mardi 19 juin 2012

Top Ten Tuesday #14 : Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été

Le Top Ten Tuesday (TTT pour les intimes), qui permet de lister son top 10 selon un thème littéraire, est un rendez-vous initialement créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani. On peut même voter pour le prochain sujet, et ça c'est chouette !

En ce mardi 19 juin 2012, le but est de lister :
Les 10 19 livres que vous aimeriez lire cet été

Parce que je l'ai prévu de longue date :

L'intégrale de la Tour sombre de Stephen King, en incluant La Clé des vents chez J'ai lu Grand format

  
Pour le plaisir + le challenge Summer Star Wars (ça tombe bien !) :

Le tome 2 de l'intégrale du cycle de Lanmeur : Les enfants de Léthé de Christian Léourier aux Editions Ad Astra

Pas encore vu la couv' définitive
Vestiges, tome 1 de QuanTika de Laurence Suhner chez l'Atalante


  Destination univers, l'anthologie de Zone Franche 2012 chez Griffe d'Encre


Frère Elthor, 5ème et dernier tome de la Fraternité du Panca de Pierre Bordage, chez l'Atalante 


 Les Chroniques martiennes de Ray Bradbury chez Folio SF


Parce qu'on me les a recommandés, ou que j'ai juste envie de les lire :


Sous des cieux étrangers de Lucius Shepard chez J'ai Lu SF (j'ai envie !)


Cornes de Joe Hill chez Lattès (recommandé par Simon Pinel de la Librairie Critic)


Replay de Ken Grimwood chez Points (recommandé par Mr Malevil)


Les enchantements d'Ambremer de Pierre Pevel chez Le Livre de Poche Fantasy (recommandé par Olya)

Par suite d'un coup de cœur :

Sur les ailes du cauchemar de Lisa Tuttle chez Présence du Fantastique (coup de cœur sur Ainsi naissent les fantômes)


Les pommes d'or du soleil de Ray Bradbury chez Folio SF (coup de cœur sur Celui qui attend et autres nouvelles)



Mes autres Top Ten Tuesday, à retrouver ici !
 

lundi 18 juin 2012

☺ Points chauds de Laurent Genefort

Le pitch :
Septembre 2019.
Deux Bouches s’ouvrent.
L’une, au-dessus du Pacifique. L’autre, au large du Golfe du Bengale. Ce qui en tombe se noie dans l’océan... Reste la réalité imposée par l’événement : nous ne sommes plus seuls ! D’autant que bientôt une troisième Bouche se matérialise sur la terre ferme, et les aliens débarquent sur Terre. C’est l’effervescence, la mobilisation mondiale, l’exultation... les vagues de suicides, aussi. Et bientôt une quatrième Bouche, puis une cinquième, puis dix, cent, mille Bouches qui partout apparaissent, livrant passage à des kyrielles d’extraterrestres de races, de mœurs et d’aptitudes diverses...
À la sidération initiale succèdent le chaos et la terreur. Pourtant il faut faire face, s’adapter, mais comment vivre dans un monde qui ne vous appartient plus ?

Mon avis :

Au fond, pour le cerveau, l'autre n'existe pas : ce sont des parties de nous-même ou de notre tribu, que l'on réassemble comme on peut.

Publié au Bélial en mai 2012, Points chauds est un roman de Laurent Genefort, tiré de la nouvelle Rempart. Laquelle est parue dans Bifrost n°58 et a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire de la nouvelle francophone en 2011. Je regrette d'ailleurs son absence dans l'ouvrage, j'aurais aimé enchainer sa lecture !

D'abord, je dois dire que j'aime beaucoup la couverture de Philippe Gady, sobre mais évocatrice. Le vert "fluo" et le noir se marient particulièrement bien et sont les couleurs classiques associées à l'extraterrestre.

