vendredi 18 novembre 2011

↓ Edenborn de Nick Sagan

Le pitch :
A la fin du XXIe siècle, l'espèce humaine a totalement été éradiquée par le Black Ep, un virus qui détruit l'ADN de ses victimes. Pourtant, une poignée d'hommes et de femmes hante encore les ruines du monde. Les scientifiques qui leur ont "donné naissance" avant la catastrophe les ont dotés d'un code génétique différent du nôtre, les immunisant contre le Black Ep. Ils ont passé leur enfance dans une Réalité Virtuelle Immersive, où ils ont vécu l'illusion d'une jeunesse normale et acquis les connaissances nécessaires à l'exécution de leur mission future : ressusciter l'humanité. C'est à cette tâche qu'ils s'attèlent aujourd'hui, mais, alors qu'ils sont sur le point de faire une avancée significative, plusieurs de leurs "enfants" meurent inexplicablement.

Mon avis :
Je vais commencer par un coup de gueule ! J'ai acheté ce livre aux Utopiales, ce n'était pas prévu, achat impulsif. Il est bien dit au dos du livre que l'auteur a aussi écrit Ildewild, et qu'Edenborn est donc son second roman dans la collection Nouveaux Millénaires. Par contre il n'est nulle part indiqué qu'il est la SUITE d'Ildewild, dont je ne connaissais pas le résumé. Je déteste lire un second tome sans avoir lu le premier... Alors, je  n'ai peut-être pas été assez vigilante, mais crotte, ç'aurait pu être indiqué clairement ! A croire que quand un auteur publie deux romans en collection jeunes adultes, ils font forcément partie d'une série ! Hum, sans commentaire.

Enfin quoiqu'il en soit je râle, mais je l'ai quand même lu en entier et pas forcément avec déplaisir. Étant donnés les multiples rappels de l'auteur à propos du tome 1, ça peut se lire tout seul. Mais c'est super frustrant. Parce que clairement le premier me fait envie !

Pour poser le contexte, la population a été décimée par le Black Ep, et il ne reste que 16 personnes sur Terre. Les survivants sont en fait des humains modifiés pour résister au virus, qui ont pour mission de sauver l'humanité. Ils se sont répartis sur la planète et se scindent en deux groupes : ceux qui ont choisi de créer des enfants génétiquement modifiés et ceux qui ont choisi de créer des enfants "normaux" mais bourrés de médocs pour survivre. (Ils sont en effet obligés de les "créer" puisque la procréation naturelle a été rendue impossible). Un jour, ils commencent à tomber malades.

L'histoire est sympa mais finalement il ne se passe pas grand chose dans la première partie, à part des chamailleries et des réflexions adolescentes qui m'ont saoulée, il faut bien le dire. En fait, un événement intéressant intervient à la page 160, soit la moitié du roman... L'un des enfants non modifiés découvre un secret sur son origine et cela m'a permis de ne pas lâcher la lecture en cours de route.

Sans la pomme, Adam et Ève auraient crevé la dalle.

Nick Sagan oppose dans Edenborn la science et la religion. Il nous en montre les qualités et les travers. Celles qui ont choisi le côté de la science ont un objectif, guérir la maladie, protéger leurs filles et faire renaitre l'humanité par tous les moyens. Du côté de la religion, le respect de la vie et du passé est grand, et ils ont choisi de restaurer des monuments tels des pyramides, des bibliothèques... Mais finalement, entre la surveillance, le contrôle, et les buts inavouables, le lecteur finit par s'apercevoir qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre...

La religion, ça bouffe le cerveau. C'est la kryptonite de l'intelligence.

Je dois dire que l'écriture de l'auteur est bonne, et malgré une première moitié plus faible, l'histoire est bien amenée. Le découpage en chapitre par personnage a l'avantage de nous permettre d'avoir des points de vue différents sur les événements, les situations, les gens, le passé... Par contre, le choix de ne pas marquer les dialogues en mettant des tirets a rendu ma lecture plus difficile. Heureusement, on a droit à des tirets à partir de 3 personnes dans la conversation (ouf !). Je suppose que ce choix est dû au fait que le lecteur est censé être dans les pensées du narrateur.

Au final, je regrette tout de même le côté trop "ado" de la première partie, mais ce fut une lecture agréable sur la seconde moitié du roman, et je me dis que c'est tout de même un roman qui peut tirer les lectures adolescentes vers le haut, loin d'Edward et Bella. La fin permet de supposer une suite, mais ça je m'en serais doutée. Je ne pense pas la lire, mais je vais peut-être me procurer le tome 1 !

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