lundi 16 novembre 2020

Borne de Jeff VanderMeer

"J'ai trouvé Borne quand l'ours géant Mord est venu rôder autour de chez nous par une belle journée couleur de bronze."

Borne est un roman post-apo weird de Jeff VanderMeer paru chez Le Diable Vauvert. Il m'a été conseillé par Gromovar, qui signe d'ailleurs le blurb en 4è de couv (gloire).

Dans une ville détruite par la sécheresse et les guerres, où les humains survivent comme des charognards, Rachel trouve Borne, une masse verte vivante qui dégage un étrange charisme, et la ramène à la maison, s'attachant à elle comme à un enfant. Alors que la créature grandit et menace l'équilibre de la ville, elle modifie en profondeur les perceptions et émotions de ceux qu'elle croise.

Borne est un roman bizarre, avec une couverture bizarre (mais beeelle). La traduction est de Gilles Goullet avec deux L.

Je ne sais pas vraiment comment parler de Borne. D'ailleurs le personnage lui-même n'est pas très sûr de ce qu'il est.

C'est un roman avec de la diversité, de l'amour, de la violence, de l'adaptation (avec ou sans biotechnologie), un effroyable ours géant qui vole, une créature nommée Borne qui a tout du blob évolutif mixé à un petit enfant curieux et dangereux, une narratrice (Rachel) qui raconte bien son histoire, tient le lecteur en haleine, va toujours de l'avant et apprend à jouer un rôle de mère, des méchants super méchants, La Magicienne, des lieux incroyablement décrépis mais impressionnants (je me suis imaginée des endroits qu'on verrait dans une sortie Urbex)...

J'ai fini par trouver l'intrigue quasi secondaire face à toute cette étrangeté si belle, violente et exubérante.

Je pense que ce qui m'a le plus marqué, c'est justement l'apprentissage presque impossible de la parentalité expérimenté par Rachel. J'avais l'impression de voir des métaphores partout, de l'agression/torture, "guérie" par Borne avec du temps comme un accouchement, une naissance, un début de vie, à toutes les responsabilités que prend Rachel par rapport à Borne, la culpabilité etc. Et la fin.

Pour résumer, je ne saurais dire si j'ai aimé ou pas. Un entre-deux qui sied plutôt bien à VanderMeer tant ses romans sont extraordinaires, au sens premier du terme. Borne, avec ses interrogations, sa violence et son amour, n'aura pas remplacé Annihilation dans mon cœur, mais je continuerai à lire l'auteur avec plaisir. Vous pouvez lire un extrait.

Borne
de Jeff VanderMeer
Au Diable Vauvert - Octobre 2020
480 pages
Traduit par Gilles Goullet
Papier : 22€ / Numérique : 12,99€
Titre original : Borne - 2017

6 commentaires:

  1. Il a l'air sauvage ce Borne. Est-ce qu'on peut dire qu'il est "Borne to be wild" ? 🙈

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    1. 😱😱
      Non il se pose trop de questions existentielles 🤣

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  2. Je savais que ce n'était pas pour moi... lol

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  3. Le moins qu'on puisse dire c'est que c'est effectivement "weird" xD je passe mon tour pour le coup ^^

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