samedi 21 décembre 2013

↓ Le Dieu dans l'ombre de Robin Hobb

Le Dieu dans l'ombre de Robin Hobb est le choix de lecture qu'a fait Choupinette pour moi lors de notre 6ème défi Âne VS Papillon. Je n'avais jamais lu cette auteure et la découvre donc. De même, la Fantasy, ici la Mythic Fantasy, est loin d'être mon genre de prédilection dans l'imaginaire. Ce fut vraiment un défi !

Evelyn est mariée avec Tom, et mère de Teddy, 5 ans. Ils vivent en Alaska. Elle se voit contrainte d'aller vivre quelques temps dans sa belle-famille dans le Sud des Etats-Unis, son mari devant remplacer son beau-frère blessé dans les champs. Son existence va vite être bouleversée par sa belle-famille rigide, son mari fuyant, et l'impression de perdre son fils. A côté de cela elle va retrouver un ami d'enfance, un Faune... Fantasme ou réalité ?

Bon bon bon. Par où commencer ? J'ai trouvé l'écriture sympathique, facile à lire. La narratrice ne peut que toucher le lecteur malgré ses défauts, l'ambiance est bien rendue.

J'ai plus de choses à dire sur ce que je n'ai pas apprécié malheureusement : la narratrice est insupportable. En perpétuel questionnement et en proie au plus énorme sentiment d'infériorité que j'ai jamais vu, on a juste envie de lui dire de prendre une décision et de se sortir les doigts (pardon). Évidemment, à ajouter avec le fait qu'elle ne travaille pas (l'histoire se situe dans les années 70), rien n'est fait pour son émancipation. Du coup elle passe son temps à faire le ménage et à en vouloir à sa belle-famille qui l'a arrachée à sa vie (on la comprend).

L'histoire avec sa belle-famille est presque caricaturale (mais la vie peut l'être aussi me direz-vous, surtout quand on cause belle-famille hum). Ils veulent lui reprendre son mari, lui voler son fils, les transformer à leur image, etc... Et on assiste à cela, impuissant. Cela a créé en moi une sorte de tension qui m'a empêchée de prendre plaisir à ma lecture. J'avais l'impression, d'une, de retrouver un peu ma propre belle-famille si on les avait laissé faire, de deux d'assister à un cauchemar sans issue. Alors finalement, c'est que l'écriture fait mouche, mais la sensation procurée est bien désagréable, comme si j'avais lu un récit de femme battue.

L'on rencontre aussi dans ces pages un Faune, LE Faune, à savoir Pan. Il est l'ami imaginaire d'Evelyn enfant, lors de ses escapades de sauvageonne dans sa forêt d'Alaska, il est aussi celui qui la cherche une fois mariée et mère aux abords de la forêt alors qu'elle l'a oublié depuis longtemps. Je dois dire que les chapitres passés avec lui m'ont paru soit ennuyeux, soit grotesques...

Ce roman est essentiellement axé sur la psychologie, la manipulation, les relations humaines difficiles. Alors Evelyn se réfugie-t-elle tout simplement dans la forêt en inventant le Faune, ami imaginaire, ou existe-t-il vraiment ? N'est-il que l'image de l'homme idéal, de ce qui lui manque dans la vie ou un véritable dieu ? Ne serait-elle pas devenue folle tout simplement ?

Pour résumer, Le Dieu dans l'ombre de Robin Hobb a été une expérience de lecture peu agréable pour moi : je me suis ennuyée, et quand je ne m'ennuyais pas, c'était pour m'énerver ou être triste. En bref, tout ce que je n'attends pas d'un livre ! J'en retiens que ce n'est pas ma tasse de thé, je suis complètement passée à côté.
Pas pour moi, définitivement.
Lecture n°1 dans le cadre du challenge
Winter Mythic Fiction
Défi Âne VS Papillon #6
Contrat laborieux mais rempli !
Cornwall a lu Les Damnés de l'asphalte de Laurent Whale dans le cadre du défi Âne VS Papillon.

9 commentaires:

  1. Désolé pour cette lecture difficile, tout ce que tu dis à propos du livre est complètement vrai.
    Après tout dépend ce qu'on accepte d'une lecture.
    J'espère vraiment que la prochaine lecture te plaira, mon but n'étant pas que tu t'emmerdes en lisant :p

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  2. Non mais c'est lu, je suis fière :D

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  3. tu peux, j'ai vraiment senti que c'était une souffrance à lire.

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  4. Je ne sais pas ce que vaut le livre, mais cette flèche vers le bas m'a fait rire.

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  5. J'aime beaucoup Robin Hobb, personnellement. Mais ce livre-là, je ne l'ai pas lu.
    Il est vrai que cette auteure aime le dramatique. Depuis la seconde partie du cycle de l'Assassin Royal, elle s'amuse à façonner ses personnages de façon à ce qu'on ait constamment envie de les secouer. Mais ça veut aussi dire nous faire passer par un tas d'émotions. Heureusement, ça n'est pas toujours aussi triste et ennuyeux ^^ (enfin, pour moi!)

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  6. effectivement, vu comme ça, c'est pas super tentant... De Robin Hobb je n'ai lu "que" la première partie de l'Assassin Royal (en cours de relecture pour enfin m'attaquer à la suite après) et les Aventuriers de la Mer qui sont deux très bons cycles. Je ne sais pas si je me laisserais tenter par d'autres par contre, ça commence à faire beaucoup trop de cycles tout ça !

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  7. Perso je n'ai jamais accroché aux livres de Robin Hobb (Fitz m'avait ennuyé à mourir dans les premiers tomes de l'assassin royal).

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  8. Voilà qui est dit ! au moins j'écarterai Robin Hobb de ma liste ;-)

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  9. Moi je l'aime beaucoup, pratiquement pour toutes les raisons qui font que tu ne l'aimes pas :P. Bon c'est décidé, faut que je le chronique sur mon blog celui-là !

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