Voici donc le tout dernier livre en date de l'auteur. J'ai pris en photo la bibliographie en début d'ouvrage, parce qu'elle m'impressionne, et je vous laisse admirer ci-dessous (il faut cliquer !) :


Dans ce roman choral, qui m'a fait penser à World War Z (sans que ce soit une redite, du moins c'est mon avis), chaque chapitre correspond à un événement se déroulant entre 2019, date d'apparition des premières "Bouches" et 2036. Nous suivons donc plusieurs narrateurs, ce qui nous offre des points de vue variés. Variés tout comme les réactions de chacun devant cette arrivée massive d'aliens sur la Terre.

Peut-être que Mamadou avait raison quand il disait que la Terre était devenue un nœud d'autoroute galactique. Un nœud d'autoroute avec des clochards en dessous.

Les narrateurs sont tous, à leur manière, des accompagnateurs. Il y a Léo, le personnage d'origine de la nouvelle, qui fait partie de la force Rempart, chargée de convoyer les aliens et de protéger les "humanos" au long de la route. A moins que ce ne soit l'inverse... Nous faisons aussi la connaissance de Camila, médecin appartenant à une ONG en Afrique, de Raji, scientifique indien qui va se lier d'amitié avec un couple d'extraterrestres, ou encore de Prokopyé qui nous livre certainement le récit le plus émouvant de tous, en Sibérie. Ils sont les témoins de scènes tantôt belles voire transcendantes, tantôt insupportables.

C'est à mon sens tout l'enjeu du roman : montrer les différentes facettes de l'humanité, le bon comme le mauvais. Vous vous doutez bien que certaines personnes tenteront de profiter voire d'exterminer les créatures (Après tout, l'homme est déjà un loup pour l'homme, alors pour l'alien...). Laurent Genefort nous prouve par-là que le danger ne vient pas toujours d'où on le croit. Heureusement de nombreux humains montreront de l'empathie envers ces "autres" et essaieront de les comprendre, ou quand cela n'est pas possible, de les aider.

Se lisant très vite, c'est un récit humaniste, sur l'éthique et la différence (ou la ressemblance) que l'on trouve (ou que l'on cherche !) chez l'autre sans s'y attendre. Je dois dire que dans sa thématique, ce roman m'a fait penser à District 9, un film que j'ai particulièrement apprécié. Il est aussi très divertissant !

A la fin de l'ouvrage, un glossaire vient compléter l'histoire et surtout un superbe portfolio de Manchu nous présente les principaux aliens. Je l'ai consulté plusieurs fois pendant ma lecture pour me représenter clairement les descriptions.
Un Héhé-ty
Enfin, vous pouvez compléter votre lecture avec le guide Aliens mode d'emploi, manuel de survie en situation de contact extraterrestre, du même auteur. Ce ne sera pas mon cas, car je n'ai que peu d'affinités avec les guides en tout genre !


Du même auteur, retrouvez ma chronique du Sang des immortels, un Planet-op' aventureux !

CITRIQ

dimanche 17 juin 2012

Le monde aveugle de Daniel F. Galouye

Le pitch :
Ils vivent dans des CAVERNES plongées dans une totale OBSCURITÉ. Ils ne connaissent que la nuit, LA NUIT la plus absolue et pleine de DANGERS TERRIBLES. Ils sont aveugles, tous. Au fil des générations leur ouïe et leur odorat se sont développés comme ceux des animaux. Certains d'entre eux s'obstinent à découvrir un éventuel passage qui les mènerait à l'air libre. Mais le monde qui les attend au-dehors n'est-il pas plus TERRIBLE encore ?

Mon avis :
Dans le cadre du challenge Fins du monde sur le blog de Tigger Lilly, j'ai décidé de relire ce roman de Galouye, paru à l'époque chez Présence du Futur, grande collection de SF maintenant disparue et dont Folio a racheté le catalogue.

