre du challenge
Summer Star Wars Episode VI






A mon tour, je lance un défi à mon Amoureux :
si tu lis ce livre, je promets de regarder le film.


CITRIQ

jeudi 5 juillet 2012

♥♥ La Tour Sombre tome 1 : Le Pistolero de Stephen King


Le pitch :
Le Pistolero est le dernier justicier et aventurier d'un monde qui a changé et dont il cherche à inverser la destruction programmée. Pour ce faire, il doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux. Surmontera-t-il les pièges diaboliques de cette créature? A-t-il conscience que son destin est inscrit dans trois cartes d'un jeu de tarot bien particulier ? Le Pistolero devra faire le pari de le découvrir, et d'affronter la folie et la mort. Car il sait depuis le commencement que les voies de la Tour Sombre sont impénétrables...

Mon avis :
Pour commencer, voilà la version augmentée que je lis, une intégrale contenant les romans réécrits, et agrémentée d'une introduction, d'un avant-propos, d'illustrations en couleur et d'une bibliographie de 69 pages (dont la seconde partie se trouve dans l'Intégrale n°2). Elle contient les 4 premiers romans de La Tour Sombre. Pfiou ! Quand on l'a sur les genoux, c'est un peu comme lire un dictionnaire. On est fan ou on ne l'est pas !


Le Pistolero est un roman écrit par Stephen King en 1970. Il intitule d'ailleurs son introduction On n'est pas sérieux quand on a 19 ans, dans laquelle il nous raconte ce qui l'a inspiré pour cette écriture (notamment Le Bon, la Brute et le Truand, ou encore Tolkien !), ce qui lui a donné envie, et pourquoi il a mis si longtemps à la "terminer". Car il a fini La Tour Sombre en 2003. Si on ne compte pas le tome supplémentaire dont il nous gratifie cette année !

Ce que je voulais, c'était franchir les défenses de mes lecteurs, je voulais les déchiqueter,
les changer à tout jamais, par la seule force de mon histoire.


Clint
Je confesse avoir fait partie des fans qui, en 1999, lors de l'accident très grave de Stephen King, qui s'est fait renverser par un chauffard ivre, se sont dit : Mais il ne peut pas mourir, pas sans avoir écrit la fin de La Tour Sombre ! Véridique. 

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Mélange jouissif de western, de magie et de post-apo, Le Pistolero m'a éclatée, encore une fois.

Attention, le début du récit est aride, comme le désert que Le Pistolero traverse, et comme son personnage lui-même. Il faut s'accrocher un peu dans la première partie, mais le lecteur est rapidement récompensé, par des réponses à certaines de ses questions, ou encore par des découvertes étonnantes.

L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait.
(Best incipit ever)

Le Pistolero poursuit l'homme en noir, on ne sait pas vraiment depuis quand, dans le but de lui soutirer des informations sur La Tour. Dans sa quête, il traverse des villes fantômes, commet un massacre, délire dans le désert et fait une belle rencontre en la petite personne de Jake, enfant rencontré sur son chemin au milieu de nulle part et qui va lui sauver la vie. Le récit de Jake est bien étrange et difficile à croire, mais le pistolero va s'attacher à cet enfant doux et blasé. Ensemble, ils vont continuer à traquer l'homme en noir.

Sur sa route, celui-ci sème désolation et mort, même quand il ramène l'un d'entre eux dans le monde des vivants. Sans âge, on ne sait ni d'où il vient, ni où il va. C'est un personnage récurrent de Stephen King, qui personnifie le mal à l'état pur.

Le mot est Dix-neuf.
Vous essaierez d'oublier mais tôt ou tard, ça sortira de votre bouche comme du vomi.
DIX-NEUF.


L'on découvre au fur et à mesure du récit le monde où vit le pistolero. Un monde qui a changé, comme répété souvent au cours de l'histoire. On y trouve des êtres mutants, des vestiges de technologie, de lieux semblant avoir été touché par une apocalypse et aussi beaucoup de misère. Les distances, les directions et le temps qui passe semblent eux-mêmes ne plus être ce qu'ils étaient.

Les Lents-Mutants
Tout au long du récit, l'auteur nous raconte aussi l'enfance du Pistolero, rude mais aussi pleine d'amitié, à Gilead dans le Monde Intérieur, maintenant disparu. Les souvenirs du Pistolero s'imbriquent parfaitement dans la trame de l'histoire.

