dimanche 17 novembre 2019

Utopiales 2019 : Conférences et autres interros surprises ! (1/2)

Conférence sur le biomimétisme
"Quand la nature inspire les ingénieurs"
Les Utopiales, j'y étais pour l'ambiance, les copains, les auteurs, acheter des livres, et plein d'autres raisons, dont les conférences !

J'ai pu assister à sept conférences / interros surprises sur mes deux jours de présence. D'ailleurs, cela a été assez déséquilibré : à cause de la folle affluence du vendredi, je n'ai vu que deux conférences en ce premier jour. Par contre je me suis bien rattrapée le samedi, avec deux interros surprises et trois confs (dont celle sur les 40 ans d'Alien qui me tenait à cœur !!)

Petit tour d'horizon !

INTERROS SURPRISES !

D'abord les interros surprises, une première pour moi ! Ces deux-là ont eu lieu "tôt" le samedi matin, à suivre dans la même salle (Tardis - vous la connaissez, c'est celle qui est plus grande à l'intérieur).

Une interro surprise aux Utos, ça dure une demi-heure (alors c'est bien parce que c'est court, et pas bien parce que c'est court haha c'est un peu la conf de Schrödinger) et ça consiste à mettre un auteur, ou un acteur du livre (par exemple un traducteur !) face à un public restreint qui va lui poser des questions dans le temps imparti.

Jean-Laurent Del Socorro
Nous avons commencé avec Fantasy et Histoire, l'interro de Jean-Laurent Del Socorro, à l'occasion de la sortie de son livre Je suis fille de rage sur la Guerre de Sécession, chez ActuSF. Jean-Laurent est quelqu'un de super sympathique et ça a été un plaisir de l'écouter.

J'ai trouvé très intéressante sa remarque sur le fait qu'un roman historique ne sera pas forcément plus factuel qu'un roman de Fantasy historique, car tout dépend de l'approche de l'auteur. Et le plus fou : certains lecteurs pensent que des éléments historiques véridiques sont en fait de l'uchronie tant cela semble extraordinaire - par exemple dans Royaume de vent et de colères, quand Marseille était une république.

Watch me retrouver le Live Tweet de Tigger Lilly, que vous pouvez consulter si vous voulez en savoir plus, hop... Le voilà :


Patrick Marcel
Nous avons enchainé avec l'interro surprise De GoT à Good Omens avec l'inénarrable traducteur Patrick Marcel. Ce mec est excellentissime à écouter. Il nous a raconté ses anecdotes de traduction dont voici un échantillon :
  • Comment, 25 ans après, il a fini par trouver la solution pour traduire un jeu de mots qu'il pensait intraduisible dans De bons présages (Good omens) de Gaiman et Pratchett et qu'au final ça ne lui a pas fait si plaisir que ça d'enlever la note de bas de page qui avait 25 ans et rajoutait "au bordel ambiant" du roman,
  • Comment il a dû prendre la suite de la traduction du Trône de Fer, se rendant compte de certaines aberrations (comme les encornés, les vrais savent) et nous disant "ah Jean Neige, vous vous moquez, mais Martin fait des jeux de mots avec la neige, et comme Jon Snow s'appelle toujours Snow, c'est beaucoup moins drôle !"
  • Comment la traduction est au final "un passe-temps qui a dérapé" (j'en pouvais plus tellement je riais là)
Merci pour ce moment, M'sieur Marcel !   

BOOM ! ALIEN !!

Hervé de La Haye, Stéphane Levallois,
Roland Lehoucq et Fred Blanchard
La conférence qui me faisait très très envie, et pour laquelle j'étais prête à faire la queue une heure (pas eu besoin en fait, merci les coupons !), c'était Alien, les 40 ans. Impossible de passer à côté ! Nous voici donc avec Cornwall, Tigger Lilly et Lorhkan à faire la queue derrière les gens qui faisait la queue pour la conférence avant celle d'Alien (oui c'était en Salle Tschaï, celle où pour rentrer c'est la misère, celle dont la queue traverse toute la salle devant la Scène Shayol, bref, nous étions over motivés). Quand un charmant jeune homme de l'orga nous propose des coupons pour bien réserver notre place pour la conférence suivante (donc Alien) et pouvoir vaquer à nos occupations pendant l'heure à venir... Ouf !!

Bref, nous entrons en salle Tschaï après pas du tout une heure de queue. La conférence réunit Roland Lehoucq, Stéphane Levallois (qui a storyboardé les films Prometheus et Alien Covenant, et donc bossé avec Ridley Scott) et Fred Blanchard, le tout modéré par Hervé de La Haye. Ces messieurs connaissent le dossier, pas de souci mais ça manque de femmes tout de même, c'est un de mes premières constatations, surtout pour un film dont l'héroïne est Ellen Ripley. Malgré ça, autant vous dire que j'ai pas vu le temps passer, quand le modérateur a dit "Ah c'est fini" j'ai cru que ça faisait que 15 minutes qu'on était là, grumpf.

Les petits tuyaux
Quelques passages marquants : 
  • Stéphane Levallois parlant de Ridley Scott, et notamment de Ridley Scott qui parle de Giger mangeant un pot de confiture d'opium sur le tournage d'Alien pour ne plus voir ce qu'il a dans la tête (bien Lovecraftien le mec), 
  • ou encore nous racontant que les tuyaux dans le dos d'Alien viennent du fait que Giger a vu sa tante morte étant petit, et qu'il y avait déjà des asticots... Pauvre gosse ! 
  • Roland Lehoucq qui dit que le plus inquiétant chez Alien c'est qu'il n'a pas d'yeux. On ne sait pas où il regarde, s'il nous a vu ! Et en plus, les yeux sont un point sensible pour se défendre, mais aucune des formes d'Alien n'en a. (Enfin apparemment le Chestbuster a failli en avoir mais il ressemblait trop à Kermit la grenouille avec 😂)
  • Question dans le public : "Alien n'était pas un film féministe au départ, mais ne l'est-il pas devenu avec le temps et par la force des choses ?" Fred Blanchard a, me semble-t-il, pas trop mal répondu à cette question, mais c'est là que je trouve qu'on a cruellement manqué d'un regard féminin sur le sujet quand même.
On retiendra la punchline de Roland Lehoucq, immortalisée par Lorhkan (bon ça fonctionne si tant est que vous vous battiez contre quelqu'un ou quelque chose qui a des burnes. Ou des yeux.) :

La suite au prochain numéro, parce que sinon c'est vraiment trop long. Entre ça et l'article sur deux remises de Prix que j'avais oublié de compter, je me retrouve avec une trilogie de cinq tomes articles, mais bon pas de quoi paniquer n'est-ce pas ? 😉 (Ceux qui captent la référence auront un bisou)

Retrouvez toutes les conférences disponibles en podcast sur le site d'ActuSF !

4 commentaires:

  1. Aucune idée de la référence. #JeSuisPenultième
    Un public restreint, c'est combien ?

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    1. Oh une trilogie en 5 volumes où il ne faut pas paniquer ? Non ?
      Je ne saurais pas te dire le nombre de personnes dans le public, c'est un nombre restreint par rapport aux autres scènes/salles, une centaine peut-être...

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    2. Mais si, bien sûr, m'enfin ! Mais il y en a presque deux maintenant. =P
      Ah oui, quand même.

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    3. Oui c'est pas une vingtaine de personnes effectivement. Ça fait déjà du monde

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