J'en ai gardé un excellent souvenir de lecture, tout en ayant quasi-totalement oublié l'histoire. J'avais 17 ans. Et en 14 ans (les plus doués en maths feront le calcul), je me rends compte que mes attentes en matière de post-apo ont bien changé.

Si je résume clairement : Le monde aveugle, c'était mieux quand j'avais 17 ans.

Dans ce récit, Jared, un jeune homme du Niveau Inférieur aventureux et curieux, utilise comme la plupart de ses congénères les sons pour se guider. Il ne voit pas, d'ailleurs ce mot n'existe même pas, il entend. Il faut dire que suite à une catastrophe nucléaire, l'humanité vit sous terre. Elle s'est adaptée admirablement à son milieu, perdant la vue, mais les autres sens gagnant en acuité. La Lumière est élevée au rang de divinité (La Sainte Ampoule !) et l'Obscurité représente le Mal. Mais Jared pressent que derrière les croyances aveugles (haha) se cache une vérité incroyable. Il va tenter de la découvrir à l'aide d'une jeune Ziveuse, issue d'un groupe ennemi dont les membres ne se servent pas de leur ouïe pour se repérer. De nombreux obstacles se présenteront évidemment sur leur route, de l'hostilité des leurs aux mystérieux monstres des tunnels.

Ce roman contient toutes les bases d'un bon post-apo (d'ailleurs c'en est un !) :
  • Une catastrophe de départ qui a obligé l'humanité à se terrer
  • Une religion et des superstitions nées de l'oubli des anciens savoirs
  • Une adaptation originale au milieu de survie
  • Des problèmes soudains qui remettent tout en cause (monstres, tarissement des sources...)
  • Un héros curieux et aventureux
  • Une bonne fin !
Et pourtant, même si je reconnais que c'est une excellente histoire, je la conseillerais essentiellement à des novices du genre ou à des lecteurs adolescents.

En effet, le héros est un jeune garçon plus ou moins naïf qui va rencontrer une jeune fille. Bien sûr tout va les opposer, et pourtant... Vous voyez.

Ensuite, j'ai d'abord été amusée par cette utilisation inhabituelle du verbe entendre, mais je dois avouer que je me suis assez vite lassée du procédé.

Il trébucha contre une pierre qu'il n'avait pas pu entendre.

Il entendit qu'il ne pourrait sans doute pas la rattraper à temps.

Enfin il n'y pas à dire, au bout de presque 15 ans de post-apo, il est de plus en plus difficile d'être surpris et de se laisser entrainer par les ficelles de l'auteur.

En bref, voici un roman très bien écrit mais dont la relecture m'a malheureusement déçue. La magie s'est envolée... Toutefois, je le conseille plus que vivement à ceux qui voudraient découvrir le genre. Ils sauront, bien mieux que moi aujourd'hui, et tout comme moi à 17 ans, l'apprécier à sa juste valeur ! Il a été réédité chez Folio SF.

Du même auteur, dans un style différent, je vous recommande chaudement Simulacron 3, une excellente histoire de simulation virtuelle écrite en 1964 !





vendredi 15 juin 2012

Métaphysique du vampire de Jeanne-A Debats

Le pitch :
Raphaël est un drôle de vampire. Non seulement il est vieux et immortel, mais il entretient un rapport ambigu avec le Vatican. Pour tout dire, il travaille en sous-main pour lui… comme espion assassin. Normal, avec ses dons de vision, ses capacités surnaturelles, il ne peut être qu’un agent hors normes ! Or, voici qu’il se rend au Brésil, mis sur la trace d’une autre créature de la nuit dangereuse, qu’il doit capturer… ou éliminer. Accompagné d’un prêtre, Ignacio, et d’une vampire, Dana, le voici embarqué dans une sombre aventure où la moindre erreur de jugement peut se révéler fatale. Mais Raphaël pense. Lui.

Mon avis :
Pour vivre heureux et immortels, vivons stupides.

Je n'aime pas les livres de vampires. Je n'aime pas la métaphysique, d'ailleurs je n'y comprends pas grand chose.