La quête du Pistolero est celle de son Graal, la Tour Sombre. Il est déterminé, presque sans cœur quand il s'agit d'elle. Car le destin de la Tour sera celui du monde/des mondes. Il lui faut l'atteindre absolument.

Le meurtre existait, et toutes sortes de pratiques indicibles, et toutes au nom du bien,
cette saloperie de bien, cette saloperie de mythe, pour le Graal, pour la Tour.


Le Pistolero et la Tour Sombre

La plume de Stephen King est magique. Son style est génial, fluide, et il distille des indices qui donnent toujours envie au lecteur de pousser plus loin ses réflexions et surtout sa lecture. Les références à la mythologie et à la religion sont nombreuses, Roland étant d'ailleurs aussi inspiré de Le chevalier Roland s'en vint à la Tour Sombre, un poème de Browning.

La Tour Sombre est très certainement l’œuvre qui ressemble le moins à l'image que l'on peut avoir des romans de Stephen King habituellement. Généralement, on pense à des textes qui font peur, dans le domaine plutôt fantastique comme Carrie, Cujo, Christine... Si je devais rapprocher ces romans d'un autre de l'auteur, je vous parlerais plutôt du Talisman des Territoires, co-écrit avec Peter Straub, que je vous conseille méchamment !

En bref, si vous ne voulez pas lire du Stephen King, lisez la Tour Sombre. 
Et si vous voulez lire le meilleur de Stephen King, lisez la Tour Sombre :D

J'ai pu constater que mes co-lecteurs ont énormément apprécié leur lecture, que ce soit pour la première ou la trente-sixième fois ;-)

Pour ma part, je n'ai qu'une hâte, lire la suite qui s'intitule Les Trois Cartes, un tome différent du premier, dans lequel nous ferons de belles rencontres...

Que vos journées soient longues et vos nuits plaisantes. 

Chroniques des copains :





mercredi 4 juillet 2012

↓ Alien : No exit de Brian Evenson

Le pitch :
Après des années de lutte contre l'envahisseur, la menace des Aliens semble enfin n'être plus qu'un mauvais souvenir pour les humains. Du passé. Jusqu'au jour où l'extermination de douze scientifiques en poste avancé sur la planète C-3 L/M laisse à penser que les créatures sont de retour.
Une des compagnies en charge de l'exploitation de C-3 L/M décide alors de réveiller Anders Kramm. Plongé depuis trente ans dans un sommeil cryogénique à la suite d'un drame personnel, Kramm est l'un des chasseurs d'Aliens les plus doués de sa génération. Envoyé sur C-3 L/M pour enquêter, il ne tarde pas à comprendre que la vérité est beaucoup plus complexe que ce qu'il paraît.

Mon avis :
Voici un roman que j'ai décidé de lire à cause des aliens. Évidemment. Paru en 2011 au Cherche-Midi, Alien : No exit est un livre écrit par Brian Evenson.

Evenson bénéficie d'une très bonne réputation, notamment après son roman La Confrérie des Mutilés. Au quatrième de couverture, on trouve d'ailleurs un avis des Inrocks qui dit "Ahurissant... Une découverte" ou encore du Monde "Une terrible puissance combinée à un humour ravageur". Oui mais. Tout cela est clairement précédé de la mention "A propos de Brian Evenson". Et non du livre en lui-même.

Je suppose que vous commencez à comprendre. 

Kramm a donc perdu sa femme et sa fille. Sa fille, tuée quand un alien a surgi de sa poitrine. Sa femme, qu'il a lui-même achevée, la sachant contaminée. Légèrement perturbé le gars du coup. Alors il se fait congeler, pour oublier, par la compagnie Planètus qui en échange se réserve le droit de le réveiller si besoin. Et donc au bout de 30 ans : besoin ! Des scientifiques ont été décimé par ce qui semble être des aliens sur une planète en cours de terraformation, tout cela dans une ambiance de concurrence entre compagnies intersidérales prêtes à tout (on les connait bien celles-là dans les films, et elles m'ont aussi fait penser aux multimondiales de Mémoria). On y envoie aussi sec le monsieur.

Il se détacha et parcourut le vaisseau.
C'était étrange et inquiétant de se retrouver là seul, entouré seulement du vide de l'espace.

