jeudi 21 août 2014

☆ The Rook : au service surnaturel de sa majesté de Daniel O'Malley

The Rook : au service surnaturel de sa majesté de Daniel O'Malley est une publication des jeunes éditions Super 8. En fait je voulais découvrir leur production, et c'est le premier de leurs livres classé en fantastique.

Il parait que si "vous êtes fan d'X-Men, de Watchmen et de Fringe ? Vous allez adorer The Rook". Je sens que j'en ai perdu certains là : attendez je ne vous ai pas dit pour Chris Carter (la vérité est ailleurs !) et J.J. Abrams ! Vous êtes peut-être des mauviettes qui détestez les trop nombreuses comparaisons (déjà ne vous plaignez pas, elles sont sur le site de l'éditeur et pas toutes SUR la couverture) mais moi, je n'ai pas peur de ce genre de comparaisons, je tente. So let's go !

Victime d’une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d’elle, des hommes en costume portant des gants de latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient plus de rien. Le plus surprenant, c’est qu’elle semble avoir prévu cette amnésie. Elle a sur elle une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu’elle doit faire pour découvrir qui veut l’éliminer... 

Je vais d'abord évacuer un souci que j'ai eu sur les pages très minces : les pages venaient par deux quand je les tournais, mais j'ai vite pris le coup. Cependant le papier est de bonne qualité (pas type papier à cigarette), alors allez savoir ce qui s'est passé !

That said, The Rook (La Tour aux échecs) est un roman du genre fantastique. L'héroïne se réveille dans un parc, entourée de cadavres portant des gants en latex. Elle est amnésique. Heureusement, sa "prédécesseure" lui a laissé des lettres afin de lui expliquer sa situation. Il s'avère qu'elle fait partie de la direction d'une organisation secrète, la Checquy, qui gère les phénomènes surnaturels au Royaume-Uni.

A partir de là, le récit devient semi-épistolaire. Un chapitre sur deux est consacré aux lettres laissée par l'ancienne Myfanwy (prononcer "Mifunny" apparemment, moi je disais "Mifanny", bref c'est Gallois) qui avait été prévenue de sa future amnésie, tandis que l'autre rapporte les tribulations de la nouvelle, qui n'a plus le caractère soumis de son ancienne elle, qui n'était ni forte ni une femme de terrain. Elle devra faire face à sa nouvelle vie, tenter de duper ses collègues en continuant à éviter des catastrophes surnaturelles dans toute l'Angleterre, tout en essayant de découvrir pourquoi sa mémoire est effacée. Autant vous dire qu'elle a du boulot !

Les deux parties du récit sont racontées par la même femme, mais avec deux personnalités différentes, au point qu'on finit parfois par s'imaginer qu'elles sont deux. Elles se complètent dans cette enquête.

"- Vous n'allez pas me croire.
- Je fais partie de la Checquy. Autant vous dire que je suis payé
pour croire aux choses auxquelles personne ne croit.
- Un dragon, dis-je d'un ton las.
- Vous vous foutez de moi."

La société secrète est un thème classique mais offrant des possibilités infinies à l'auteur. J'ai échafaudé des théories au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue, et pris plaisir à découvrir les anecdotes et aventures surnaturelles liées au passé et au présent de Myfanwy.

Le personnage principal, féminin et de plus en plus fort, porte le récit. Elle a beaucoup d'humour, j'ai d'ailleurs laissé échapper pas mal de rires au cours de ma lecture, qui m'ont parfois valu des regards étonnés de la part de mon cher et tendre. L'administration en prend pour son grade, tournée en dérision avec ses formulaires et dossiers, ses règles hiérarchiques, etc... C'est le travail de l'héroïne, mais je vous rassure, on ne s'ennuie à aucun instant, tant il lui arrive des aventures invraisemblables.

"Nous nous sommes dévisagés, le canard et moi,
et j'ai de la peine à le dire, mais c'est moi qui ai baissé les yeux la première."

J'aurais un reproche : tout le monde est beau dans cette p*tain de Checquy, c'est parfois un peu lourd. Place aux moches, crotte.

Et pour en revenir aux comparaisons, elles peuvent se justifier :
  • X-Men et Watchmen : pour les superpouvoirs, ok
  • Fringe + J.J. Abrams : ok pour ses épisodes type X-Files (Chris Carter est d'ailleurs cité par l'éditeur aussi) et son organisation secrète s'occupant des événements surnaturels
Mais je suis d'accord avec vous, on n'aime toujours pas les comparaisons, et quant à en faire, autant comparer à un auteur (mais c'est moins vendeur) : je pense à Jasper Fforde avec sa série Thursday Next, en moins délirant, on n'égale pas le maître :p

Pour résumer, The Rook : au service surnaturel de sa majesté de Daniel O'Malley paru chez les jeunes Éditions Super 8 est un roman fantastique drôle, au thème classique mais à l'intrigue bien menée. L'auteur a une imagination fertile et son personnage principal porte le récit. C'est une femme compétente, forte, et pleine d'humour, ce qui vaut mieux dans son cas. Voici une lecture estivale que je vous conseille pour ses sorties et situations parfois loufoques. Le surnaturel y est dégoulinant et sanglant. Have fun !


L'avis de Gruznamur, Phooka
Avec ses 655 pages,
c'est une lecture dans le cadre du challenge

Pavé de l'été 2014 de Brize

The Rook : au service surnaturel de sa majesté
de Daniel O'Malley
Super 8 éditions - mai 2014
655 pages
Traduit de l'australien par Charles Bonnot
Disponible en papier et numérique
22€ / 12,99€
Titre original : The Rook - 2012

4 commentaires:

  1. Ffff.. Il me tente toujours pas xD L'histoire mélange des choses susceptibles de pas me plaire du tout.. Tant mieux parce que je viens de découvrir cette maison d'édition récemment et pratiquement tous leurs titres me font envie (y)

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    1. C'est dommage, il est vraiment très drôle !

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  2. Un pavé très original, en tout cas !

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