Il y avait donc peu de chances que je lise ce petit roman qui avait presque tout pour me faire fuir !

J'insiste sur le presque : il est quand même publié chez Ad Astra - j'ai des affinités littéraires nombreuses avec Xavier Dollo - et écrit par Jeanne-A Debats, une auteure que je respecte énormément depuis que j'ai lu ses deux petits bijoux chez Mini Syros Soon (l'Enfant Satellite et l'Envol du dragon), de la vraie bonne SF pour les enfants.

Et puis il y a aussi eu la chronique de Phooka sur Book en Stock, qui a achevé de me convaincre. C'est sa faute.

D'abord, une mise au point est nécessaire. A mon humble avis, ce roman n'est pas de la bit-lit ! Youpi ! A la lecture j'ai décidé que c'était un récit fantastique, certes parsemé d'Urban Fantasy, dont l'auteur a pris plaisir à détourner les codes. Mon honneur est sauf.

Raphaël, de son vrai nom Navarre, est un vampire vieux de plusieurs siècles. Étonnamment, il travaille pour le Vatican en traquant les monstres que son employeur lui désigne. Cette fois, c'est un nazi en fuite au Brésil qu'il va devoir retrouver, et c'est pas un rigolo. Il y retrouvera son ami le prêtre Ignacio et y fera la connaissance de Dana, une jeune vampire qui a fait l'expérience des camps...

Raphaël est un personnage très construit et complexe. Grâce à la narration à la première personne, que j'apprécie particulièrement dans les romans, on en apprend beaucoup sur ce qu'il pense du monde qui l'entoure. Un peu moins sur son passé, mais quelques-unes de ses fêlures nous sont dévoilées. On appréciera dans ce récit le style Jeanne-A Debats, direct, franc et ironique.

L'action est omniprésente et il n'y pas vraiment de pause dans l'histoire, qui réussit quand même le tour de force de nous faire réfléchir à diverses notions :
  1. Jeanne-A Debats y compare le vampire à l'humain "normal" : des deux, lequel est le plus monstrueux ? Le vampire qui vit sa petite vie tranquille, ou le nazi psychopathe ? 

    C'est mon travail de traquer les monstres. J'en ai connu beaucoup.
    Brièvement. Ils étaient tous humains à la base.

  2. La religion chrétienne est maltraitée, ce qui fera sourire les athées tels que moi. L'auteur souligne entre autre le double jeu du Vatican lors de la Seconde Guerre Mondiale et nous offre un inquisiteur odieux et de belles réflexions du style :

    J'ai entendu dire qu'énormément de gens perdent la foi à Rome. C'est vrai qu'il suffit de se promener dans la Basilique pour prendre conscience de l'ampleur des spoliations de la Sainte Église Catholique Apostolique et Romaine.

  3. Ah la métaphysique, mais qu'est-ce que c'est que cette bête ? Voici la définition Wikipédia, et pour ce que j'en sais, ce titre est un clin d'oeil à un loooong débat sur le forum d'ActuSF, que j'ai commencé par suivre avant d'être complètement larguée. J'ai même fini par laisser tomber le forum, parce que je préfère parler de livres.
J'ai failli oublier : Jeanne-A Debats a totalement réinventé le pourquoi de la légende selon laquelle les vampires ne peuvent entrer dans un foyer sans invitation. L'explication m'a bien plu !

Enfin, j'ai beaucoup apprécié la description du Brésil (à part les favelas évidemment) qui m'a sérieusement donnée envie de soleil (je ne suis pas un vampire moi !) et de flore tropicale...