Le début de ma lecture s'est révélé laborieux, au point que j'ai envisagé d'abandonner en cours de route (ce que j'essaie de ne faire que rarement). Cependant l'intrigue devient plus intéressante si on s'accroche un peu. Cela s'étoffe et on passe presque à un genre de polar SF sympa, quand Kramm enquête sur l'attaque des scientifiques, en tandem avec la fille du bouquin, Frances. Pour revenir ensuite au récit d'angoisse.

Alors bien sûr, il y a des aliens dans ce récit. Mais j'ai même pas eu peur. Non. Rien ne vaut les bons vieux films pour me faire flipper. Là, rien à faire, j'avais beau essayer de visualiser tout ça dans ma tête, ça ne prenait pas. On retrouve aussi, pour les connaisseurs, les voyages spatiaux angoissants (y a bien un p'tit alien qui traine dans le vaisseau), la cryogénisation, les compagnies qui pensent pognon, et les tunnels aliens.

On ne s'attache pas tellement aux personnages, sauf je dois l'avouer Bjorn, un ex-marine à la fois doux et armoire à glace, plein d'humour et d'innocence.

- Qu'est-ce que tu as fait du type que tu as étranglé Bjorn ? demanda-t-elle
- Je l'ai fourré dans le placard.
Et je ne l'ai pas étranglé, ajouta-t-il d'un air indigné, je lui ai brisé la nuque.
- Oh ! Pardon, dit Jolena.

Niveau traduction (je n'en parle que rarement), j'ai lu quelques phrases qui ont sonné bizarrement à mes oreilles. ça arrive, je ne sais pas si ça vient de moi.

En bref, pour moi c'est un livre assez divertissant, vite lu et qui sera vite oublié, que Brian Evenson a certainement écrit parce qu'il devait manger. 



Lecture n°4
dans le cadre du challenge
Summer Star Wars VI






CITRIQ

mardi 3 juillet 2012

Top Ten Tuesday #16 : Les 10 histoires livresques que vous préfèreriez ne pas vivre

Le Top Ten Tuesday (TTT pour les intimes), qui permet de lister son top 10 selon un thème littéraire, est un rendez-vous initialement créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani. On peut même voter pour le prochain sujet, et ça c'est chouette !

En ce mardi 3 juillet 2012, le but est de lister :
 
Les 10 histoires livresques que vous aimeriez vivre
 
Mais là comme ça, je n'en ai trouvé que 3 et je me suis rendue compte que je ne voudrais pas vivre la plupart des histoires que je lis !
 
Ce sera donc :
 
Les 10 histoires livresques que vous avez aimé lire 
mais que, non merci, vous préférez ne pas vivre ! 

Je commence quand même par les 3 que j'aimerais vivre :

L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde (chronique)
Pour les voyages dans le temps, dans les livres et les animaux disparus recréés génétiquement.


Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll
Pour la folie de la chose, la beauté du pays des Merveilles et tous les personnages déjantés qu'elle rencontre.
 

Rue Farfadet de Raphaël Albert
Pour le Paris uchronique, les elfes et les créatures improbables qui peuplent ce "Panam".


Les 10 histoires que j'ai aimé mais que je ne souhaite pas vivre :

The City & The City de China Mieville (chronique)
Parce que deux villes imbriquées, c'est un vrai casse-tête au quotidien.


Plop de Rafael Pinedo (chronique)
Parce que la super glauquitude de l'histoire et des personnages est insupportable.

 
Petit déjeuner au crépuscule de Philip K. Dick (chronique)
Parce que ça fait vraiment trop flipper de se retrouver du jour au lendemain dans un futur sans avenir.


Replay de Ken Grimwood (chronique)
Parce que revivre sa vie en boucle en faisant des erreurs sans cesse renouvelées, c'est trop éprouvant.


La Horde du Contrevent d'Alain Damasio
Parce que ça décoiffe trop :p


La maison qui glissait de Jean-Pierre Andrevon
Parce que ça fait peur de se retrouver coincé dans un immeuble de banlieue, sans savoir ce qui s'est passé à l'extérieur, et dans lequel il arrive des choses horribles.


This is not America de Thomas Day
Pour ne jamais me retrouver dans la situation du narrateur de la dernière nouvelle, avec l'ours !


Marionnettes humaines de Robert Heinlein
Parce que les invasions de méchants extraterrestres, c'est peut-être daté, mais ça fait toujours flipper.


Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes
S'élever de sa condition pour ensuite... Non pas ça.


Le fléau de Stephen King
Tout le monde meurt d'une super grippe dégoutante, berk.


Retrouvez tous mes TTT ici !

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