vendredi 18 mai 2012

Et pour quelques gigahertz de plus... d'Ophélie Bruneau


Le pitch :
Un vaisseau proche du cimetière des astronefs... Un équipage incomplet et hétéroclite... Un système inexploré à la veille d une guerre interplanétaire... Pour Jean-Frédéric Serrano, commandant du Viking, la meilleure solution serait de quitter le secteur avant le début des embrouilles ! Sauf, bien sûr, si les autochtones impliquent de force les Terriens dans leur conflit. Pris entre deux feux, privés du soutien de la planète-mère, les soldats du Viking joueront à la roulette russe... à leur façon ! Dans l'espace, personne ne vous entendra bluffer.

Mon avis :
 Nom d'un trou noir !

Voici le premier roman d'Ophélie Bruneau, judicieusement publié par les Editions Ad Astra. C'est un space-opera à la couverture joliment illustrée par Laurent Guillet (qui a aussi signé la pure couv' de Sanshôdô), et je rappelle aux collectionneurs qu'un marque-page est fourni avec le bouquin :D

En parlant de la couv', d'aucuns ont prétendu que celle-ci n'aurait rien à voir avec l'histoire. M'enfin. Reprenons : Shania Artemisia, Lieutenant en charge des communications du vaisseau Le Viking, dirigé par le Commandant Jean-Frédéric Serrano, vient de se faire poser un implant cybernétique permettant d'augmenter ses capacités de mémoire, de communication... Ce petit monde part en mission dans un système lointain, Vikler, afin de prendre contact avec un éventuel peuple intelligent. Et c'est ce qui arrive, sauf que nos amis tombent en plein début de conflit interplanétaire, une sorte de triangle... ?! Bon allez, pour le triangle, j'hésite entre plusieurs hypothèses et d'ailleurs il représente peut-être plusieurs choses, faut demander à ceux qui savent.

Un jour, il faudra inventer une machine à don d'ubiquité.
Cela résoudrait sans aucun doute bon nombre de problèmes.

Les personnages masculins dépeints par Ophélie Bruneau, tels que Serrano, ou encore Tikosh, cet obsédé sexuel pas si idiot que ça, loin de là, sont attachants et drôles. Ils donnent lieu à des dialogues savoureux plein de répartie, j'ai vraiment apprécié de les suivre tout au long de l'histoire.

Par contre, comme on ne peut pas tout aimer, j'ai moins accroché avec l'héroïne, Artemisia, qui m'a paru un peu froide. C'est cependant une femme qui se montre forte dans un monde d'hommes. Peut-être en fait-elle trop ?

Le côté geek de l'auteure est très revendiqué, le roman est bourré de références. Cela m'a un peu surprise au départ (vilaine comme je suis je n'avais pas lu sa mini-biographie derrière le livre, ensuite ça s'est éclairé), et puis finalement cet élément du récit est assez original ! Je n'en dirais pas plus bien sûr. Non mais oh.

Permettez-moi vous citer quelques titres de chapitres qui illustreront aussi mon propos ci-dessus.

You shall not pass !
La malédiction de la mission pourrie
Promenons-nous dans la langue de bois 

Le dénouement, ou plutôt sa cause, est assez surprenant. J'ai mis un peu de temps à me laisser convaincre, mais après tout, pourquoi pas ?

Pour terminer, je vous préciserai que j'ai lu ce roman en deux jours avec beaucoup de plaisir, que ç'aurait pu aller plus vite si j'avais été moins fatiguée, et que j'ai hâte de lire le prochain bouquin d'Oph' !


CITRIQ

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