A la fin de l'ouvrage, une courte interview de l'auteur nous est proposée par les Editions Ad Astra. Je dois dire que c'est une super habitude qu'ils ont prise et j'apprécie toujours la découverte du point de vue de l'auteur sur son œuvre. Je trouve que c'est réellement un complément à la lecture, comme dans l'intégrale de Lanmeur de Léourier (même éditeur) ou Ainsi naissent les fantômes de Tuttle (Editions Dystopia). J'ai notamment pu trouver des réponses à certaines questions qui me sont venues durant ma lecture, entre autres sur l'utilisation du Je et sur l'année 1968 comme contexte.

Il m'a seulement manqué une bibliographie des nouvelles qui mettent déjà en scène certains personnages de Métaphysique du vampire. (Edit : Jeanne-A Debats nous propose maintenant cette bibliographie sur son blog !)

Il semblerait qu'à l'avenir Jeanne-A Debats ait envie de continuer à explorer l'univers et les personnages de MdV, pour mon plus grand bonheur !

En bref, voici un court roman fantastique mâtiné d'Urban Fantasy, incisif et intelligent, que je conseille vivement à ceux qui n'aiment pas les vampires et à ceux qui voudraient découvrir une autre image du suceur de sang que celle d'Edward Cullen. Lu en une soirée.

Et puis 13€ franchement.



CITRIQ

jeudi 14 juin 2012

☺ Petit déjeuner au crépuscule de Philip K. Dick

Le pitch :
Imaginez que, au moment où vous ouvrez la porte pour emmener vos enfants à l'école, des soldats armés jusqu'aux dents fassent irruption dans votre cuisine. Dehors, à la place de votre petite ville riante, il n'y a qu'immeubles en ruine et gravats... Prendre un petit déjeuner avec Philip K. Dick n'est pas sans danger. Qui sait ce que vous réserve le reste de la journée? 

Mon avis :
Voici un folio 2€ qui nous permet de découvrir 3 nouvelles du grand Philip K. Dick, tirées du recueil Paycheck. Elle réunit Petit déjeuner au crépuscule, ainsi qu'Une petite ville (fantastique/SF) et Là où il y a de l'hygiène... (Dystopie).

Celle qui m'intéresse particulièrement est la première. Elle se situe entre uchronie et post-apo, et en tout cas en plein dans la science-fiction ! Elle a été publiée pour la première fois en 1954, ce qu'il est important de noter car cela fournit le contexte de la nouvelle. Elle est devenue une uchronie pour nous par la force des choses (enfin du temps qui passe !) mais pour Dick, c'était une nouvelle d'anticipation. En effet l'auteur imagine que la Guerre Froide a dérapé et est devenue une guerre totale.

Mais n'allons pas trop vite. Une famille prend son petit déjeuner, comme tous les matins. Dehors, c'est le brouillard. Le jeune garçon part pour l'école, mais revient bien vite, livide. A l'extérieur tout n'est que ruines et fumée. C'est à ce moment que des soldats masqués débarquent, qui s'étonnent :
  1. de les trouver là
  2. que la femme ne soit pas attachée
  3. qu'ils aient de la nourriture
  4. tout simplement qu'ils soient encore en vie
Il s'avère que cette famille a été aspirée 7 ans dans le futur. Comment ont-ils voyagé ? Pourront-ils revenir dans le passé ou devront-ils suivre les soldats et s'intégrer dans cette Amérique littéralement cauchemardesque, devenue état totalitaire et champ de bataille ?

Les dialogues accrochent tout de suite, et on partage tout à fait la surprise et l'angoisse de la famille.

Encore une fois, Dick m'époustoufle avec cette nouvelle. Il était vraiment très doué pour l'exercice, et nous livre un texte particulièrement effrayant. C'est noir à souhait.

