jeudi 4 juillet 2013

Hellraiser de Clive Barker

Le pitch :
Lorsque Rory emménage dans la maison de son enfance avec son épouse Julia, il a toutes les raisons de penser que c'est le début d'une nouvelle vie. Il ne s'inquiète pas de l'absence de son frère Frank qu'il n'a pas revu depuis son mariage. Pourtant, ce dernier a peut-être franchi les limites d'un monde d'où il est impossible de revenir.

Mon avis :
Hellraiser. Un titre qui fait frissonner, sans trop savoir pourquoi. Si sûrement parce qu'il est synonyme dans ma tête de film d'horreur. Clive Barker. Un nom qui fait frissonner aussi, celui d'un grand maître de l'horreur. Quand j'ai vu que ce roman de 1986 (mais seulement traduit en 2006) était réédité chez Folio SF, j'ai tout de suite voulu tester ! 

J'ai d'abord essayé de le faire passer en lecture commune sur Le Cercle d'Atuan. Après lecture du premier chapitre, je me suis dit : heureusement que ça ne s'est pas fait... Le côté sado-maso se présente de façon brutale et je crois que ça n'aurait pas plu à tout le monde, ce qui est bien normal !

Ce court roman de 154 pages nous raconte l'histoire de Rory et Julia, mari et femme, qui emménagent dans la maison que leur a légué une grand-mère. Dans cette maison, que Julia trouve bizarre, Rory a grandi avec son frère Franck, qui a disparu depuis quelques années. La dernière fois qu'on l'a aperçu, c'était dans cette fameuse maison... Rory y a aussi vécu des jours heureux avec Kirsty, son ex, qui est toujours dans le quartier.

La première chose qui m'a surprise : je l'ai trouvé très bien écrit (et certainement très bien traduit par Mélanie Fazi). Je ne sais pourquoi je n'étais pas sûre qu'il l'était...

Seconde chose surprenante : ce bouquin est totalement basé sur des histoires d'amour ! A sens unique cela dit, c'est quand même pas la fête, on est dans une histoire de Clive Barker. Kirsty aime Rory, qui aime Julia, qui aime... Etc ! Le dernier de l'équation cependant n'aime personne à part lui-même. Et bien sûr l'horreur fait irruption dans ce quotidien peu folichon.

Les Cénobites font leur apparition au premier chapitre mais se révèlent ensuite beaucoup trop absents. Finalement, on a quelques scènes gores, il y a du sang, des meurtres, un peu d'angoisse, mais le monde des Cénobites reste complètement mystérieux, à part le fait que c'est l'antre de la douleur et de la torture.

On peut aussi voir dans ce récit une métaphore dans laquelle la douleur physique représenterait la souffrance du manque d'amour. Mais bon, on peut toujours voir tout ce qu'on veut. Toujours est-il que Barker nous montre les liens qu'il estime exister entre douleur et plaisir, et met en scène la trahison dans l'amour de la façon la plus terrible qui soit. C'est un roman avec une grande dimension psychologique.

Pour résumer, Hellraiser de Clive Barker est une novella effrayante qui explore les plaisirs de douleur (et l'inverse) grâce à un carré de l'amour impossible. Je lui reproche l'absence des Cénobites qui a déçu mes attentes !
Une novella d'horreur bien écrite mais qui manque de Cénobites !
Lecture n°38 dans le cadre
du challenge Je lis des nouvelles et des novellas


Lecture n°2 dans le cadre du challenge My Summer of SFFF Love

5 commentaires:

  1. Ca m'étonne même pas le côté SM qui arrive de façon brutale, c'est pour ça que j'étais pas hyper enthousiaste pour le lire même si Barker écrit sacrément bien ^^

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  2. Franchement, ça arrive au début, mais après ça manque cruellement (c'est peut-être ça la torture !)

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  3. Non m'sieur j'avais 6 ans :/ (et j'avoue que le lire ça me va, mais j'ai l'impression que le film est plus horrifique ou je me trompe ?)

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