Je me demande même si Robert Charles Wilson ne s'en est pas inspiré pour une partie de son roman A travers temps, qui m'a donné une impression similaire à certains moments du récit.


mercredi 13 juin 2012

♥ Chroniques du Grimnoir 1 : Magie brute de Larry Correia

Le pitch :
États-Unis, début des années 1930. Les dirigeables sillonnent le ciel, Berlin est peuplée de zombies et la magie, apparue depuis près d'un siècle, a changé la donne. Le grand public hésite entre admiration et haine des actifs, ces gens qui se téléportent, lisent dans les esprits, modifient la gravité, contrôlent les animaux, guérissent par imposition des mains...
Deux organisations de magiques se livrent une guerre souterraine acharnée : l'Imperium et son maître le président, qui tiennent le Japon, et le Grimnoir, société secrète de résistants aux intentions louables mais aux méthodes discutables.
Jake Sullivan, lui, vétéran de la Grande Guerre au passé de truand, ne doit la liberté qu'à son serment de mettre ses pouvoirs au service du FBI chaque fois qu une enquête implique des actifs; criminels. Il sera bientôt confronté aux véritables enjeux géopolitiques d un monde au bord de l'enfer et de la destruction ; il lui faudra choisir son camp.

Mon avis :
Ouh la belle surprise que voilà !

Je vous présente le premier tome des Chroniques du Grimnoir qui s'intitule Magie Brute, écrit par Larry Correia et judicieusement édité par L'Atalante. Je dis bravo, je dis encore !

Alain Kattnig, co-directeur de la collection la Dentelle du Cygne, nous confie ceci à propos de l'auteur sur le blog des Éditions L'Atalante : "...un nouvel auteur, justement. On l’a choisi parce qu’il est bon. En plus il écrit vite. Et ça reste bon."

La couverture annonce tout de suite la couleur : mais non pas "jaune". Elle annonce un héros sombre, musclé, déterminé, elle annonce une gamine qui a l'air gourde mais il ne faut pas s'y fier, elle annonce des dirigeables dans le ciel, des gratte-ciels, de la magie et du feu, et elle annonce que ça va péter. Trouvez pas ?

C'est un roman à la croisée des genres. Nous sommes dans les années 30, et la magie est apparue sur Terre il y a environ un siècle. Certaines personnes sont devenues des "actifs" dotés de pouvoirs divers. On les nomme Brute, Bougeur, Voyageur, Guérisseur, Parleur... Les autres sont les normaux. Ils ont bien entendu du mal à s'entendre, mais pour l'instant ce n'est pas de là que vient le danger. Deux sociétés secrètes s'affrontent : L'Impérium qui veut imposer sa supériorité aux normaux et régner sur le monde, et le Grimnoir qui tente tant bien que mal de le combattre. Notre héros, Sullivan, va se retrouver embarqué dans l'histoire.

Il n'avait pas beaucoup d'amis et ne comptait pas commencer une collection.

Nous nous trouvons en présence d'une combinaison réussie entre uchronie (l'exergue de chaque chapitre nous permettant d'en comprendre un peu plus au fur et à mesure du récit), steampunk, urban fantasy et comic, et tout ceci est rondement mené. Nous sommes tout le temps au cœur de l'action, ça bouge, ça se bastonne, ça se flingue... Que du bonheur ! Mais attention, loin de s'en tenir là, comme l'aurait fait un blockbuster hollywoodien, on a même le droit à une intrigue digne de ce nom. C'est bien amené, c'est bien ficelé, c'est cohérent.

Les personnages, même secondaires, sont bien construits et ont chacun leur petite histoire personnelle, souvent tragique. L'humour n'est pas absent du récit et tout cela tient vraiment la route.

Les ascenseurs, c'est pour les nuls.

Et en plus, il y a des zombies.

Je me permets de faire un petit clin d’œil sur les noms de certains vaisseaux : un dirigeable se nomme en effet "Bouledogue en maraude" tandis qu'un sous-marin est baptisé "Fleur de carnage". Cela m'a fait penser au "Vieux mais joli lapin rose" dans la Guerre des Chiffonneurs de Thomas Geha.

Je me suis vraiment éclatée à lire ce roman, que j'ai limite vécu comme un bon film, avec des scènes d'action à gogo, des personnages et une intrigue cohérents, et franchement j'ai hâte de pouvoir découvrir les autres Chroniques du Grimnoir. (Attention, cette histoire a une vraie fin et on peut certainement sans problème s'arrêter là. Techniquement. Mais on n'a pas envie.)


Le tome 2 est paru en novembre aux États-Unis. Maintenant j'attends ;-)

 
CITRIQ

mardi 12 juin 2012

Top Ten Tuesday #13 : Les 10 livres à lire à la plage (Et ceux à ne PAS lire à la plage !)

Le Top Ten Tuesday (TTT pour les intimes), qui permet de lister son top 10 selon un thème littéraire, est un rendez-vous initialement créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani. On peut même voter pour le prochain sujet, et ça c'est chouette !

En ce mardi 12 juin 2012, le but est de lister :
Les 10 livres à lire à la plage

Un bon livre de plage se distingue par diverses qualités. Peu encombrant, donc d'un format poche ou approchant, il est plutôt court, ou du moins se lit vite. Il est aussi divertissant mais cependant bien écrit, car ce n'est pas parce qu'on bulle sur le sable qu'on doit lire de la merde. 

Je t'invite à découvrir ensuite les livres que je te déconseille d'emmener à la plage, pour différentes raisons pratiques ou intellectuelles...

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Dans ton joli sac, entre la serviette et l'écran total, tu peux donc glisser sans problème les livres suivants, dans un ordre totalement aléatoire :

A comme alone de Thomas Geha (et les autres livres de Thomas Geha)

Post-apo court et génial
L'autoroute sauvage de Julia Verlanger (et les autres livres de Julia Verlanger)

Post-apo court et génial qui a inspiré A comme alone

Zombie Thérapie de Jesse Petersen

Post-apo drôle

Les poubelles pleurent aussi de Guillaume Suzanne

Humour anglais de la part d'un français, barré !

Abazlon de Pierre Bordage (et les autres livres de Pierre Bordage, en poche hein !)

Pierre Bordage quoi !

Space-op' geek

Le chant des psychomorphes de Laurent Whale (et les autres livres de Laurent Whale)

Avec l'auteur, on part toujours à l'aventure !

Le pistolero de Stephen King (qu'on devrait toujours avoir dans son sac)

Mon livre préféré de la vie.

Le sang des immortels de Laurent Genefort

Planet-op' aventureux

N'importe quel tome des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett
 
Terry Pratchett quoi, absurde à souhait !

Le guide galactique de Douglas Adams

Douglas Adams quoi : humour anglais au rendez-vous !

Un polar de Franck Thilliez, y a qu'à piocher. 

Faut bien se faire un peu peur.

Comment ça il y en a 12 ?
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A l'inverse, dans ton joli sac, surtout ne mets pas...

1. Catégorie encombrant :

Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski

Attention pavé ! A lire absolument

Le passage de Justin Cronin

Attention pavé ! A lire absolument

Ou encore des BD 

2. Catégorie "te retournera la tête" :

Le Déchronologue de Stéphane Beauverger

Chapitres en ordre déchronologique - une tuerie à lire absolument

La Horde du contrevent d'Alain Damasio

23 narrateurs - une tuerie à lire absolument

The city & the city de China Mieville 

Deux villes qui se chevauchent

3. Catégorie déprime :

188 contes à régler de Jacques Sternberg

Nouvelles très pessimistes mais très très pertinentes

Plop de Rafael Pinedo

A ne pas mettre entre toutes les mains, glauque mais génial

4. Catégorie électronique pas étanche :

Ta liseuse, qui n'aimera ni le sable du voisin qui passe à côté de toi comme un ours,
ni l'eau.
Montage flagrant.
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Je précise toutefois que TOUS ces livres, plage ou pas, tu devrais déjà les avoir lus, ou t'y mettre incessamment sous peu. 

A la semaine prochaine pour :
Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été

Mes autres Top Ten Tuesday, à retrouver ici !

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